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Le dialogue structuré: un autre outil démocratique

1 Qu’est que le dialogue structuré?

C’est une méthode qui vise à améliorer l’efficacité des politiques publiques en partant du principe que si les citoyens sont actifs dans leur élaboration, leur mise en place et leur évaluation, elles pourront être mieux pensées et avoir plus d’impact. Pour cela différentes modalités de Dialogue sont possibles selon le sujet, le calendrier, etc.

L’Union Européenne propose des thèmes pour alimenter ce dialogue, et attend des remontées des pays membres, qui peuvent inspirer ses décisions.

Dans chaque Etat-membre un groupe national est constitué pour piloter ce travail, en France le CNAJEP* coordonne ce groupe et fait le lien avec l’échelon européen.

2 Et ça marche?

Eh bien oui ! Le fait que le processus soit, dès le départ, inscrit dans le processus décisionnel, que les sujets soient définis de manière conjointe entre jeunes et décideurs, que le calendrier et que le pilotage soient partagés fait qu’il devient plus facile de prendre en compte les résultats en fin de processus. Ainsi tous les 18 mois arrive sur la table du conseil des ministres de l’UE une résolution écrite conjointement par les jeunes et les états.

On peut par exemple citer la « garantie européenne pour la jeunesse », recommandation de l’UE aux Etats membres pour aider les jeunes à continuer s’insérer dans le marché du travail (recommandation assortie d’une aide financière pour les pays qui souhaitent l’appliquer). La France a inscrit la mesure « garantie jeunes » dans ce cadre.

3 Quel est le thème de cette année?

Le trio présidentiel actuel [Italie, Lettonie, Luxembourg] a choisi pour thématique l’accès des jeunes à leurs droits, et plus particulièrement « la Participation Politique des Jeunes ».

En ce moment, dans tous les pays d’Europe, se déroule une consultation à laquelle chacun peut participer en ligne et ainsi contribuer à une évolution des politiques européennes mais également nationales sur cette question.

4 Et pourquoi pas en France aussi?

Mais le Dialogue Structuré, c’est en France aussi ! La France y est impliquée via le CNAJEP, et avec le concours de l’agence Erasmus + et du Ministère en charge de la Jeunesse. Et l’ensemble des résultats adoptés au niveau européen ont vocation à être, par la suite, adaptés et mis en œuvre à tous niveaux !

Pour cela nous cherchons dès le départ à impliquer les décideurs publics français, par exemple à l’occasion de l’évènement jeunesse que nous organisons au mois de mai 2015 dans le cadre de la semaine européenne de la Jeunesse.

 

Emmanuelle Bertrand

Emmanuelle Bertrand, Vice présidente « Europe/Internationale » au CNAJEP

 

Si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à contacter le CNAJEP à l’adresse : dialogue.structure@cnajep.asso.fr

 

*Comité pour les relations Nationales et Internationales des Associations de Jeunesse et d’Education Populaire.

À propos Arthur

Arthur est vice-président de Sauvons l'Europe, rédacteur en chef du site
  • Tanson Henri

    L’UE aime bien que les citoyens s’impliquent et fassent des propositions. Si, si…!
    Il faut juste que ces propositions rentrent dans le cadre determiné par l’UE et les Traités…
    C’est dire à quel point l’UE est ouverte et démocratique…, quand on sait à quel point ces traités ont été écrits et imposés aux États dans le seul intérêt de la finance internationale, contre l’intérêt des peuples, vous et moi compris… C’est très facile à démontrer: il suffit de lire certains articles de ces traités. Tout le reste n’est qu’un jeu de dupes.
    Cette action n’est qu’une couche de plus dans le mensonge de cet organisme anti-démocratique qui se drape des atours de la vertu…
    Pauvre Emmanuelle Bertrand qui n’a pas encore compris cela.
    Désolé.

    • gerard vernier

      Ce n’est pas Emmanuelle Bertrand qui est à plaindre. Si ce n’était aussi pathétique, il serait en effet cocasse d’observer, à la lecture des contre-vérités qui émaillent vos commentaires successifs – car ce n’est pas la première fois que l’on peut vous prendre en défaut – à quel point votre dénonciation du mensonge prête à réflexion…dans tous les sens du terme, y compris celle du miroir qui renvoie votre perception très faussée de la construction européenne. Celle-ci est loin d’être parfaite, mais une connaissance approfondie des textes qui l’étayent ainsi que de son fonctionnement réel doit conduire à au moins nuancer les ritournelles démagogiques dont vous vous faites l’écho. Ce n’est donc pas Emmanuelle Bertrand qui a la « comprenette » difficile. A mon tour d’être désolé…

      • Tanson Henri

        Et si c’était votre conception de l’UE qui était faussée?
        Ce que vous dites est amusant, mais il me semble que, si vous m’avez déjà lu ailleurs, vous avez ou constater que j’ai l’habitude d’étayer mes propos par des références aux traités européens…
        Par contre, je n’ai rien perçu de précis dans vos reproches? À quel moment pourriez-vous me prendre en défaut?
        Vos propos sont bien flous et manient la caricature plutôt que l’analyse.
        À propos de vision faussée de la construction européenne, vous reconnaîtrez que les médias, les politiques, Bruxelles même, ne nous expliquent jamais l’UE, les règles, les possibilités de changer les textes des traités (àl’unanimité, art. 48 du TUE, la possibilité légale d’en sortir, art. 50 du TUE. Jamais personne ne dit que l’article 63 du TFUE encourage les entreprises à délocaliser pour profiter de bas coûts de main-d’œuvre ailleurs en UE et vers les pays tiers, et ça explique tellement de nos problèmes. Personne ne nous explique que, au lieu de nous protéger, les traités nous exposent sans aucunes contreparties à la concurrence déloyale de pays qui ne respectent pas nos règles… Qui donc explique que grâce à l’article 106 de ce même traité, la mort de nos Services publiques est programmée en les exposant à la concurrence avec les entreprises privées. Etc., etc.
        Mais vous, bien sûr, votre conception de l’UE est juste et non faussée. Bien sûr, en ne disant pas la vérité vous ne faites pas de démagogie?
        « Pauvre » Gérard Vernier, vous n’avez pas encore compris grand chose! Sauf le respect que je vous dois.

      • Tanson Henri

        @Gérard Vernier
        Il est facile d’accuser quelqu’un de dire des contre-vérités, sans amener le moindre exemple… Il en restera toujours quelque chose !
        Et si c’était votre conception de l’UE qui était faussée?
        Ce que vous dites est amusant, mais il me semble que, si vous m’avez déjà lu ailleurs, vous avez pu constater que j’avais l’habitude d’étayer mes propos par des références aux traités européens…
        Par contre, je n’ai rien perçu de précis dans vos reproches? À quel moment pourriez-vous me prendre en défaut?
        Vos propos sont bien flous et manient la caricature plutôt que l’analyse.
        À propos de vision faussée de la construction européenne, vous reconnaîtrez que les médias, les politiques, Bruxelles même, ne nous expliquent jamais l’UE, les règles, les possibilités de changer les textes des traités (à l’unanimité, art. 48 du TUE, la possibilité légale d’en sortir, art. 50 du TUE. Jamais personne ne dit que l’article 63 du TFUE encourage les entreprises à délocaliser pour profiter de bas coûts de main-d’œuvre ailleurs en UE et vers les pays tiers, et ça explique tellement de nos problèmes. Personne ne nous explique que, au lieu de nous protéger, les traités nous exposent sans aucunes contreparties à la concurrence déloyale de pays qui ne respectent pas nos règles… Qui donc explique que grâce à l’article 106 de ce même traité, la mort de nos Services publiques est programmée en les exposant à la concurrence avec les entreprises privées. Etc., etc.
        Mais vous, bien sûr, votre conception de l’UE est juste et non faussée. Bien sûr, en ne disant pas la vérité vous ne faites pas de démagogie?

  • Michaël Bouchez

    Il est vrai que l’image actuelle de l’Europe souffre d’un méchant déficit de démocratie.
    D’un côté on voit l’intransigeance de Bruxelles avec le nouveau gouvernement élu de Grèce alors que dans les journaux on lit couramment que la politique imposée à la Grèce depuis cinq ans est reconnue comme étant un échec.
    De l’autre côté on voit toutes les manœuvres afin d’éviter la mise sur pied d’une commission d’enquête sur le Luxleaks dans le but de « faire la lumière sur les responsabilités de la Commission ou d’Etats membres qui, depuis quinze ans, n’ont pas su ou voulu empêcher ce système d’injustice fiscale prospérer » (Eva Joly).
    Là également, les journaux écrivent sur Luxleaks, Swissleaks, … et leur opinion parait plus proche de celle de la population que les discussions autour du mandat restrictif de la commission d’enquête.

  • Par mon âge, j’étais bien plus tôt un pro-européen que beaucoup d’entre vous.
    Sans faire de long discours, je peux affirmer que les Pères de l’Europe ont rêvé d’une Europe toute autre que l’Europe du business et de la bureaucratie qu’on nous a construite.
    Nous sommes loin de l’Europe solidaire et populaire, si vous ne me croyez pas, posez la question aux peuples de Grèce, du Portugal, d’Italie et j’en passe.
    L’Europe n’est plus qu’un monstre bureaucratique et l’UE ressemble plus à l’Union Soviétique qu’à l’Europe de Robert Schuman, Jean Monet et autres Denis de Rougemont, des vrais européens et chrétiens, avec un idéal qui dépassait les intérêts mesquins de nos dirigeants technocrates d’aujourd’hui.
    Réveillons-nous et remettons l’Eglise au milieu du village avant qu’il ne soit trop tard. Avant que l’heure des nations et des nationalismes nous amène à la catastrophe.
    Relevons-nous et à la place de la croissance miracle, construisons une Europe solidaire et fraternelle reposant sur la culture et non la puissance.
    Voilà peut-être un projet pour les jeunes, un projet bien plus digne des sacrifices que l’Europe bureaucratique construit sur la croissance qu’on nous propose par une alliance transatlantique, miroir aux alouettes et fermées aux pauvres qui frappent à nos portes, dans leur désespoir, sans perspective et sans amour.
    Jeunes, réveillez-vous et prenez votre avenir en main.
    Cordialement vôtre, votre vieux frère.
    Guy

    • Jc busnel

      Bonjour, votre article semble représenter une image assez juste de ce à quoi l’Europe effectivement évoque, malheureusement, tel qu’on l’entend autour de soi, dans les médias, dans les déclarations des politiques – quand ils en parlent. On se demande en effet où est l’Europe des peuples, et le projet des français dans les histoires économiques dont on nous rebat sans arrêt les oreilles. L’Europe, c’est pourtant principalement les projets français et allemands, mais nos deux pays ne s’engagent pas dans un dynamisme international. Nos élus ne veulent pas proposer de projet qui dépasse les frontières de l’hexagone et laissent l’initiative aux institutions qu’ils ont créées : c’est le président de la commission qui semble mener la danse. Et les chefs d’état qui s’efforcent de tenir le rythme. Et si on revenait au temps où c’était les chefs d’état qui impulsaient le projet européen ?

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