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Avant-première : Les priorités de la présidence polonaise de l’Union européenne

L’Europe à la Une® a réalisé un compte-rendu de l’intervention de l’Ambassadeur de Pologne en France, Monsieur Tomasz ORLOWSKI, sur la future présidence polonaise de l’Union européenne pour le 2nd semestre 2011, lors de 22ème Assemblée générale de l’IPSE –Institut de la Protection Sociale Européenne- le 30 mars . Nous avons le plaisir de le reprendre ici.

L’Ambassadeur a insisté sur l’importance pour son pays de présider l’UE pour au moins trois raisons :

– Faire que l’Europe soit, en Pologne, plus proche des citoyens,

– Montrer aux pays fondateurs que la Pologne est capable de présider un ensemble aussi vaste,

– Faire de cette expérience une expérience utile pour l’administration polonaise.

La Pologne a retenu trois priorités essentielles pour cette présidence :

1) Une intégration européenne source de croissance économique

2) Une intégration plus sûre sur le plan de la sécurité

3) Un voisinage stable

1) Une intégration européenne source de croissance économique :

Sur ce point l’Ambassadeur a insisté sur le fait que la réduction des déficits ne pouvait être l’objectif unique des Etats membres : il faut, à partir de cette crise, rechercher de nouveaux modèles de croissance.

Pour cela, il convient de développer les potentiels du marché unique (économie numérique – avancer en ce qui concerne les directives marché unique – travailler sur le secteur des services) ; faire une bonne utilisation des budgets communautaires (amorcer le débat sur les « perspectives financières 2013 – 2020 ») ; progresser dans la réalisation du cycle de Doha (OMC))

2) Une intégration plus sûre sur le plan de la sécurité :

Cet aspect recouvre une acceptation large puisque l’Ambassadeur a développé quatre domaines :

la sécurité énergétique : stabilité des livraisons notamment de gaz – interconnexions à améliorer,

une meilleure gestion des frontières communes suppose de renforcer l’agence Frontex,

la sécurité alimentaire devrait être intégrée dans la réforme de la PAC,

la politique de sécurité et de défense commune (PESCD) est à développer au plan des moyens, en progressant sur l’objectif de consacrer 2% du PIB aux questions de défense, en intégrant mieux aux dispositifs de défense la gestion civile.

3) Un voisinage stable :

L’Ambassadeur a invité à prendre en compte les transformations démocratiques qui se déroulent actuellement en Afrique du Nord mais surtout a souhaité qu’il y ait une vision large de la politique de voisinage sans « pré-carrés »: l’Union pour la Méditerranée pour les uns, le « partenariat oriental » pour les autres (celui-ci concerne actuellement six pays : Moldavie – Ukraine – Biélorussie – Géorgie – Arménie – Azerbaïdjan) car insiste-t-il la solidarité n’est pas uniquement une question de voisinage direct.

L’Ambassadeur de Pologne, en France, s’est dit persuadé que son pays peut favoriser l’intégration européenne des Balkans occidentaux et favoriser un rapprochement entre la Russie et l’UE.

En conclusion, cette présentation fut tout à fait intéressante le débat –malgré l’annonce prochaine de la ratification de la Charte des droits fondamentaux- a laissé un peu les participants sur leur faim sur les questions sociales celles-ci ne figurant pas à vrai dire dans les priorités retenues par la Présidence polonaise.

Par Jean-Pierre Moussy

Conseiller honoraire du Conseil Economique, Social et Environnemental français.

À propos Arthur

Arthur est vice-président de Sauvons l'Europe, rédacteur en chef du site
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