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Décidément, Jean-Pierre Bobichon délie les langues !

Avant de le regretter, je pense qu’il convient de se demander pourquoi l’Irlande est réticente au contenu européen. Ce que dit M. Bobichon peut emporter l’adhésion du plus grand nombre, si on pouvait constater qu’il en est ainsi dans les faits.

Est-il raisonnable de vouloir FAIRE L’EUROPE à 27 ? Poser la question ne signifie pas que les pays nouveaux n’en soient pas dignes, mais simplement que l’entente est déjà tellement difficile à 6, puis à 12, pire à 15… qu’il vaut mieux attendre que l’entente soit bonne à 6, à 12 ou à 15, avant de s’élargir encore… Sinon, on se voue à l’échec par avance …Je pense que c’est la première pierre d’achoppement de la construction européenne. D’autant plus qu’il faut l’unanimité pour décider…. c’est vouloir la quadrature du cercle !

Est-il raisonnable de vouloir une concurrence « loyale et sans entraves », et refuser l’alignement des conditions qui la permettraient…c’est-à-dire une fiscalité équilibrée et alignée, des charges qui ne soient pas trop différentes d’un pays à l’autre, des atteintes à l’environnement possibles ici, tolérées là, et refusées par quelques pays ?

Est-il normal que la Commission de Bruxelles parait s’arroger le droit sur beaucoup de décisions, et qu’on n’entend guère celles qui sont prises par les parlementaires européens ? Est-il normal que le président ne soit pas élu ? Il y manque  » un homme de confiance », qu’on aurait choisi en fonction de son programme, de ses objectifs, et des moyens qu’il envisage…

Comment sont décidés et par qui, les revenus de ces responsables ? les frais de déplacements des divers membres ?

Je pense que beaucoup d’européens l’ignorent, comme ils ignorent qui fait quoi… Il faudrait que six ou huit pays décident d’abord de mettre en commun leur système social, leur système fiscal, leur système juridique, leur fonctionnement administratif, etc… que d’autres pourraient rejoindre après avoir constaté si ce système était viable à 6 ou à 8 .

Certes, il est bon de rappeler que l’Europe n’est plus en guerre depuis 60 ans, mais si elle se disloque, ce calme disparaitra… Pour ne pas se disloquer, l’Europe a besoin d’un idéal fort, pareil à la devise française  » Liberté, égalité, fraternité », et en plus, une cohésion sociale que la Grande-Bretagne voudrait éliminer avant d’accepter l’Europe en entier. Ne s’oppose-t-elle pas souvent aux avancées sociales ? Ne conserve-t-elle pas sa propre monnaie ? N’exige-t-elle pas une contribution européenne spécifique face aux subventions à l’agriculture ? Et par surcroît, elle voudrait que SA langue soit celle de l’Europe, à Bruxelles, au mépris des autres langues même plus répandues sur notre continent !

Il manque à l’Europe un sentiment d’appartenance à une communauté…Ceci ne peut être construit d’abord qu’avec des peuples de cultures proches, et s’ouvrant peu à peu aux autres. Il y faudrait aussi une télévision qui le permette.

Par ailleurs, en Europe, la distribution des subventions laisse à désirer, car elle semble bénéficier aux plus gros propriétaires. Trop de questions épineuses, dont nous ne trouvons pas de solutions équitables, se présentent ainsi à nous. Ceci fait beaucoup l’absence d’intérêt pour l’Europe, voire l’Hostilité, parfois, face à des décisions de technocrates.

Si le nouveau traité comportait des solutions crédibles à ces problèmes, et qu’il les présentait de manière simple, il aurait bien des chances d’être adopté !
Comme on peut penser que ces solutions ne peuvent être imaginées et mises en pratique que par six ou huit pays européens, au maximum, du moins dans l’immédiat. puisqu’il y a urgence…quels pays s’uniront ainsi

À propos Arthur

Arthur est vice-président de Sauvons l'Europe, rédacteur en chef du site
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