Accueil » Actualités » Le SPD détient les clés de la Maison Europe
flickr.com/SPÖ Presse und Kommunikation (CC BY-SA 2.0)
flickr.com/SPÖ Presse und Kommunikation (CC BY-SA 2.0)

Le SPD détient les clés de la Maison Europe

Lettre ouverte à M. le Président du Parlement Européen et à M. le Vice-Chancelier

La CDU/CSU détient 311 sièges sur les 631. Elle n’est donc pas majoritaire. En cohérence avec les instances dirigeantes des sociaux-démocrates allemands, vous avez fait le choix de la « grosse Coalition », ce qui a permis une amélioration du système des retraites et la mise en place d’un salaire minimal. Votre choix politique de 2013 avait, ainsi, une certaine logique.

Cependant, il est évident qu’aujourd’hui les conditions ont évolué.

Depuis un an, le Gouvernement auquel vous participez refuse toujours l’allègement de la dette grecque, que même le FMI réclame de ses vœux.

Suite au #Brexit, Merkel temporise pour faire évoluer les règles : « Il ne faut pas tirer des conclusions rapides et simples du référendum en Grande-Bretagne qui diviseraient encore plus l’Europe ».

Elle ne souhaite pas davantage d’intégration et de solidarité : « Mr. Schäuble and his boss, Chancellor Angela Merkel, are also worried about another issue, according to the document. Both fear that the European Commision, the region’s executive body, France and Italy could exploit the current uncertainty to push for more risk-sharing — a reference to pooling liabilities in tackling the euro debt crisis, for example. Germany should “proactively” steer against such a development, the paper said » (https://global.handelsblatt.com/edition/457/ressort/politics/article/schaubles-secret-brexit-plan)

Elle serait prête à de tels efforts, uniquement lorsqu’un nouveau traité sera voté. Mais, ce nouveau traité devra inclure des mesures telles que le rejet d’un budget d’un Etat par la Commission, si celui-ci ne respecte pas les règles. Il ne s’agit pas d’un nouveau traité pour améliorer la démocratie européenne, mais plutôt pour figer encore davantage le fonctionnement actuel. Il s’agit d’une proposition en total contre-sens avec l’un des arguments du Brexit : une volonté des citoyens de reprendre le pouvoir sur les décisions qui les concernent.

Ainsi, Merkel commet un erreur majeure. L’Etat de l’Europe nécessite d’en changer la direction, dès aujourd’hui. En effet, la situation est urgente et les citoyens refusent d’attendre une évolution hypothétique ultérieure.

Il s’avère qu’il est possible de changer l’Europe sans modifier ces traités. Pendant longtemps, il a été acquis que l’Europe ne pouvait pas s’endetter. Une crise et une volonté politique ont permis, via la BEI, à l’Europe d’emprunter. Pour de nombreuses politiques, les changements – à traité constant – sont possibles sous réserve d’une volonté politique partagée.

Enfin, l’Europe doit évoluer vers un fonctionnement davantage démocratique. Un nouveau traité devra donc être démocratique avec un Parlement de la Zone Euro, pour permettre un meilleur partage de souveraineté, au lieu d’accentuer le carcan sur les souverainetés nationales.

M. Schulz et M. Gabriel, en tant que sociaux-démocrate, vous appelez à un parlement de la Zone euro, à un vrai pacte de la croissance ou à une lutte plus offensive contre les paradis fiscaux.

Messieurs, il n’appartient qu’à vous de vous allier avec Die Linke et les Grünen pour transformer et sauver l’Europe.

Messieurs, parce que vous ne pouvez pas laisser M. Schaüble décider l’avenir de 400 millions d’Européens, changez vos alliances ou envisagez sérieusement de le faire si Mme. Merkel ne modifiait pas sa ligne politique. Vous pouvez, dès demain, commencer des négociations avec ces deux partis pour montrer la crédibilité de cette menace.

M. Le Vice-Chancelier, M. le Président du Parlement Européen, quelle Europe voulez-vous ?

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président du Parlement Européen et Monsieur le Vice-Chancelier, l’expression de ma considération la plus distinguée.

 

SPD in Schlüsselposition im Haus Europa

 

Ein offener Brief an den Präsidenten des Europaparlaments und den Vize-Kanzler

Von den 631 Sitzen im Bundestag entfallen 311 auf die CDU/CSU, was nicht der Mehrheit entspricht, deshalb kam es zur « Grossen Koalition » mit den Sozialdemokraten und damit zur Verbesserung des Rentensystems und der Einrichtung des Mindestlohns. Ihre Entscheidung von 2013 hatte also eine gewisse Logik.

 Indessen ist heute klar, dass sich die Lage verändert hat.

Seit einem Jahr verweigert die Regierung der Sie angehören die griechischen Schulden zu erleichtern was sogar vom IMF ausdrücklich gewünscht wird.

In Folge des Brexit spielt Angela Merkel auf Zeit : « aus dem Referendum in Grossbritannien sollte man  jetzt keine schnellen und einfachen Schlussfolgerungen  ziehen die Europa noch weiter auseinandertreiben würden ».

Sie will nicht mehr Integration und Solidarität : « Herr Schäuble und sein Chef, Bundeskanzlerin A. Merkel machen sich auch wegen etwas anderem Sorgen, beide befürchten, dass die Europäische Kommission, Frankreich und Italien die derzeitige Unsicherheit ausnutzen um für mehr Vergemeinschaftung der Risiken zu werben, in der Euro-Krise zum Beispiel. Deutschland sollte aktiv so eine Bewegung bekämpfen schreibt der Artikel (Handelsblatt).

Frau Merkel würde sich darauf nur einlassen wenn über einen neuen EU Vertrag abgestimmt werden kann.  Aber in so einem neuen Vertrag sollte es der Kommission erlaubt werden den Haushalt eines Mitgliedstaates abzulehnen, wenn dieser Mitgliedstaat sich nicht an die Regeln hält.  Es handelt sich also nicht um einen neuen Vertrag für mehr Demokratie in Europa sondern die aktuellen Regeln noch fester zu zerren. Es handelt sich um einen Vorschlag im totalen Gegensatz zu einem der Argumente der Brexit-Befürworter : der Wunsch der Bürger wieder Herr über die Entscheidungen zu werden die sie selbst betreffen.

 So begeht Frau Merkel einen entscheidenden Fehler. Das europäische Staatengebilde muss eine andere Richtung einschlagen, und zwar sofort, die Bürger wollen nicht noch länger auf eine spätere Evolution warten die vielleicht nie kommt.

Und es ist sehr gut möglich Europa zu verändern ohne den Vertrag zu verändern. Seit langem ist bekannt dass Europa keine Schulden machen darf. Eine Krise und ein politischer Wille haben es jedoch ermöglicht über die  EIB Geld auszuleihen. Wenn der politische Wille da ist, kann es also Veränderungen geben ohne eine Vertragsänderung.

Europa muss demokratischer werden. Ein neuer Vertrag sollte also demokratisch sein, mit einem Parlament für die Euro-Zone um die Hoheitsrechte besser untereinander zu teilen statt die nationalen Hoheitsrechte aufzuwerten.

 Herr Schulz und Herr Gabriel, als Sozialdemokraten unterstützen Sie ein Parlament für die Euro-Zone, einen echten Wachstumskurs und einen wirksameren Kampf gegen die Steuerparadiese.

Meine Herren, es liegt nun an Ihnen sich mit der Partei « Die Linke » und den Grünen zusammenzutun um Europa zu retten!

Meine Herren, weil Sie es nicht allein Herrn Schäuble überlassen können über die Zukunft von 400 Millionen Europäern zu entscheiden, verändern Sie Ihre Bündnisse oder planen Sie ernsthaft es zu tun falls Frau Merkel ihre Linie nicht ändert. Schon morgen können Sie die Verhandlungen mit den beiden Parteien beginnen um die Glaubwürdigkeit ihrer Drohung zu unterstützen.

Herr Vizekanzler, Herr Präsident des Europaparlaments, welches Europa wollen Sie?

Mit vorzüglicher Hochachtung,

À propos Benoit

Benoit est membre du bureau de Sauvons l'Europe et responsable des études et publications
x

A lire aussi

Union européenne des territoires : les élus locaux se mobilisent pour redonner son sens au projet européen

Face au développement des mouvements populistes et europhobes au sein de l’Union ...