Accueil » Actualités » Débat « L’Europe qui protège : quelles réalités sur le plan commercial ? »

Débat « L’Europe qui protège : quelles réalités sur le plan commercial ? »

Nous avons le plaisir de vous inviter à la prochaine réunion de Sauvons l’Europe, en partenariat avec LREM Paris 1234. Elle aura pour thème « LEurope qui protège : quelles réalités sur le plan commercial ? ».

L’Union européenne, idiote du village global ? Derrière la formule provocatrice se cache le ressenti de nombre de nos concitoyens, l’UE serait une passoire commerciale incapable de défendre ses intérêts économiques et de faire face au dumping social et environnemental de ses partenaires commerciaux. Mais est-ce réellement le cas ? L’UE est-elle et peut-elle être un outil de protection commerciale ?

Avec la participation de Emmanuelle Butaud-Stubbs, déléguée générale de l’Union des industrie textiles et membre du Comité économique et social européen, Jacques Maire, député (LREM), responsable du groupe de travail sur le CETA et vice-président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale et d’Edouard Bourcieu, représentant de la Commission européenne en France pour les questions commerciales.

Le débat sera animé par Hannah Starman, responsable du pôle Europe LREM Paris 1234 et Mehdi Mahammedi, membre du bureau national de Sauvons l’Europe.

Vendredi 26 janvier 2018
18h30-20h30
Cercle Bernard Lazare
10 rue Saint-Claude, Paris 3ème

À propos Fabien Chevalier

Fabien Chevalier est président de Sauvons l'Europe
  • Alexandre Fauchon

    Ne la sauvons surtout pas ! Regardez tous les indicateurs des 2 dernières décennies. Qu’elle meure, sinon ce sera nous.

    • Gerard Vernier

      Quels indicateurs ? Lorsqu’on se hasarde dans une critique, ne convient-il pas d’être précis ?
      Quant à la mort de l’UE, on peut en effet craindre pour certains grincheux qu’elle ne leur survive…

      • Alexandre Fauchon

        Emploi industriel, croissance économique, pouvoir d’achat, environnement (les circuits courts en lieu et place du libre échange intégral, cela vous parle ?). Et merci de ne pas me citer l’Allemagne comme contre-exemple, car les emplois à 2 ou 3 euros de l’heure, ce n’est pas ce que je souhaite léguer aux prochaines générations.

        • Babar

          « TOUS » les indicateurs? Ah bon, alors allez y : citez les TOUS. Et pour ne reprendre que ceux que vous mentionnez plus haut.
          1- Emploi Industriel : j’ai des news pour vous; entre 1990 et 2016 la part de l’emploi industriel dans le PIB a diminue de 5% dans le Monde (et dans le Monde, il y a la Chine) . Eh bien en Union Européenne il a baisse de …5% , de 4% en Allemagne, 6% en France, 5% en Italie. Ces chiffres sont en phase avec le reste du Monde. C’est ballot hein?

          2- Pouvoir d’achat : vous pouvez rechercher vous même, vous ne trouverez aucun indicateur de baisse du pouvoir d’achat, et ce malgré la crise de 2008. Pour ce qui est de la France : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2385829#tableau-Donnes

          3- environnement : citez moi un pays ou une zone ou l’environnement est mieux protégé qu’ en Europe.

          Evidemment les données factuelles ne vous convaincront pas, car c’est bien connu les statistiques officielles mentent, pas vrai? Qu’importe le factuel, pouvu qu’on ait l’ivresse de l’ideologie

          • Alexandre Fauchon

            Environnement protégé : libre échange intégral = des bateaux et avions qui font transiter depuis l’autre bout du monde des marchandises, parfois de pacotille, dont on pourrait soit se passer, soit rapatrier les productions en Europe … le contraire des circuits courts qui sont la meilleure voie de « dé-carbonisation » de nos économies. Je ne parle pas du fait que l’UE IMPOSE par les traités signés, que l’agriculture soit de plus en plus productive, ce qui tue l’agriculture familiale et traditionnelle, et limite le développement d’une agriculture raisonnée. Je ne parle pas du glyphosate, car je ne veux pas être taquin. Si vous avez le courage, expliquer aux salariés de Whirlpool les avantages de l’UE pour notre industrie nationale. Chiche ?

          • Babar

            Merci pour votre réponse , concernant l’ environnement, j’observe avec intérêt que l’argument CO2 fait désormais partie de l’arsenal de la « vraie droite ». Il y a très certainement des marchandises dont ou pourrait se passer sans se priver mais je ne vois pas bien a partir de quels critères une autorité étatique pourrait en décider, (faut il interdire les bananes?); bon, c’est un débat, connexe certes, mais un autre débat.

            Il y a cependant certains faits et chiffres qui semblent indiquer que le transport international de marchandises d’un bout a l’autre de la planète et ne peut servir de contre-argument au développement des échanges mondiaux :

            1- le transport en général au niveau mondial (personnes ou marchandises tous modes ou distances confondus, hors transport d’information) représente 14% des émissions en équivalent CO2 (source IPCC); la principale source étant la production d’électricité et de chaleur, a égalité avec l » utilisation du sol en général, (agriculture et élevage principalement), puis vient l’industrie.

            2- le transport maritime (y compris le cabotage) contribue a seulement 3% +/1% du CO2 mondial; il me parait relativement futile de baser une argumentation sur 3% .

            3- Maintenant zoomez localement : sur la France : environ 1/3 des émissions sont dues aux transport, dont la moitie au transport de marchandises : que la palette ou le colis livrés a Lyon provenenne de Shenzhen ou de Marseille, ce sont bien les derniers kilomètres qui pèsent en matière de CO2.

          • Alexandre Fauchon

          • Gerard Vernier

            Si chacun vient, à l’appui de ses commentaires, avec des références audiovisuelles ou livresques, permettez-moi alors de vous conseiller vivement la lecture de l’ouvrage de Catherine Chatignoux et Renaud Honoré, paru en 2013 chez Plon sous le titre « L’Europe au banc des accusés », lui-même assorti du sous-titre « Pour en finir avec les idées reçues ».

            Certes, vos commentaires prouvent que l’on est loin d’en avoir fini avec les slogans d’un autre âge des europhobes… et ce n’est pas le minet qui pérore dans la vidéo que vous affichez qui démentira cette constatation.Mais on reconnaît bien là le côté « Radio Paris », de sinistre mémoire, dont la pauvre UPR a récupéré le style dangereusement propagandiste.

        • Gerard Vernier

          Je me rallie à ce que vous a répondu avec finesse « Babar », qui a dégainé plus vite que moi.

      • Alexandre Fauchon

        Et, ne doutez pas, vous verrez la fin de l’UE de votre vivant. Tous les référendums qui ont pu se tenir ont montré le peu d’attachement à cette dictature : Pays-Bas, Irlande, France (2005 !?!), Royaume-Uni (2016 !) … Tôt ou tard, la démocratie reprendra ses droits.

        • Babar

          Avez vous la moindre idée ce que signifie le mot « dictature »? Et par contraste le mot « démocratie? »

          • Alexandre Fauchon

            Oui : le pouvoir du peuple. Outre le fait qu’il n’y a pas un peuple
            européen (mais des peuples), cela suppose : capacité à refuser les
            candidats qui se présentent aux électeurs (via la reconnaissance du vote
            blanc), réelle liberté d’opinion via une VRAIE diversité dans les media
            et des débats publics de bon niveau avec des personnes ne pensant pas
            toutes la même chose, pouvoir aux gens élus (et non à des gens non
            DIRECTEMENT élus). Ces 3 conditions ne sont pas présentes en France,
            dans le cadre de l’UE, en 2018.

        • Gerard Vernier

          D’un certain côté, je n’exclus pas effectivement la fin de l’UE… dans la mesure où elle retrouverait le chemin d’une « COMMUNAUTE européenne » plus dynamique, à l’image de ce qu’elle fut avant une succession d’élargissements mal préparés et une vocation de « dépotoir » pour une série de compétences dont les Etats membres ont été trop heureux de se débarrasser.

          Quant à l’interprétation des referendums, évitez de vous concentrer – comme ces braves gens à qui l’on montre la lune et ne regardent que le doigt indicateur – sur l’arbre qui cache la forêt: ce sont des facteurs complexes et enchevêtrés qui expliquent le résultat de celui organisé en France en 2005, et qu’en politologue un tant soit peu sérieux on ne peut réduire à un rejet pur et simple du texte maladroitement soumis à cette procédure. Tant des sondages réalisés à la sortie des urnes que des études conduites a posteriori ont montré qu’une motivation telle que celle – classique dans ce genre de consultation – de contestation du gouvernement en place, quelle que puisse être la question posée, ont eu aussi une large part dans l’issue du referendum.

          Quant à votre considération finale, attention aux pièges des racines grecques ! Evitons de confondre démocratie et démagogie: à cet égard, la campagne des « nonistes » de 2005 fut un monument en matière de ce que l’on appelle aujourd’hui des « fake news ».

          • Babar

            Je partage. En ce qui concerne la pratique du référendum ma position a radicalement changé sur le sujet et j’y suis devenu assez hostile pour les raisons que vous évoquez et bien d’autres encore.
            1- le contraste entre les Pays bas et la France est frappant quant aux motivations du non (sondages « post referendum »)
            2- l’intervenant Fauchon oublie soigneusement de mentionner le résultat référendaire en Espagne (soit deux fois la population de l’Irlande et des Pays Bas.
            3- le second référendum Irlandais a marque une victoire du oui bien plus marquée que le non lors du précédent, et ce, avec taux de participation supérieur.
            4- en ce qui concerne la Grande Bretagne, il est clair que si le référendum avait lieu aujourd’hui le Brexit ne passerait pas..

            Ce que j’observe surtout concernant ce dernier scrutin (je vis en GB depuis 25 ans) c’est que jamais l’opinion n’a été aussi durement et durablement fracturee. Le referendum est en fait une arme de division massive.

          • Alexandre Fauchon

            Grande-Bretagne : second vote ? chiche ? facile d’affirmer que Remain gagnerait … sachant qu’il n’y aura pas de second vote !

          • Alexandre Fauchon

            anti-démocrate assumé alors ? vous êtes « Charlie », pour la liberté d’expression dès lors que l’on pense comme vous (et sinon : censure, voire pire) ?

          • Babar

            Donc résumons, nous sommes en dictature, seules les vraies démocraties se trouvent en dehors d’ Europe; je suis un anti-démocrate assumé. Qu’ avez vous encore dans votre besace comme autres affirmations tout en nuances.

            Et puis laissons; étant pétri de culture allemande et donc européenne, je célèbre aujourd’hui l’anniversaire de Mozart, ce qui me met d’excellente humeur.

          • Alexandre Fauchon

            Dictature « soft » : oui.
            Anti-démocrate : c’est vous qui l’affirmez de fait.

          • Alexandre Fauchon

            Et je suis probablement autant, voire plus européen que vous. Je ne confonds pas l’Europe (géographique, culturelle(s), etc) et l’UE. Confusion cognitive volontairement entretenue par certains …

  • Babar

    « dictature », « antidemocrate » etc…
    Ces qualificatifs sympathiques permettent :
    – de croire qu’il existe quelque part de « vraies » démocraties? parfaites (OU??)
    – d’ignorer les différences de degré ou de nature démocratique entre les régimes actuels Hongrois ou Polonais et disons l’Allemagne, la France etc…

x

A lire aussi

Le croc en jambe

Qui a dit que l’Europe était un sujet technique où la politique ...