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Les endettés veulent savoir « Qui va payer ? »

Près de 2000 milliards de dettes et un vote front national à près de 18%, voilà la toile de fond du débat de l’entre deux tours de la présidentielle.

A moins de 20 jours du final de l’élection présidentielle, nous, les générations endettées nous devons nous mobiliser. Dans les universités, dans les quartiers populaires et sur les réseaux sociaux, nous avons pour objectif de réunir 20 000 signatures de soutien à notre campagne, en deux semaines.

Nous n’avons plus le choix : la réussite de nos générations est clairement en péril. Ignorés dans nos quartiers, méprisés à l’Université et dans les entreprises, zappés des prises de décision, nous sommes pourtant les richesses de demain et la seule force capable de régler les dettes d’hier.

Pourquoi le nier ? La Banque centrale européenne ne dispose d’aucun philtre ni sortilège pour rajeunir la population européenne. Notre continent ne survivra que par un investissement déterminé en faveur de l’innovation, de l’ouverture et d’un renouvellement générationnel.

Dès lors, pourquoi nous reléguer toujours au rang de supplétifs bon marché alors qu’ailleurs, hors d’Europe, jeunesse est synonyme de création de richesses ? Et, Pour quelle raison les jeunes générations européennes paieraient-elles encore longtemps le surcoût économique du racisme latent de leurs aînés ?

Nous appelons au débat sur la question générationnelle. Elle est européenne comme française. Elle est technologique autant que démographique. Elle va bien au delà de la seule question du « mal vivre » de la jeunesse. Elle s’ancre sur la question taboue des modalités de règlement de la dette accumulée depuis 30 ans. Elle impacte la créativité de nos économies comme la crédibilité de l’Euro, car partout la contrainte budgétaire tue l’audace.

Elle devrait être au cœur de tout nouveau traité européen pour ouvrir un new deal européen de civilisation et de croissance.

Soutenez notre campagne « Qui va payer ? » sur http://reboot.quivapayer.eu

Par Sauvons l’Europe, la Confédération étudiante et Génération engagée

 

À propos Arthur

Arthur est vice-président de Sauvons l'Europe, rédacteur en chef du site
  • Bellenger Pierre

    « Elle devrait être au cœur de tout nouveau traité européen pour ouvrir un new deal européen de civilisation et de croissance. »

    Je reprends votre dernière phrase qui laisse entendre que nous allons négocier un nouveau traité prochainement. Ce ne peut être qu’un traité fixanr les modalités de notre vivre ensemble. D’abord, ce nouveau traité remplacera-t-il celui de Maastricht, qui deviendrait caduque. Est-ce pour reprendre notre souveraineté de battre monnaie par le truchement de la BCE, sous le contrôle d’un corps politique à créer par consultation démocratique des électeurs, car la Commission Européenne n’est pas le résultat d’une élection. La BCE retrouverait alors son rêle d’émetteur de monnaie tour le compte de la nouvelle entité des Etats-Unis d’Europe.

    Se posera alors le problème de la validité de la dette. Pourquoi avons-nous été contraints de vendre à autrui nos société nationales et nos services publics. Cette vente fut-elle faite au juste prix ? Et que sont devenus les bénéfices imposables réalisés par les entreprises sur notre sol ?

    Voici pour les premières questions qui se posent pour construire une Europe qui veut prendre en mains son destin.

    En réalité, nous sommes au pied du mur par le système économique que nous avons choisi avec Maastricht? Il nous faut le changer au plus vite. Effectivement, c’est un nouveau traité à négocier entre nous, les états constitutifs des Etats-Unis d’Europe.

  • Philip Bone

    ……………………..DETTE :………………………..
    ……….N’en faisons pas une question……….
    …….d’acrimonie entre les générations……..

    ………..Aux « générations montantes » : ……..

    Ce qu’on appelle une génération n’est évidemment pas un ensemble homogène et uni. Le seul point commun entre ses ressortissants –d’où son nom–, est la simple appartenance à une même tranche d’âge. Sur les plans social, sociétal et politique, chaque génération est bel et bien composée de plusieurs sous-ensembles, qui sont loin d’être d’accord entre eux sur bien des points.

    Rien que pour prendre la génération qui a précédé la mienne, celle qui a vécu la deuxième guerre mondiale (je fais partie de ce qu’on a appelé le « Baby Boom »), cela saute aux yeux : des historiens ont évalué qu’environ 5% –voire moins– avaient collaboré avec l’occupant nazi, 5% –voire moins– avaient été actifs dans la Résistance, et… 90% avaient fait « le gros dos », essayant de survivre au mieux en attendant la Libération !

    Ma génération, quant à elle, passe pour avoir été « rebelle », et même « révolutionnaire »… Gardons-nous de toute approche non-affinée ! Les événements de cette mémorable année 68, pour ne citer qu’elle –émeutes de Chicago, de Mexico, du Japon, mouvement contestataire de « Mai » à Paris, etc.– ont, certes, tenu la presse mondiale en haleine, mais on ne parle jamais de l’autre partie de la jeunesse de l’époque qui, silencieuse et « bien pensante », regardait avec réprobation cette « chienlit », pour reprendre l’expression du général De Gaulle.

    C’est pourtant, malheureusement, DE CETTE FRACTION-LA de la « Baby-Boom Generation » que sont issus celles et ceux qui sont parvenus au pouvoir dans nos pays respectifs : John Major en Grande Bretagne (né en 1943), ministre des finances de l’ultraconservatrice et anti-européenne Margaret Thatcher, puis lui-même PM… Gehrard Schröder (né en 1944), élu chancelier de la R.F.A. comme social-démocrate, et qui finit par conduire une politique néo-libérale (« Agenda 2010 »)… Ne parlons même pas de Nicolas Sarkozy (né en 1955), qui n’a cessé de taper à bras raccourcis sur ce qu’a représenté Mai 68 !

    Il ne s’agit pas de prétendre que « tout ce qui a été fait de bien.. C’EST NOUS » (amélioration des rapports hommes-femmes, prise de conscience des problèmes écologiques, décrispation des moeurs, etc.), et que tout ce qui nous pèse aujourd’hui (explosion de la spéculation financière, montée exponentielle des dettes nationales, dégradation de l’environnement, etc.) …C’EST « EUX ».

    Ce que je veux dire ici, c’est que c’est à chaque génération de lutter A L’INTERIEUR D’ELLE-MÊME pour faire que, en termes d’influence sociale, les idées progressistes impriment leur trace dans l’Histoire –et dans les politiques futures de nos dirigeants–, plus durablement que les idées réactionnaires.

    Vous aussi, dans votre génération, et dans la suivante, et dans celle d’après… vous aurez des « parts maudites » qui feront les mêmes stupidités que celles qui vous ont précédées (danser sur un volcan, reporter les décisions au lendemain, léguer aux suivants les conséquences de leurs actes, etc…) ! ! !

    Plutôt que de chercher UN coupable pour cette dette massive accumulée (sur ce plan, nous autres « contestataires » des années 60, 70 et 80, sommes tout autant coupables que nos « contemporains générationnels néo-conservateurs », puisque nous avons échoué à contenir leurs délires économiques), il vaudrait mieux appeler tous les réalistes-utopiques DE TOUTES LES GENERATIONS, soudés solidairement… à s’atteler, tous ensemble, pour régler, aujourd’hui et demain, les dégats perpétrés pas ces mêmes « parts d’ombre » de chaque génération successive.
    Ph.B.

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