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Face à François Fillon, le suicide de la Gauche ?

La primaire de la droite a donc désigné l’un des très rares hommes politiques français ayant ouvertement appelé à voter contre l’Euro en 1992, sans doute aussi le seul parmi le quarteron de souverainistes d’alors encore en activité à ce jour.

Force est de constater qu’il nous revient 25 ans après nettement moins souverainiste et gaulliste, mais bien plus thatchériste et intransigeant. La lecture de son programme européen souligne l’ensemble des ambiguïtés d’un tel parcours avec dans le même élan un appel à une Europe plus politique… qui ne soit pas fédérale. Sur le plan français, l’équilibre rhétorique du programme entre libéralisme et restauration de l’Etat n’est pas loin de poser les mêmes problèmes, et il faudra bien choisir de quel côté pencher. Le volet le plus surprenant de ce programme reste certainement une russophilie exubérante et un peu baroque, mais qui depuis « Mister Trump » semble dans le vent…

Ce préambule pour souligner le caractère d’autant plus surréaliste du suicide politique en préparation chez les progressistes français. Face à un François Fillon ni très novateur dans son enterrement du gaullisme, ni très cohérent in fine, la gauche est potentiellement porteuse de réponses bien plus puissantes et innovantes pour le XXIème siècle. Là où Madame Thatcher aura fortement contribué par ses excès aux nombreux succès et palmes d’or de Ken Loach, il est difficile de voir la piste unique du renouveau français. Au contraire les différentes familles progressistes françaises, que l’on peine à distinguer vu depuis le libéralisme outrancier de François Fillon, restent porteuses de solutions communes novatrices face aux défis de l’environnement et de la mondialisation. Encore faut-il que l’émiettement progressif n’en fasse pas des spectatrices de la séquence politique de l’année prochaine. En février 34, la base avait débordé les chefs et ouvert les perspectives d’avenir quand les cortèges de la SFIO et du PCF s’étaient rejoints dans la rue aux cris d’Unité ! Nous aurions bien besoin d’un tel réveil.

À propos Sauvons lEurope

Sauvons l’Europe, association pro-européenne et progressiste qui s’engage pour une Europe démocratique et solidaire
  • JP GARNAUD

    Parler des familles « progressistes » françaises est un curieux euphémisme, me semble-t-il : quel progrès peut-on voir véritablement dans cette gouvernance qui se voulait « de gauche » et qui, à part le statut des homosexuels, n’a pas vraiment fait progresser la société.

  • jlcatalan

    la réforme est le propre des conservateurs, la révolution celle des progressistes.
    vous êtes donc des conservateurs!

    L’Europe fut la grande absente des débats de cette primaire
    du minimum syndical Fillon, gouvernement de la zone Euro et Europe des Nations (intergouvernemental sans perte de souveraineté)
    à l’europhile Juppé, défense diplomatie,
    en passant par les opportunistes référendaires.

    La Gauche n’est pas progressiste, elle est corporatiste.
    Fillon n’est pas de Droite & Centre, il est de Droite & Droite.
    Il n’est pas « thadchérien » (c’est une appellation journaliste fondée sur l’ignorance), il n’est pas « ultra-libéral » (c’est une appellation extrême gauche pour justifier l’immobilisme), il est de droite, conservateur, terrien et confessionnel.
    On ne peut pas lui enlever le diagnostic des blocages et pathologies français, on peut certainement discuter les moyens.

    Nous verrons dans les 5 mois qui nous séparent d’avril-mai 2017, comment et si il amende son programme pour attirer les modérés sans perdre les conservateurs.

    La gauche n’existera pas en 2017.
    Il est probable qu’appels et coercitions se multiplieront vers les candidats primaire PS et hors primaire, pour qu’ils s’unissent derrière Hollande; ça ne changera rien.
    Macron fait du Blair, talent et mensonge, Montebourg et autres font dans l’archaïsme, et Hollande veut représenter la synthèse qu’il n’a pas su faire.

    Si Fillon est élu président en mai 2017, et que l’alternance n’exprime pas des résultats tangibles pour les français frères des anglais brexiteurs ou des américains trumpés, alors nous aurons le FN en 2022.

    • pap 63

      Effectivement, l’Europe était absente du débat sauf à servir de “bouc émissaire“ voir pour évoquer de quitter la Cour Européenne des droits de l’homme.
      Quand à la notion de “progrès“ elle n’existe que liée à un objectif ou une finalité.
      Pour être universel, le progrès doit bénéficier à l’intérêt général et ne doit exclure aucun bénéficiaire.
      Oui effectivement la gauche française semble partisane et corporatiste et semble davantage attachée à défendre des acquis qu’à les étendre à d’autres ou à les transformer pour en étendre les bénéfices.
      Le maître mot, pour moi et de chercher plus la coopération que la compétition.

  • ulrich

    Pourquoi ne pas commencer à réfléchir avec du réalisme européen ?
    ——————
    Essai
    QUEL LENDEMAIN POUR NOS SOCIÉTÉS EN FRANCE ET EN ITALIE ?
    De Antonio GRECO
    Editions l’Harmattan

    La croissance de l’économie nationale et l’occupation sont des objectifs primaires. L’élimination de boulets au pied de la société est importante.

    Le but de cet essai, conçu dans un esprit social – européen, est de mettre en lumière les facteurs socio-économiques et culturels qui entravent un meilleur développement de l’économie française au cœur de la mondialisation (des facteurs différents entravent fortement le développement de l’économie italienne).

    L’analyse présentée par l’essai porte particulièrement sur les attitudes sociales qui ont un impact réel, dans le contexte de la compétition économique internationale. Elle fait également apparaitre les forces et les faiblesses de la France et de l’Italie, mais aussi une certaine complémentarité dans certains domaines. Parmi les causes majeures des problèmes évoqués, celle de la pédagogie obsolète de l’Education Nationale est proéminente.

    L’actualité et l’importance de la matière, traité dans l’essai, résultent des évènements socio -économiques récents (par exemple le niveau de chômage, la crise européenne) qui se sont déroulés pendant ces dernières années en France et en Italie. L’originalité de l’essai est liée aux points suivants :

    – l’ouvrage recherche et analyse les causes de base qui engendrent certaines inefficacités dans l’économie française, engagée dans la compétition dure du village global ;
    – l’essai a comme objectif de suggérer des stratégies de modernisation sociale à moyen terme, qui permettraient à la France (mais aussi à l’Italie) de beaucoup mieux se placer au niveau compétitivité dans la compétition économique.

    L’essai a été publié en 2009. Les sujets qu’il aborde sont devenus actuels en 2013 et sont aussi connectés au terme « Mal Français » (terme proposé par Peyrefitte il y a longtemps).
    Voici un témoignage dont on espère qu’il pourra contribuer au dopage des économies de la France et de l’Italie, mais aussi à l’élimination de l’échec scolaire en France.

    L’AUTEUR :
    Antonio Greco, ingénieur, ancien fonctionnaire européen, ancien professeur, vit depuis trente-cinq ans en France. De par sa profession, il a été amené à travailler dans plusieurs pays d’Europe. En tant que négociateur et technicien, il a pu observer et comparer d’autres cultures et façons de travailler. Son activité professionnelle s’est déroulée dans les meilleures conditions pour apprécier et évaluer les qualités de vie de plusieurs pays européens.

    TABLE DES MATIERES

    *L’UNION EUROPEENNE, NOUVEAU DEFI DU VIEUX CONTINENT
    Tous en Europe ?
    France : des cadres vieillissants
    Italie : Une Renaissance refusée
    Rassembler de nombreuses nations
    *LE MARCHE COMMUN EUROPEEN, UNE AUBAINE POUR LES ECONOMIES D’EUROPE
    *APPORT DES FACTEURS HUMAINS A L’INTEGRATION DE CHAQUE ECONOMIE NATIONALE DANS L’UNION EUROPEENNE
    *RADIOSCOPIE DES IDENTITES NATIONALES EUROPEENNES
    L’Allemand et l’Europe
    Le Britannique et l’Europe
    La France et l’Europe
    L’Italie et l’Europe
    *LES COMPORTEMENTS FRANCAIS SONT-ILS COMPATIBLES AVEC L’EUROPE ?
    La formation des esprits en France
    Etudier en France
    Un Lycée français et un lycée européen type
    Formatage des héritiers de Montaigne
    Effet de vitrine pour Monsieur le Ministre
    La violence en milieu scolaire
    Inadaptation de l’EN à l’Europe du XXIe siècle
    *LES COMPORTEMENTS ITALIENS SONT-ILS EUROPEENS ?
    Les valeurs nationales
    Les connexions entre la politique et les intérêts
    personnels
    La Pieuvre
    Une seule nation, plusieurs principautés
    Expériences et aptitudes des hommes politiques
    Un état d’esprit très répandu
    Une Italie inopérante
    Aboulie morale
    La cuisine est authentique, pas les opinions… et les
    décisions attendent
    Une perestroïka pour l’Italie
    Les mutations en Italie à la fin du XXe siècle
    L’Amérique en Italie ?
    *COMMENT SE SYNCHRONISER SUR L’EUROPE ?
    Pour un acheminement de la Grande Bretagne vers
    l’Europe
    Pour une France plus européenne
    Pour une pédagogie constructive
    Comment qualifier l’Italie pour l’Europe ?
    Une collaboration France/Italie pour émerger en
    Europe
    *L’AFRIQUE, UN NOUVEAU DEFI POUR L’EUROPE
    Islam, Europe et “American way of life” Les années 2000 : progrès réels ou nouveau
    Moyen Age ?
    *APPENDICES
    Elites et réalités
    Vie sociale en Italie
    Une fable vraisemblable
    La visite médicale
    « Discours de la méthode » et performances sociales
    Une langue pour l’Europe
    Les clefs du discernement
    Conclusion
    Où va le Système Italie ?
    Une proposition de bon sens pour la société italienne

    http://www.editions-harmattan.fr

  • Léger

    Ci dessous un courriel que j’ai envoyé à Témoignage Chrétien;;; éclairant ?
    PS : je ne retrouve plus mon mot de passe !
    ——– Message transféré ——–
    Sujet : Suite à la primaires de la droite
    Date : Mon, 28 Nov 2016 10:01:37 +0100
    De : Patrick Leger
    Pour : contacttc@temoignagechretien.fr
    Copie à : Federation Cotes d’Armor , Ouest France , Michel Lesage Député

    Bonjour,

    Compte-tenu des résultats de la primaire à droite, je tiens à dire que si, après le 1er tour des présidentielles, le duel est entre François Fillon et Marine Le Pen alors je ne prendrai pas part au vote en l’état actuel de ma conscience des enjeux.

    Je n’ai rien contre ces personnes en tant qu’elles restent pour moi des personnes mais je combats leurs idées telles que je les perçois.

    J’estime qu’elles peuvent conduire à une grave atteinte contre l’esprit républicain de la France en sa 5ème République.

    Pour Marine Le Pen, c’est surtout cet enfermement mortifère autour de frontières françaises bunkerisées que je trouve navrant.

    Pour François Fillon, c’est plus complexe.

    Sa première proposition d’un temps de travail à 47 h hebdomadaire était proprement ahurissante. Elle rappelle beaucoup trop les chimères imbéciles du pétainisme avec les dérives allemandes sur « le travail rend libre ».

    A-t-il lu Hannah Arendt ? Je l’invite à visiter ce site : http://pjdesser.free.fr/pourquoi/pourquoi-travail.htm

    D’autre part, en tant que catholique, j’estime qu’il n’a absolument pas levé la confusion qui est faite fréquemment entre sacrement du mariage et contrat de mariage civil. Notamment, les conclusions qu’il parait en tirer, sauf lecture trop rapide de ma part, en matière de mariage civil des homosexuels et en matière de reconnaissance d’un enfant par un couple homo ou hétéro sexuel me paraissent elles mêmes beaucoup trop proches des réflexes qui ont conduit à l’extermination des homosexuels par les nazis pendant la seconde guerre mondiale.

    Sans compter son livre imbécile où il confond l’Islam avec le comportement douteux de personnes qui se prétendent musulmanes.

    Cher TC, tu vois donc pourquoi j’aimerais beaucoup mieux ne pas être acculé à cette « non prise de part au vote ».

    En conséquence, j’appelle de mes vœux la candidature du Président de la République sans interruption du pouvoir de la République, c’est à dire sans passer par des primaires de désignation du « présidentiable » à gauche.

    Ceci me parait être l’esprit de la réforme constitutionnelle permettant au même président deux mandats de 5 ans successifs.

    Dans le même temps, j’appelle de mes vœux l’organisation, à gauche de primaires du « premier-ministrable » avec l’engagement du Président Hollande, s’il est élu, de nommer le gagnant 1er ministre pour conduire les élections législatives.

    Bien sûr, ce n’est que mon point de vue… mais je le partage !

    Bien à toi, TC

    Patrick Léger

    PS A propos de « tu  » et de « vous », je suis sidéré de cette injonction de Jean Luc Mélanchon à Dany Cohn Bendit : « Qui t’a autorisé à me tutoyer ? ».

    A la rigueur, quand elle émane d’un faible vers un fort qui réprimerait sévèrement tout tutoiement réciproque, cela peut se comprendre.

    Mais ce n’est pas le cas ici.

    Serait-ce un dérapage d’un « tribun » tel que celui dénoncé par l’Internationale ?

    Seraient-ce les vieux réflexes antisémites de l’extrême gauche française qui n’a rien compris aux accords Sykes-Picot ni surtout à la déclaration Balfour ?

    • pap 63

      Bonjour, je suis aussi chrétien et lecteur de Témoignage Chrétien.
      Je voterai Blanc au deuxième tour de l’élection présidentielle en cas de choix entre M. Le Pen et F. Fillon.
      Mais je ne suis pas d’accord sur la proposition d’un deuxième mandat de F. Hollande.
      De même que je suis contre ce régime présidentiel qui confie le pouvoir à un homme ou une femme (providentiel?) seul et sans contrôle. C’est un abandon de responsabilité citoyenne.
      Je ne sais si c’est “la gauche qui se suicide ? Mais ce que je constate c’est un replis général sur l’égoïsme et l’abandon de l’égalité en droits de tous les êtres humains, une montée des peurs irraisonnées et un refus des notions de solidarité et de fraternité, et je ne parle pas du sacrifice des libertés individuelles face à la peur.
      Les souverainistes parlent d’une nation ou d’une “patrie“ qui n’est pas celle issue des combats menés pour aboutir à ces vertus de Liberté, d’Egalité et de Fraternité telles qu’elles figurent sur les frontons de nos mairies. Les vertus exprimées par F. FILLON sont Travail, Famille, Patrie de sinistre mémoire pour ceux qui ont eu à vivre cette époque.
      Alors, il faut que les citoyens encore attachés à ces principes, d’Egalité, de Fraternité et de Liberté, cherchent à se rassembler, non pas pour choisir un candidat à la présidentielle, mais pour voir comment résister à ce mouvement conservateur et régressif et construire une société au service des êtres humains, de tous les êtres humains et lutter contre toutes les formes d’exclusion. Respecter la dignité de toute personne, et non seulement les élites ou celles qui “réussissent“ c’est à dire qui ont le pouvoir, soit politique, soit économique.
      Ce n’est que comme cela que nous pourrons “sauver l’Europe“

      • Kris

        Malheureusement une simple question tranche tout : FREXIT ou PAS FREXIT ? Et s’il l’on ne veut pas de frexit ,il n’y a pas a reflechir, helas une fois de plus, il faut TOUT SAUF LE PEN , donc même Fillon , donc pas de vote blanc ni d’abstention!

        • pap 63

          La France n’est pas le Royaume Uni, et même si le FN remporte la présidentielle, il faudra un accord des Français pour sortir de l’UE.
          Par ailleurs, petit rappel : F. FILLON avait voter contre l’Euro en 1992 et veut quitter la Cour Eurp^éenne des droits de l’homme.
          A force de se contenter du moins pire nous laissons s’installer des idéologies dangereuses aussi bien pour la cohésion sociale que pour la paix entre les nations et les peuples.
          Certes le vote blanc n’est hélas pas reconnu pour l’élection présidentielle, mais c’est la seule façon d’exprimer notre désaccord face à cette dérive de la démocratie, avant d’entrer en résistance, comme l’on fait certains de nos parents face au régime de VICHY

        • André Landesman

          Fillon n est peut-être pas le Frexit mais il veut une Europe a l opposée de celle que je souhaite: Intergouvernementale, un parlement européen sans pouvoir, etc…Il avait fait campagne contre le traité de Maastricht etc…

    • Danielle Dinis Foucaut

      J’aime bien Mélenchon, mais là, il a vaiment dérapé… j’ai été sidérée par sa réponse et il s’est rendu compte de la chose car ensuite il semblait très penaud et embarrassé. J’espère qu’il ne s’agit que d’une bourde et d’un shouia de vanité. Il a du succès et prend la grosse tête… ce qui révèle quelque chose d’assez dangereux pour son avenir en politique, si jamais il grimpait encore dans les sondages!!!

  • Pierre

    La candidature Fillon est à la fois forte et ambigüe, et c’est en quoi elle appelle une refondation de la Gauche. Il a raison de dire qu’il a remporté une « victoire idéologique » à droite. Reste à la Gauche d’en faire autant.
    Par la force de ses affirmations, la Droite de Fillon peut obliger la Gauche à aborder elle-même des questions de fond sur lesquelles elle biaise depuis des décennies. Que faut-il garder de l’expérience historique de l’alternance ouverte en 1981? Les nationalisations étaient-elles une bonne idée ou non ? Le « tournant de la rigueur de 1983 » a-t-il été imposé de l’extérieur par « l’Europe » ou était-il le débouché logique d’une politique intenable? Au-delà, que faut-il garder du pacte national et social de 1944-45 ? Comment réaffirmer la permanence de ses buts, qui continuent à fonder la République politique et sociale, sans rester fixé sur ses moyens, qui étaient l’expression d’une situation toute différente ?
    Pour la combattre avec force, il faudra critiquer ses ambiguïtés, et par cela même lever celles de la Gauche, car elles sont largement les mêmes. Fillon n’est pas le seul à promouvoir un « gouvernement économique de l’euro » qui reste soumis au droit de veto national. Il n’est pas le seul à prétendre vouloir une Europe « politique » qui resterait intergouvernementale. Que propose d’autre la « Gauche de gouvernement »? Sur le plan intérieur, l’alternative « étatisation/privatisation » est le langage commun des uns et des autres. Le véritable verrou symbolique du droit social et de l’évolution des services publics ne se situe pas entre CDI et CDD mais entre CDI et statuts des salariés du secteur public. En identifiant le périmètre d’intervention de la puissance publique et le statut des personnels qu’elle emploie pour cette intervention, Droite et Gauche se sont donné la réplique jusqu’à maintenant, l’une justifiant le désengagement de l’Etat comme débureaucratisation, l’autre justifiant la défense de l’emploi public par celle des services publics.

  • Raphaël 78

    Personnellement, je suis plutôt centre gauche mais j’ai payé mes deux euros pour voter Juppé que je préfère à Fillon car nettement plus modéré. Je pense que étant donné l’état actuel de la gauche, le vainqueur du second tour de la droite risque fort d’être le vainqueur du second tour de la présidentielle. Peu de gens de gauche ont visiblement suivi le même raisonnement. Tant pis. Pour me consoler, je me dis qu’au minimum Fillon a la ferme volonté de redresser les comptes de la France et de redimensionner une administration unique en Europe par son volume et son cout.

    • Son passif lors de son quinquennat de premier ministre ne plaide pas pour la confiance dans sa capacité ou sa volonté à redresser les comptes. Et le volume de l’administration française n’est important par rapport à d’autres pays que dans les collectivités territoriales, là où un gouvernement aurait moins de marge de manoeuvre. Pour le reste, le nombre de fonctionnaires est adapté aux missions. Si on supprime, il faudra réduire les services publics ou les sous-traiter et l’expérience de 30 ans nous montre que ça coute plus cher.

      • André Landesman

        De toutes façons je comprends mal comment le gouvernement peut décider la diminution du nombre de fonctionnaires territoriaux? Est ce constitutionnel?

      • Patrick Lecomte

        Tout à fait d’accord ! C’est dur que si Fillon réduit l assurance maladie à sa plus simple expression il y aura moins de salariés à la CPAM.Sachant que contrairement aux croyances les employés de la sécurité sociale ne sont pas fonctionnaires Ce qui ne sera pas pris en charge par des fonctionnaires (État ou collectivité locales ) devront l’être alors par le privé ..à moins que de soit inutile et ne corresponde pas à un besoin!!

  • venud’ailleurs

    Prochainement prise dans un étau constitué de Trump et de Wladimir, l’Europe reste atone, insignifiante politiquement, abasourdie devant la montée des extrémismes nationalistes et xénophobes, et voilà qu’en France se profile l’arrivée au pouvoir d’un représentant suprême qui manifeste déjà sa communauté de vues avec l’un et l’autre. Espérons que madame Merkel ne sera pas défaite dans son projet de rempiler à la chancellerie allemande, sans quoi tout ce que nous nommons encore « Civilisation » va se transformer rapidement son inverse, la guerre du chacun pour soi. Mais quand bien même elle surnagerait, rien ne garantit qu’ici en France nous n’abdiquerons pas face à Donald et Poutine.
    Avoir choisi de porter notre récent débat politique sur la seule question de la gestion financière de la crise, sans s’adosser à une exigence d’un autre ordre, qui au delà de notre devise de Liberté, Égalité, Fraternité, aurait aussi voulu la faire partager par tous nos voisins en Europe et autour d’elle, fera de nous des nains face aux menaces que nous réserve l’avenir. De ne voir que nos intérêts immédiats nous rend aveugles à toute solution novatrice et solidaire du reste du monde, et cela nous perdra. Nous sommes une génération du « no future », hélas.

  • André Landesman

    Si je ne me trompe Thatcher n est pas arrivée à démanteler le service national de santé britannique! Son élève français y arrivera t il pour notre sécurité sociale?

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