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31 août 1980 : 35 ans après les accords de Gdansk

Ce dimanche 31 août 1980 après midi, il y a 35 ans, un inconnu, y compris en Pologne, crève, en direct, le peu d’écran de télévision existant dans la Pologne de l’époque : Lech Walesa. Un électricien de 36 ans franchit le mur des chantiers naval Lénine à Gdansk dont il avait été licencié peu de temps avant. Tous les médias du monde entier relaient cette information inespérée encore quelques jours avant : Voir signer, avec un énorme stylo, un accord historique et pour la première fois dans un pays communiste, qui ouvre le droit aux ouvriers de pouvoir s’organiser librement en syndicats, libres et indépendants.

C’est un début de l’aboutissement de près de 177 grèves démarrées un mois plutôt en juillet 1980, suite à l’augmentation importante des prix de consommation courante qui avait été décidée par le gouvernement dirigé par Edward Gierek.

Sous un climat politique et économique très tendu, le feu aux poudres fut mis le 13 août lors de la tentative de licenciement annoncée, par la direction du chantier naval à l’encontre d’Anna Walentynowicz.

Le bureau politique du Parti Ouvrier Unifié Polonais – POUP – fait revenir en urgence à Varsovie, Edward Gierek, de ses vacances en… Crimée.

C’est une victoire « obtenue sans violence » et ce qui n’a pas été obtenu ce 31 août 1980 le sera bientôt…l’essentiel est acquis, « ces syndicats libres et autogérés sont notre garantie pour l’avenir » .

Beaucoup de Polonais sont très émus, au bord des larmes, chacune et chacun ont bien conscience que les accords de Gdansk marquent le début de l’histoire de Solidarnosc.

La solidarité de la société civile organisée s’est rapidement et durablement exprimée et concrétisée, par exemple le premier syndicaliste français et européen à apporter une contribution financière, en août 1980 lors de l’assemblée des ouvriers, fut un responsable de la CFDT de la métallurgie d’Ile de France, à la demande de la Confédération.

Ce 31 août 2015, l’Ambassadeur de la République de Pologne en France, son Excellence M. Andrzej Byrt convie à une conférence/débat, en présence de Lech Walesa.

C’est l’occasion de saluer la naissance de Solidarnosc, mais aussi de marquer le formidable élan de solidarité de la plus part des forces organisées de la société française envers le peuple de Pologne. C’est aussi l’occasion de saluer le rôle de l’Eglise polonaise, réalité intégrante de la vie polonaise et souvent seul lieu d’expression libre pendant les années communistes. Comment ne pas avoir, aussi, une pensée pour le rôle et l’action de Jean-Paul II autre forte personnalité ayant contribué directement et indirectement aux succès des combats de Solidarnosc.

C’est le moment de saluer les engagements déterminants de tous les anonymes sans qui rien n’aurait été possible. C’est l’occasion de se souvenir de B. Geremek, T. Mazowiecki, J. Kuron, J. Kulakowski, et bien d’autres militants des Libertés disparus aujourd’hui.

Depuis, la République de Pologne est pleinement membre de la famille de l’Union européenne, officiellement depuis le 4 mai 2004. Cela s’est concrétisé par la présence des parlementaires polonais au sein du Parlement européen- émanation démocratique des peuples de l’Union européenne – par la présidence du Parlement européen assumée entre 2009/2012 par Jerzy Buzek, la présidence permanente de l’Union européenne assurée par Donald Tusk depuis le 1er décembre 2014, la présence de Jozef Niemiec depuis mai 2011, comme Secrétaire général adjoint de la Confédération Européenne des Syndicats – la CES – la représentation des forces vives polonaises au Comité Economique et Social Européen – le CESE – et des élus des espaces régionaux polonais au Comité des Régions.

Mesurons le chemin parcouru, par la Pologne et par l’Union européenne. Beaucoup reste à faire. L’actualité européenne à propos de ces drames de la honte pour ces populations réfugiées est là pour nous le rappeler. La situation en Ukraine doit mobiliser toute l’attention nécessaire. La paix, l’objectif premier de la construction européenne, n’est jamais acquise définitivement, à nous d’y veiller quotidiennement.

Merci aux militantes et militants des Libertés en Pologne sans qui, peut-être, le mur de Berlin serait encore la marque de la division du continent entre « l’Europe de l’Est et l’Europe de l’Ouest ».

Jean-Pierre Bobichon
Membre fondateur de Sauvons l’Europe

À propos Arthur

Arthur est vice-président de Sauvons l'Europe, rédacteur en chef du site
  • Catalan

    Bel article, vraie relation du poids de l’Union Européenne pour libérer la Pologne et les autres pays de l’Est, pour faire tomber le mur de Berlin.
    L’église polonaise et Jean Paul II furent initiateurs, mais sans l’Union Européenne rien n’aurait été possible.

    Les valeurs communes de l’Union Européenne sont l’adhésion des peuples et la chute des dictateurs.

    Ces valeurs doivent dicter nos actions pour les migrants.
    Le constat est simple: on ne peut pas les arrêter, le flot est irrépressible et ce ne sont pas de nouveaux murs qui feront solution.
    A long terme, convaincre les peuples de rester dans leurs pays, accroître le co-développement, favoriser le progrès (Borloo a raison), aider les pays émetteurs de migrants économiques à inverser le flot, nul doute.
    A court terme, il faut tout à la fois éradiquer les passeurs et accepter des migrants (évidemment ceux qui demandent asile, mais pas seulement)

    Je suggère la définition des conditions d’accueil, communes aux 29 pays, opposables à toutes les dérives inutiles et néfastes. Ensuite l’ouverture de « bureaux UE » dans les pays émetteurs ou leurs voisins, afin de vérifier l’adéquation des migrants avec ces conditions, éventuellement les enseignements linguistiques ou professionnels. Le « profil » sera rapidement connu, et le passage par ce « tri préalable » devrait rendre inepte les offres de passage des marchands tueurs.
    Les 29 pays ont des besoins et contraintes différents, fonction de leur démographie – l’Allemagne a chiffré ses besoins en immigrants éduqués depuis plusieurs années.
    Ce « pôle emploi europeen » est une utopie, et nécessite des actions et traitements rapides sur place, outre des lieux d’attente.
    Proposez donc mieux!

  • michèle cabrel-chianese

    En tant que petite-fille d’émigrés économiques, je ne peux laisser sous entendre que ceux-ci seraient des profiteurs adeptes de l’illégalité et que donc , en dehors des réfugiés, seuls les riches auraient le droit de chercher un autre futur ! Pourrait-on me dire ce qui a amené en France les familles de messieurs Sarkozy, Copé , Valls, Gohn, ou de Madame Hidalgo… pour ne citer que des personnes médiatisées. Quel genre de personne est-on quand on refuse aux autres les chances qu’on a soi-même reçues ?

    • Hoffbeck

      tout à fait d’accord avec vous tous ces faux français, plus royaliste que le Roi ils sont responsables de ce chaos dramatique avec leur va-t’en guerre
      dans les pays des autres peuples ainsi que les misères dans les pays tiers qui sème le vent récolte la tempête (l’effet boom-rang) bon entendeur salut

  • jamais d’accord

    Désolée, mais pour moi l’urgence c’est d couler l’Europe et je ne vous dirai pas ce que je pense de Walesa ni de Wojtyla, je suis bien trop polie pour ça.

    Veuillez me rayzer de votre listing; j’ignore d’ailleurs comment vous avez obtenu mon adresse?

    Je félicite par ailleurs michèle cabrel-chianes, avec qui je suis (pour une fois) pleinement d’accord.

  • VEROLLET JEAN-PIERRE

    Merci pour nous rappeler que la Pologne communiste, c’était Zola 100 ans après!
    Curieux que le Marxisme existe encore après de telles révélations!
    Quels sont ses buts?
    En tout cas ni la Démocratie, ni l’Egalité, ni la Solidarité!
    Alors ?
    A quand la repentance des Marxistes?

  • Michel Duval

    Sauver l’Europe, c’est plus qu’une urgence !
    Nos dirigeants politiques, de tous bords, ne sont que dans les incantations …
    Ils n’agissent pas par des actes concrets qui s’imposent pour une efficacité
    immédiate et réelle !
    Leurs atermoiements détournent les populations de leurs aspirations et font sombrer cette grande idée.

  • Koriat

    L’article est intéressant, même si je ne suis pas pour l’Europe ultralibérale et dénuée de la moindre once de démocratie qu’on nous force à gober…

    En tant que qu’immigré polonais, je ne peux laisser écrire que Tusk soit un bienfaiteur ni pour la Pologne ni pour l’Europe…

    Quant à l’Ukraine, on peut bien la laisser se sortir de sa mouise toute seule : elle vient d’inaugurer officiellement un imposant monument au leader des nazis ukrainiens qui massacraient les Polonais et les juifs sur les territoires du sud de la Pologne qui aujourd’hui sont ukrainiens.
    Arrêtons de nous prendre pour les Policiers européens…
    Que est le résultat de toutes les ingérences militaires de part le monde ?
    Sûrement pas la démocratie, ni la paix. Les gras profits des marchands d’armes européens ? Sans doute…

    Mais si vous creusez un peu le dessous des cartes et enquêtez sur le rôles officieux de monsieur Walesa (et bien d’autres « grands » acteurs politiques polonais de la fin du XXeme siècle) dans la privatisation sauvage de la Pologne suite à la chute du Mur de Berlin, vous apprendrez que le personnage est loin d’être aussi lumineux que l’Histoire voudrait bien nous le faire croire…

    Veuillez également me rayer de votre liste de diffusion.

  • Paemelaere Bernard

    Quelle contradiction et culot…
    Vos choix politiques sur l’Europe nous ont conduit aujourd’hui à une impasse technocatrique incapable d’agir et de coller au réel.
    Vous nous dites qu’il faut sauver l’Europe … sans aucunement avoir un regard critique sur vos choix passés.
    Un seul mot d’ordre : libre circulation des biens, quant à la libre circulation des personnes, cela varie selon la taille de leur porte monnaie. (voir les migrants)
    L’Union européenne a tué l’Europe des Peuples et a assassiné les gauches.
    Vous rejoindre non merci!

  • Denis Jaisson

    Avec Jean-Pierre Bobichon, «mesurons le chemin parcouru par l’Union européenne», en nous remémorant

    1) Tommaso Padoa-Schioppa (i) dans la revue Commentaire, No.87, 1999: «L’Europe ne procède pas d’un mouvement démocratique; elle s’est faite en suivant un despotisme éclairé» (ii)

    2) Jean-Claude Juncker, à Jean-Jacques Mevel du Figaro, le 28/1/2015: «il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens» (iii)…

    …Comme dit Jean-Pierre Bobichon, «beaucoup reste à DÉfaire»!

    (i) https://fr.wikipedia.org/wiki/Tommaso_Padoa-Schioppa
    (ii) http://www.observatoiredeleurope.com/Paroles-d-Europeens-ils-ont-ose-le-dire_a1291.html
    (iii) http://www.lefigaro.fr/international/2015/01/28/01003-20150128ARTFIG00490-jean-claude-juncker-la-grece-doit-respecter-l-europe.php

  • RAMBION

    Ne connaissant absolument pas votre organisation ni les personnes qui sont derrière, je ne peux que souscrire à beaucoup de choses dites. Il faut faire vivre l’Europe, en faire notre bien à tous. Pour le moment c’est surtout le bien des riches qui gagnent plein de temps en n’étant plus ralentis dans leurs gains et de quelques footballeurs aux salaires indécents.Vos propositions dans le domaine social me semblent fort timides, pourquoi pas une clause de la nation la plus favorisée visant à aligner le plus rapidement possible les législations des autres pays sur la plus favorable? Et pour que le plus de personnes se sentent aussi profondément européens que je me sens quand je me promène dans une autre ville d’Europe, même loin, même sans comprendre la langue, et si les médias faisaient un peu quelque chose, des reportages sur nos ressemblances et différences, nous faire voir comment cela se dit ailleurs … pas des pavés que personne ne lira, mais très souvent? Et à quand en effet des partis transfrontières?

  • Nick Lafinance

    Non à cette Europe des monopoles,vassale de l’impérialisme prédateur du « Nouvel ordre Mondial »
    Oui à une Europe des peuples, libérée de la pensée unique totalitaire atlantiste et des racketteurs qui l’accablent de fausses dettes!

  • Denis Jaisson

    Jean-Pierre Bobichon parle beaucoup de liberté et de démocratie mais mon commentaire, aussi correct que factuel, a été censuré.

  • Denis Jaisson

    Avec Jean-Pierre Bobichon, «mesurons le chemin parcouru par l’Union européenne», en nous remémorant

    1) Tommaso Padoa-Schioppa dans la revue Commentaire, No.87, 1999: «L’Europe ne procède pas d’un mouvement démocratique; elle s’est faite en suivant un despotisme éclairé»

    2) Jean-Claude Juncker, à Jean-Jacques Mevel du Figaro, le 28/1/2015: «il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens»…

    …Comme dit Jean-Pierre Bobichon, «beaucoup reste à DÉfaire»!

  • Caroline

    En effet, Denis Jaisson, une Europe oú les décisions se prennent en concertation avec les lobbys et contre les démocraties est à défaire. Mais, oui, je rêve d’une Europe démocratique

  • Josset

    Et si la démocratie n’était qu’un leurre? Une utopie cauchemardesque destinée à nous faire croire que la pensée unique est la solution pour le présent et l’avenir?
    Les plus « grandes » démocraties de la planète sont celles la même qui tuent l’avenir à grand coup de poison industriel. Ainsi les terres, les fleuves, les mers ne seront bientôt qu’une vaste décharge polluée et incapable de nous nourrir. Voila ce dont la démocratie est capable…coupable.
    D’accord avec la plupart d’entre vous : crachons sur le totalitarisme, tous les totalitarismes, qu’ils soient stalinien, franquiste, capitaliste…oui, bien sur le capitalisme est totalitariste, un totalitarisme économique tout au service des puissants de ce monde.
    Alors et l’Europe? Une entité créée pour rivaliser avec les géants économiques? Pour facilité la prospérité de ces mêmes géants? Qui en profite? Pour combien de temps? A quel prix?

  • Caroline

    En ce qui concerne l’arrivée en masse de migrants, je ne crois pas que les accueillir en aussi grand nombre soit la solution : il restera toujours sur place des millions de malheureux. (l’action doit s’organiser pour aider sur place).
    Pour éviter les trafics, l’idée de Catalan d’implanter des agences européennes d’accueil dans les pays d’origine est excellente.
    En ce qui concerne l’Europe, je crois que nous avons droit à garder nos cultures. Elles sont précieuses. De même que toutes les cultures du monde. Les diluer par le mélange de masses de populations me parait une perte.
    Pour beaucoup, nous sommes sortis de l’emprise des religieux. Voici que des immigrés nous y font retomber. Ça ne me plait pas pour nos enfants.
    Notre combat actuel devrait se concentrer sur la lutte contre l’emprise des lobbys et des appétits des gros pays pour sauvegarder notre liberté de penser. Nous devons maintenant y ajouter le combat contre l’emprise des religieux.

  • Caroline

    Josset, je crois que les petites entités sont plus aptes à se défendre des totalitarismes que les grands blocs.
    et si possible des petites entités bien séparées pour offrir des schemas différents et adaptées localement. ce qui n’exclut pas les échanges.

  • antimedef

    bonjour
    je ne partage absolument pas votre vision de l’europe ;
    pour moi, elle a été construite dans un but mercantile et ce qui vient de se passer au sujet de la Grèce ne peut que me renforcer dans ma conviction. Tout comme la volonté de renvoyer les Migrants qui ne peuvent pas contribuer à ce but, n’étant pas assez formés pour servir nos économies. La honte pour l’Humanité.
    Et malheureusement, bon nombre des membres que vous citez, de Lech Walesa à Moscovicci sont devenus de fiers soutiens du capitalisme.
    Et parlons aussi l’europe qui qui négocie, dans le dos de ses Habitants, un traité avec les états unis, le canada dont ne profiteront sans doute pas ces Habitants ni la planète. Vous dites liberté ? démocratie ? vous nous mentez !
    salutations.

  • Denis Jaisson

    On peut touhours «rêver d’une Europe démocratique», Caroline, mais pourquoi rêver de ce dont on n’a pas besoin: une Europe-structure?

  • Caroline

    Je suis d’accord, Denis Jaisson : ces structures centrales me gênent car trop loin des simples citoyens. Cela donne la possibilité à des gens comme Junker de trafiquer dans notre dos.

    • Denis Jaisson

      La Nation, quand elle n’est pas dévoyée par des vendus comme Sarkollande ou Sarkollande – et leurs prédécesseurs mais d’une manière plus discrète – est la dernière ligne de défense du citoyen, contre la Finance*; celle-ci doit donc la détruire… Elle y met d’ailleurs les moyens; en finançant sauvonsleurope.eu, par exemple.

      Charles Péguy, presque marxiste à son insu: «Le pauvre défend sa patrie et le riche la vend»

      * c’est pour cette raison, d’ailleurs, que le royaliste intelligent doit, aujourd’hui, défendre la Gueuse (!)

  • Danielz

    Je ne suis pas sûr que les Polonais sont plus heureux maintenant qu’en 1980. La Pologne s’est américanisée et est devenue un temple du consumérisme sous l’œil bienveillant des Allemands leur principal fournisseur. Souvent ils doivent cumuler plusieurs emplois pour boucler les fins de mois. Toutes ces luttes pour la Liberté pour en arriver là me laisse songeur sur l’avenir de l’Europe.

    • Denis Jaisson

      Adam Michnik, ancien cadre de Solidarnosc: «le pire, dans le communisme, c’est ce qui vient après» – « Les dissidents, la photo d’une liberté », L’Hebdo du 2/3/2011 (Suisse)

      • Danielz

        J’apprécie toute la justesse de cette phrase: « Le pire, c’est ce qui vient après le communisme ». Il suffit de voir ce qui se passe actuellement en Russie et ce qui va arriver à Cuba….

  • Denis Jaisson

    Adam Michnik, ancien cadre de Solidarnosc: «le pire, dans le communisme, c’est ce qui vient après» – « Les dissidents, la photo d’une liberté », L’Hebdo du 2/3/2011 (Suisse)

  • Danielz

    Ce que je trouve formidable sur ce blog qui s’appelle (prétentieusement) « sauvons l’Europe » c’est que près de la moitié des commentaires sont très mitigés quant à ce sauvetage voir contre ce dernier.
    Posez vous les bonnes questions. J’ai été longtemps un partisan de la construction européenne mais maintenant, depuis le traitement infligé à la Grèce essentiellement par l’Allemagne et la politique des lobbys sur les parlementaires européens je milite pour un retour en arrière et une sortie de la France de la CEE.
    Vive la Bretagne !

    • Denis Jaisson

      «près de la moitié des commentaires sont très mitigés» parce qu’autant de gens croient en l’Europe, qu’il y en a d’autres qui vénèrent le Maréchal Pétain.
      +
      Ce site ne peut donc pas donner la parole aux lecteurs sans devenir un porte-voix de la dissidence patriotique; ses mécènes ne vont donc pas tarder à couper le courant…
      +
      Vive la Bretagne, à l’abri de la Nation française!

  • Danielz

    J’ignorai qui était M. Bobichon (à tel point que j’ai cru à un pseudonyme).
    Après quelques recherches faciles sur le net je m’aperçois que M. Bobichon est un ancien parlementaire européen issu de la CFDT. Alors M. Bobichon, il faut appeler votre blog « Sauvez mon emploi » et non pas « Sauvez l’Europe ».

    • Denis Jaisson

      La CFDT est un syndicat jaune; écoutez plutôt François Asselineau et Alain Soral, à ce sujet. Comme mon message serait censuré si je donnais l’adresse en entier, faîtes une recherche chez google, avec les mots-clefs suivants: rutube Denis Jaisson François Asselineau Alain Soral syndicats jaunes

    • gerard vernier

      A ma connaissance, Jean-Pierre Bobichon n’a jamais été parlementaire européen… même si son engagement en faveur de l’Europe des citoyens constituerait un précieux atout pour de futures élections, à la différence d’un certain nombre de « planqués » qui dénaturent cette institution par leur absentéisme. En revanche, l’auteur de la chronique du jour a bien été un brillant collaborateur de Jacques Delors au sein de la Commission européenne. Et comme il est aujourtd’hui retr

  • gerard vernier

    (je reprends)
    Et, comme il est aujourd’hui retraité, lui imputer la formule « sauvez mon emploi » apparaît comme plutôt cocasse.

    Au-delà de cette mise au point factuelle de ma part, j’avoue que je suis frappé par nombre de commentaires suscités par son article. Ils me semblent l’expression de cette « haine ordinaire » que dénonçait – certes avec humour – le regretté Pierre Desproges. Une haine révélatrice d’un sentiment de peur à l’égard de l’UE. Que leurs auteurs ne méditent-ils pas le « N’ayez pas peur ! » délivré par Daniel Cohn-Bendit dans son adieu au Parlement européen ! Un « N’ayez pas peur » déjà exhorté au moment de son investiture papale par le cardinal Wojtyla, s’inspirant d’une parole d’Evangile. Mais je constate que, plus ou moins consciemment, je mets à mon tour la Pologne en vedette…

    « N’ayez pas peur » pourrait être aussi, précisément, une formule caractéristique de « Sauvons l’Europe ». Je ne vois pas pourquoi, du reste, son site serait le support d’une censure au sujet de l’adresse d’un autre blog, dont les idées néo-pétainistes ont trouvé de brillants porte-parole dans les noms évoqués par le précédent commentateur.

    • Denis Jaisson

      L’idiot et le menteur regardent le doigt quand celui-ci montre la lune; soit L’idiot et le menteur regardent le doigt quand celui-ci montre la lune; c’est le geste indigent de Gérard Vernier qui ne prend pas le risque d’avancer un seul ARGUMENT, contre les FAITS qui sont mentionnés par les uns ou les autres, dans les commentaires…

      En faisant le rapport avec «les idées néo-pétainistes», Vernier nous a d’ailleurs d’ailleurs rapproché du point Godwin*; il ne manque plus que l’insulte: «antisémîîîte!!!»

      * selon wikipedia, La loi de Godwin est une règle empirique provenant d’un énoncé fait en 1990 par Mike Godwin relatif au réseau Usenet, et popularisée depuis sur Internet : «plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1».

      • gerard vernier

        Que je sois idiot, je l’accepte volontiers. Quant à être menteur, j’en suis moins sûr, puisque, précisément, mon combat aux côtés de « Sauvons l’Europe » a son origine dans une révolte face aux contre-vérités qui émaillent les récitations de slogans (ce ne sont pas, en effet, des arguments) formatés dans la « pensance unique » d’europhobes en mal de publicité.

        Vous voulez des arguments ? Au lieu de prendre le train en marche, ayez l’honnêteté de vous reporter aux quelques chroniques et aux nombreux commentaires que SLE a bien voulu publier sous ma signature depuis 2012, qui n’est que la modeste empreinte d’un « vécu européen de l’intérieur » de près de quarante ans – ah ! encore un salaud d’eurocrate ! – et de réflexions qu’un enseignement universitaire m’offre le plaisir de façonner aujourd’hui avec un certain recul. Sur le terrain de la connaissance du fonctionnement REEL de l’UE, le « menteur » vous attend donc de pied ferme.

        J’ajouterai néanmoins que votre logorrhée a au moins un mérite: celui de m’inciter à persévérer dans l’intention de mettre tout cet argumentaire par écrit dans un ouvrage qui s’efforcerait d’être aussi pédagogique que possible… sans pour autant paraphraser le magistral « L’Europe pour les nuls » de Sylvie Goulard. Merci pour vos encouragements involontaires!

        • Denis Jaisson

          Le «vécu européen de l’intérieur» de François Asselineau vaut bien le vôtre; le passage à l’ENA de ce major de promotion et les années d’enseignement de Pierre Hillard valent bien votre FORMATAGE universitaire, prétentieux.
          +
          Pour tout argument, vous qualifiez les miens de façon ridicule et vous reportez les vôtres aux calendes grecques, comme la reprise économique du même nom: votre futur «ouvrage» dont vous ne voulez pas reprendre ici les grandes lignes. Autrement dit, vous TOURNEZ LES TALONS, et «de pied ferme», comme vous dîtes.

  • catalan

    Sauvons l’Europe!
    vous devriez vous interroger!
    les commentaires généralement réunis sur votre site, certainement représentatifs de votre lectorat (?), sont très majoritairement contre l’Europe.
    C’est un ramassis d’arguments « nonistes » mêlés aux théories du complot, des contre-vérités assommées de façon péremptoire, ignorance et idées préconçues des commentateurs.

    Vous ne sauvez pas l’Europe, vous êtes un exutoire des frustrations, des amertumes personnelles, des petits propos sans vision ni envie, le café du commerce dans l’imposture.

    Remettez-vous en cause, et participez à l’Europe, si c’est vraiment votre but !

    • Denis Jaisson

      L’idiot et le menteur regardent le doigt quand celui-ci montre la lune; soit le geste indigent de Catalan qui ne prend pas le risque d’avancer un seul ARGUMENT, contre les FAITS qui sont mentionnés par les uns ou les autres, dans les commentaires.
      +
      L’accusation de complotisme illustre la veulerie et la soumission dans l’auto-censure, du petit-bourgeois efféminé; Alain Soral, dans « Vers la féminisation – pour comprendre l’arrivée des femmes au pouvoir »: «le respect absolu du père conduit plus tard l’esprit féminin à ressentir l’ordre dominant comme indiscutable et indépassable» (p.58)

  • reynaud

    bonsoir, Vous citer deux personnages walessa et jean paul 2 .Monsieur walessa est d’un silence assourdissant face aux problemes de ses concitoyens aux mefaits de cet europe des marches financiers et q’il fut amis avec reagean.Quant a jean paul 2 qui fut elu grace a opus dei branche fasciste du vatican ,n’oublions pas non plus que toutes argent prevus pour la misere en Afrique fut verser a walessa.N’oublions non plus toutes les magouilles financieres avec toutes les repercussions pour celuis qui la remplacer qui a du se demettre. Des hommes bien NON des personne serviles pour les puissants de ce monde ‘ les marches financiers’.

  • Denis Jaisson

    C’est vrai; Walesa mena la «révolution colorée» qui allait soumettre la Pologne à la Banque. La première de ces révolutions fut celle de mai 68; Cohn-Bendit, autre référence de Gérard Vernier (ci-dessus), fut l’instrument de la Finance anglo-américaine qui voulait faire partit de Gaulle. Le facho pédophile qui disait* que «la démocratie c’est la défense des minorités (de la Banque) contre les majorités (populaires)» aurait d’ailleurs dû dire, en quittant le Parle-ment européen: «n’ayez plus peur de moi!».
    * Cohn-Bendit, au Colloque des 4 au 6/10/2012, à l’Université des Maisons de l’Europe

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