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L’Europe sociale, maintenant?

Chacun sait, ou croit savoir, que M Hollande nouvellement élu est attendu par ses partenaires européens avec de la petite chevrotine pour renégocier les traités. L’Europe sociale serait définitivement hors de portée, un vieux rêve, un mot que même les militants les plus aguerris ne prononcent plus que par habitude et sans conviction.  Les institutions européennes semblent tellement engoncéees dans une doxa libérale, que toute une partie de la gauche les rejeterait désormais comme viciées dans leur nature même. La rigueur, seul mot aux lèvres comme un mantra qui n’accepte à une forme de réalité que parce que sa répétition inlassable l’impose comme une évidence. Rigueur budgétaire. Rigueur salariale. Inébranlables à toutes secousses, imperméables aux orages s’abattant sur les peuples, les Institutions européennes, hors de l’Histoire, hors de la Politique, faisaient tomber un arrêté divin sur les gouvernements nationaux.

Ce moule est en train de se briser, sous nos yeux.

La dépression dans laquelle s’enfonce l’Europe, de son propre choix, est en train de dépasser les profondeurs de la crise de 29, ce qui semblait inimaginable après le savoir que nous possédons sur cette période. Les peuples refusent la purge qui leur est infligée, dont ils peuvent voir l’inefficacité. La France a élu un président opposé à ce saignement, le Gouvernement hollandais vient de chuter sur son programme d’austérité, les élections allemandes promettent une évolution similaire et les gouvernements conservateurs en place adressent des signes discrets d’encouragement à la perspective d’un retour à une politique moins folle.

C’est dans ce contexte que tombent coup sur coup la déclaration de Mario Draghi, appelant à compléter le pacte de stabilité par un pacte de croissance, et l’initiative de la Commission en matière sociale.

Mario Draghi, bien entendu, n’a pas défini ce qu’il entendait par un « pacte de croissance ». Il l’a précisé par la suite: il ne s’agit pas d’un changement de politique, c’est un appel à poursuivre la flexibilité du marché du travail, l’ouverture du marché européen, etc…  N’en soyons pas dupes une seconde. Cette politique d’ouverture est en cours, elle est même la seule chose que la Commission soit encore en état de pousser. Pourquoi un banquier central dont la parole est surveillée ferait-il une telle déclaration fracassante pour réclamer… la poursuite de l’existant? Sans le dire mais tout en le disant, c’est bien « autre chose » qu’il réclame, et personne ne s’y trompe.

Mais le plus confondant est le document produit le 18 avril par la Commission européenne sur le marché du travail en Europe. Contrairement aux propos de Mario Draghi, celui-ci ne suggère pas en creux une évolution possible, ni ne propose un aménagement. Il fait tout bonnement voler en éclat la position classique de l’Europe sur les salaires! Qu’on en juge:

 

Les salaires doivent suivre la productivité

Il s’agit proprement d’une révolution. Pendant des années, les institutions européennes ont froncé les sourcils devant tout type d’indexation salariale. Ici au contraire, en faisant un raisonnement implicite via la logique de la demande, la Commission indique que la hausse de la production doit alimenter la demande de main d’oeuvre et donc l’emploi, et qu’il est donc nécessaire que les salaires suivent la compétitivité d’une économie. Plus encore, la Commission indique que les pays qui sont en retard salarial sur leur productivité doivent donner un coup de pouce salarial pour maintenir la demande globale. Les décisions seraient naturellement prises par les autorités publiques et les partenaires sociaux.

Difficile de ne pas voir dans ce dernier point une mise en cause de la politique salariale de l’Allemagne et une injonction polie à son égard. Mais ce n’est que le début, car une seconde surprise se trouve nichée dans cette communication:

Des salaires minimaux doivent exister partout en Europe

Le SMIC! Oui l’horreur absolue de tout bon libéral, qui se gausse des archaïsmes français! Et bien la Commission appelle chaque état à se doter d’un SMIC. Pour lutter contre les travailleurs pauvres, et pour assurer des emplois décents. Ils doivent refléter la conjoncture économique générale. Il faut donc qu’ils soient dans chaque pays suffisamment élevés pour éviter la pauvreté à ceux qui ont un emploi, et  à un niveau compatible avec la productivité. La Commission suggère le recours à des SMIC différenciés par secteur économique, négociés avec les partenaires sociaux. Certains en France y ont vu une volonté de la Commission de détruire le SMIC en l’atomisant. Oserons-nous leur rappeler l’existence de salaires de branche en France, institués par des conventions collectives étendues?

La flexibilité du marché du travail cul par dessus tête

Nous savons tous que dans la fameuse flexi-sécurité du travail, ce qui compte vraiment c’est le premier terme. Eh bien que nous dit la présente communication? De favoriser la flexibilité dans l’entreprise en cas de coup dur, par la baisse temporaire du temps de travail (comptes épargne temps). En d’autre termes, de s’organiser pour ne pas virer les gens. De ne pas couper dans les allocations chômage malgré les difficultés budgétaires, pour ne pas plonger toute une partie de la population dans la pauvreté tant que la crise est là. De renforcer les droits liés aux contrats précaires et lutter contre leur abus.

 Un mécanisme de surveillance de la mise en oeuvre

Tout ceci pourrait n’être qu’un voeu pieux. Il n’en est rien: la Commission rattache habilement ces sujets à la surveillance macroéconomique du nouveau pacte de stabilité, et les fait donc entrer dans les mêmes mécanismes de rapports et de recommandations nationales. Elle préconise même que les partenaires sociaux soient attachés aux discussions. Il s’agit d’une évolution très forte de la part de la Commission, les premières négociations sur le sujet ayant selon nos informations plutôt été un autre vecteur de l’austérité salariale.

 

Au final, que dire de tout ceci? C’est bien un mécanisme contraignant de convergence sociale vers le haut que la Commission européenne vient de proposer officiellement. A bien des égards, il est même plus ambitieux que les propositions du PSE lors des élections européennes de 2009, taxées à l’époque d’irréalisme foncier par des experts désabusés.

Il reste bien entendu à voir de quelle manière les Etats nationaux vont recevoir cette proposition. Mais c’est bien l’Europe sociale que la Commission vient de mettre à l’ordre du jour.

 

À propos Arthur

Arthur est vice-président de Sauvons l'Europe, rédacteur en chef du site
  • HERBINET

    Observatoire européen de l’égalité des genres et des chances

    [ Être sensible à la construction d’une Europe unie. Facteur de paix kantienne dans le monde, L’Union européenne démocratique se construit dans la justice, la dignité et la solidarité. Au sujet de l’égalité entre hommes et femmes, la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union européenne stipule – L’égalité entre les hommes et les femmes doit être assurée dans tous les domaines, y compris en matière d’emploi, de travail et de rémunération. Le principe de l’égalité n’empêche pas le maintien ou l’adoption des mesures prévoyant des avantages en faveur du sexe sous-représenté… -. Avis de tempête ou mer calme ? ]

     » Des lumières publiques résulte l’union de l’entendement et de la volonté.  » Jean-Jacques Rousseau.

    – Tout ce qui n’est pas donné ou partagé est perdu –

    La grande inégalité. Pour les femmes persécutées ou en détresse, la société civile européenne se mobilise car un nouveau souffle est possible. Au sein du couple, la vision chrétienne d’égalité des âmes n’est plus respectée. Non content de l’inégalité des salaires, de taux d’employabilité plus faibles sur le marché du travail, le conservatisme perdure au foyer puisque le partage des tâches est inégal. Les fédéralistes agissent, les fédéralistes protègent. Rétablissons l’égalité des chances. Pour le courage et la cohérence, choisissez l’égalité des genres & des chances. Dans le cadre de la modernisation des lois sociales, les européistes, si las de la mauvaise foi de naguère, ouvrent une ère sans dérive démocratique au sein d’un espace collaboratif. Dans le cadre de la cohésion sociale et des solidarités, la réflexion rassemble des hommes et des femmes au-delà des frontières partisanes. Dans l’épique époque, la féminisation des conseils du CAC 40 s’accélère. Loin de toute tentation de repli, les créateurs – à accoucher – issus des laboratoires citoyens, s’opposent à l’introduction de quotas obligatoires dans le but d’améliorer l’équilibre des genres dans la prise de décision. Gardien des libertés et de la démocratie, l’idéal européen défend l’égalité des chances, valeur sociale d’équité, construisant notre avenir commun dans une perspective plus soutenable. L’égalité des genres n’est pas – un voyage dans l’espace, vers les astres les plus lointains – mais un idéal conforme à l’idée européenne à atteindre fédéralement. Et si la consultation publique se féminisait ?

    La consultation publique féminisée

    La grande féminisation. Ici, pour aujourd’hui, il nous faut agir loyalement pour bâtir un monde égal en droits fondamentaux. Aussi avons-nous le devoir d’impliquer les femmes dans la transformation de la cité, des territoires et du projet urbain. Dans les villes compactes, il faut renforcer le rôle des femmes dans les espaces collaboratifs et dans les instances délibératives. Dans le sens d’un transfert de compétences, les hommes et les femmes doivent échanger les échelles d’aménagement concernant les enjeux de crédibilité. Dans le cadre de la cohérence du tissu urbain, les élus disposent de moyens préservant l’avenir égal en favorisant le – frottement égal – par une ventilation des fonctions et des échelles. Par exemple, le contrat égal permet – un frottement égal – accru entre les femmes et les hommes au sein de l’espace consultatif de la cité. En cas de dérives, que pouvons-nous conseiller ? Il s’agit de faire respecter les droits du citoyen européen en saisissant la Cour européenne de Justice et de faire valoir la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union européenne. Par ailleurs, le Droit d’initiative citoyenne offre aux ressortissants la possibilité de demander à la Commission de proposer un acte juridique. En définitive, maintenir le cap de l’égalité des chances et des genres avec vigilance est une démarche s’inscrivant dans la durée, laquelle privilégie la mobilité accrue des femmes dans la consultation publique de la cité. Et si la clé serait la – juste égalité – ?

    La – juste égalité -, l’échappée belle

    La grande mutation. D’une volée de cloches, d’un coup de vent, les chemins creux et les anciennes voies s’effacent, boutant le – plafond de verre – hors du temps. La chevauchée fédérale accomplit l’égalité parfaite au service de – l’intérêt européen -. Arrivé en bout de course, le – plafond de verre – se brise. Et les avis sont partagés. Source de tensions, le – plafond de verre – arrive à son terme dans les sociétés modernes du troisième millénaire. Aux sources d’un subtil équilibre, la – juste égalité – édicte de lisibles règles de gestion de carrières conforme au principe d’égalité et du régime de la légalité. Pour briser le mal-être de l’inégalité des chances, la transition sociétale doit transgresser les modèles désuets à la fois au travail et au foyer. L’éducation élimine tous les stéréotypes régressifs. La féminisation de nos cultures laisse s’épanouir d’autres modes de penser et d’agir. Sortir des impasses actuelles pour obtenir l’égalité parfaite des droits est possible par la prévention, la sensibilisation et l’éducation, dans l’équilibre et la justice, sources d’harmonie et d’universalité. Au sein de la cité, le genre humain exige des rapports égaux entre les femmes et les hommes. Au centre de la vie publique, que le principe de l’égalité soit proclamé haut et fort, puisque l’inadmissible ne se tolère pas ! D’autant qu’ – une carrière ouverte à tous les talents – suppose une mobilisation totale de moyens au service de l’intégration de chaque nouvelle génération. La richesse des femmes se conjugue avec la richesse des hommes par le partage du pouvoir sans impacts majeurs. Vivre constamment dans l’égalité des genres est un avant-goût de l’idéal européen, à l’idée même telle que les Pères fondateurs la conçurent. Dentelle de pierres angulaires en héritage, l’eau vive des Lumières, Mouvement humaniste du XVIIIème siècle à la finesse rarement égalée, irrigue de valeurs cardinales les voies cultivant notre futur fédéral.

    *
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    * * * * *

    Le réveil du printemps égal. Les fleurs volent au vent, à l’évocation de la nature égale en chances. Les conducteurs de l’action publique promettent – Silence, la vie égale va jaillir … -. Ne souhaitant aucunement mettre en péril l’unité et la plénitude de modèles en affaires sociales, la génération de transition lance un souffle d’ordre égal et paritaire garantissant l’égalité des genres et des chances. Refusant la – garde dormante -, réfutant l’inaudible comme l’invisible, la Société Civile Européenne lance une alerte en faveur du désir du VIVRE égal. Prendre soin de nos modèles sociaux, c’est être solidaire des femmes et des hommes de demain. Se laisser porter par le renouveau égal …

    Rythme et couleurs des – temps à nouveau -. Capable de s’élever pour une grande cause, la génération égale aspire au changement par l’entremise de l’écriture d’une nouvelle page de l’Histoire. Luttant contre la fatalité, l’opération de plaidoyer direct est un devoir s’appuyant sur des constats effectifs. La disparition de l’égalité des genres serait sans aucun doute l’un des grands remords de l’Europe. Sa sauvegarde est l’une des tâches les plus urgentes et les plus nobles que les Européens d’aujourd’hui se doivent d’assumer. L’égalité des genres, c’est l’école du lien entre les hommes et les femmes pour un avenir radieux sur le Vieux Continent. Se laisser conter la – mesure égale – …

    Vive l’Europe, vive l’égalité des genres et des chances !

    Pierre-Franck HERBINET,
    Président du café-citoyen de Lons-Le-Saunier, membre de La Nouvelle Arcadie,
    Membre de la commission égalité des genres et des chances du Mouvement européen,
    Membre de la société civile européenne,
    En adéquation avec le réseau ETAL.

  • Bonjour,
    l’Europe commémore aujourd’hui, comme chaque année, la déclaration Schuman du 9 mai 1950, texte fondateur de la construction européenne;
    Juste au lendemain du 8 Mai, chez nous, qui a vu le Président en exercice Nicolas SARKOZY ayant invité le Président François HOLLANDE nouvellement élu, commémorer la défaite nazi et le souvenir de 39-45; Tout un symbole!
    Le Peuple de France a apprécié le geste; Mais il attend tout autre chose de l’UE et surtout pas la purge d’austérité avancée.
    J’ai confiance en François HOLLANDE avec ses propositions pour la faire avancer, pour peu que nous l’aidions. Personnellement, je ne lui ai pas donné un blanc seing, mais lui reconnais sa finesse, sa pugnacité, sa diplomatie et sa passion d’être au service de Tous, dans l’intérêt de Tous et de l’Union Européenne.

    Amicalement,
    Gilbert de Pertuis, Porte du Luberon

  • HUBIERE Daniel

    Décidément, l’Histoire n’en finit pas de se répéter. Et il y en a qui disent qu’elle ne repasse pas les plats!
    Que la Gauche propose quelque chose (les congés payés, le droit syndical, la sécurité sociale, l’abolition de la peine de mort, etc), et nous avons à chaque fois la réponse « raisonnable » de la Droite : c’est une folie (Sarkozy raffole de cette expression), soyons raisonnables, pragmatiques, etc..
    Puis, quelque temps après, voyant que la logique libérale ne fonctionne pas, elle reprend les idées (à minima, bien sûr), puis les intègre pleinement. Pour un peu, ce serait elle qui les aurait émises.
    Qui remet en cause aujourd’hui des « catastrophes » comme l’abolition de la peine de mort, les congés payés, etc…?
    Encore un peu de patience, et nous allons apprendre que l’établissement d’un SMIC est indispensable à l’économie, qu’il faut relancer la croissance et que des services publics solides sont très bénéfique pour l’entreprise. Pour un peu, ils conseilleraient à certains pays de mettre en place une protection sociale afin de relancer l’économie, la même protection sociale qu’ils accusent de freiner les entrepreneurs chez nous. Comprenne qui pourra.
    Mais qu’il est pénible d’avoir toujours raison trop tôt face aux gens « raisonnables », qui ne sont en réalité que réactionnaires.

  • MANCEAU

    Bonjour,

    J’ai entendu la phrase suivante, hier soir (reportage sur France 5),
    sur l’avis d’un électeur, avant le 1er tour présidentiel !

    Sachons être vigilant ! Un homme ne peut pas tout !
    Où en est la responsabilité de chacun…
    Sur le contrôle de cet homme (et de ses sbires ! Je reconnais être un peu dur, mais il s’agit de montrer l’importance de nos choix d’aujourd’hui). Un repas à la *Tour d’Argent, Dimanche soir, peut paraître normal, mais cela démontre encore, le souhait des nouveaux prétendants à la situation actuelle !

    D’où l’intérêt d’un gouvernement au minima (5 ministères, 6 au plus). Une Cchambre haute, sous la coupe d’un Sénat restreint ! Et favorable a sa politique… 1/2 doit être renouvelé, posons nous la question du remaniement ?

    La Chambre basse, à la proportionnelle, 15 % (idée du Centre) peut être une option intéressante, si nous savons offrir à un Chef de gouvernement, une large étendue de ses prérogatives, puisque nommé par l’assemblée constitutive (tirage au sort à chaque réunion, des conseillers territoriaux, et des députés qui participeraient aux assemblées ordinaires annuels et extraordinaires. Pour l’élaboration des choix des directives de plan à cinq ans, 10, voir 30 ans.

    Avons nous réellement besoin de tant de députés (la moitié suffirait amplement, à satisfaire l’obligation législative de chaque État, et promouvoir leur circonscription).
    Car la Commission Européenne est là, pour subvenir au situation complexe, avant un remaniement de la Nomenclatura en JUIN, au plus tard, pour redistribuer les travaux des Commissions Parlementaires des projets nationaux à nos Parlements Européens,en un premier temps’, et étudier les situations prioritaires, et ses territoires (principalement les possibilités de financement…à compléter par les BEI, et autres mécanismes).
    Le Parlement Européen devra reprendre le contrôle de la législation, et de ses aboutissants (proposition, contrôle des mesures, et suivi…, après élaboration au niveau des parlements nationaux de la vie courante (fiscalité de proximité, préconisation au logement, et à la santé). Attention, néanmoins, au superflu… législation sur le HAMSTER d’Alsace, et où modification de la fabrication des fromages au lait cru !)Qui doit se préoccuper de cela ! Regarde t’on comment sont fabriqués les petits chaussons de nos enfants ailleurs (et là, il s’agit bien de s’impliquer autrement).
    Il serait peut-être temps de proposer des variables dans chaque région, avec un fil conducteur (si produits chimiques interdit au niveau européen, et pesticides contre les abeilles…). Une veille dans chaque pays, doit remonter au PARLEMENT EUROPEEN, qui ensuite doit décider sans lobbying à Bruxelles, car les parlements nationaux, et ses députés auront déjà donné leur avis, avec l’accord des populations.

    Pour finir, puisque c’est le SUJET !
    Je citerais Jean JAURES :

    « L’homme a un idéal, mais il ne doit pas oublier le réel ».
    Faisons en un terrain de jeu…à l’échelle européenne.

    Mais ne donnons pas des gages à nos partenaires internationaux, sur nos différences (le langage est à tous ! et son apprentissage, passe par de longues années…). La nature nous a fait, telle qu’elle l’a imaginé.. Pour des erreurs de trait (de crayon), elle a fait des différences, une possibilité. N’en faisons pas une généralité… Homme, Femme. Femme, Homme. Nous sommes différents.
    N’oublions pas la réalité, tout simplement. Les genres, et les chances…Pourquoi pas ? N’omettons pas qui nous sommes, et nos différences sont un plus. Ne l’oublions pas.
    Le respect des uns et des autres, doit s’apprendre tôt, à l’école, et dans les familles…
    Restons vigilant, sur les comportements, à portée violente…Souvent, les délinquants, sont des personnes qui ne trouvent pas de réponse, à leur question ? Et c’est souvent à l’adolescence, que tout se décide ! Avant aussi… Et après, si nous avons bien compris.

    Et il serait temps, que nous nous posions les vrais questions ? Le choix d’un emploi, n’est trop souvent qu’une réponse négative… Nous n’avons pas de solutions rapides aujourd’hui.

    La France, en 1973 : 450 000 CHOMEURS.
    Aujourd’hui, 4.4 millions ?

    Nous avons actuellement, un déficit commercial de 63 milliards annuels de facture énergétique ?

    L’énergie, un dilemne, pour demain ? Sachant, que nous avons tout miser sur l’énergie nucléaire, depuis cette époque.
    La véritable question, AVONS NOUS SU NOUS REMETTRE EN CAUSE, pendant tout ce temps ? Où bien, est ce que nous nous sommes réellement posé les vrais questions ?

    Bonne journée,

    NATHALIE MANCEAU

  • HERBINET

    Très chers amis,

    Luttant contre la criminalisation et la fraude fiscale, favorisant l’innovation technologique, féru de démocratie européenne et d’affirmation citoyenne, en faveur de la réforme des institutions, Pierre-Franck HERBINET *(1) enflamme son public sur le web par sa liberté de ton, par sa liberté de conscience et son sens de l’intérêt général.

    Derrière l’exercice de la démocratie, la vie jaillit. Cette vérité-là, nous la sublimons car elle libère la conscience collective. Quand les revendications citoyennes s’invitent dans le débat public, quand les rassemblements loyaux donnent de l’élan, alors la démocratie participative dictent l’agenda des questions vitales.

    Ci-jointe une sélection préparée par nos soins. Avec les idées du – Temps à Nouveau – nous guidant avec raison vers la Lumière du – Monde d’après -.

    Veuillez recevoir chers amis, l’assurance de nos salutations distinguées.

    Le Directeur de Publication
    06 89 39 18 85

    *(1)
    Pierre-Franck HERBINET,
    Président du café-citoyen de Lons-Le-Saunier, membre de La Nouvelle Arcadie,
    Membre de la commission égalité des genres et des chances du Mouvement européen,
    Membre de la société civile européenne,
    En adéquation avec le réseau ETAL.

  • Pierre-Franck HERBINET

    A la panne de la reprise américaine se superpose la crise européenne de la gouvernance; à cet égard nul ne songe au renoncement mais le temps n’est plus aux incantations mais à la réorganisation de nos désuets modèles. Affaiblie par de multiples échecs économiques et politiques, désespérée par l’absence d’éthique dans la finance, desséchée par l’euroscepticisme ambiant, l’Europe, sous perfusion, se préoccupe de la spirale paralysante.

    S’assombrissant à l’aune de l’aggravation de la zone euro, les perspectives s’effondrent malgré la recherche du point d’équilibre; si de la léthargie devons-nous sortir, tout laisse à penser que l’Europe ne survivra qu’à la condition de se construire autour de l’axe franco-allemand. Entre apocalypse et chemin de croix, les Cassandre s’arc-boutent sur la négation du camp des europhiles pour se livrer à de mortifères batailles.

    Puisque l’idée fédéraliste intervînt vainement sur la sceptique époque, la boussole européenne perdit le Nord. Sous les feux de la rampe, les jugements des experts vacillent d’intimes convictions. Toute vision sans discernement propose une force chaotique. De think tank bruxellois en laboratoires d’idées parisiens, la mue s’accélère entre les critiques de la rue Guillaume et les esquives de la rue Monceau. De paquebots en tribunes, le politique administre noblement la cité; face au peuple souverain, les serviteurs du pouvoir dessinent le futur dessein européen.

    Au-delà des frontières sociales, humaines et culturelles, le fardeau de l’humanité se charge de la fin des ressources abondantes et peu onéreuses, de la croissance léthargique, de la hausse des prix de l’énergie, du printemps arabe, du tsunami japonais et de la crise de l’euro. Zombies, oligarques, eurosceptiques, fondamentalistes, climatosceptiques sont renvoyés aux calendes grecques. Toutefois, rien n’émousse les grands architectes de l’Union européenne, puisqu’ à l’instar de – Mein Mädchen -, du G 20 et des Banques Centrales, n’ayons de cesse de bâtir l’Europe-puissance. L’Europe de l’énergie se passera du pétrole, du gaz et du nucléaire pour miser sur les ressources locales avec un financement local; l’Europe de l’égalité défendra la notion égalitaire.

    A la confusion des pouvoirs, les chevaliers blancs estiment que l’illusion d’une unité de façade de l’Union européenne traduit la chronique d’une fin annoncée, tout en plaidant en faveur du dialogue et de la compréhension de la diversité, des langues et des religions de l’Union européenne. De voies étroites en massives recapitalisations, – impossible n’est pas européen – tourne au bel euphémisme. De cris alarmistes en avalanche d’épreuves, – l’autre voie – se situe à la jonction du politique et de la société civile, relayant de nouvelles modélisations comme la transformation des ressources en riches innovations, le développement de la consommation – collaborative – et le renchérissement via la Toile d’une nouvelle économie du partage. De la fragilité de nos structures vieillissantes naîtra l’imagination au pouvoir exprimée par le quatuor pionnier – le ténor porte un regard sur l’avenir, le soprano change le cap, la basse dissipe les doutes pendant que le chef d’orchestre coordonne l’audace créative.

    Oser proclamer que d’autres politiques sont possibles ! De prime abord, nul ne songe à renoncer mais à réorganiser nos modèles usés, comme par exemple, l’indépendance énergétique, l’architecture bionique, l’internet physique, la maîtrise des dépenses publiques, l’équivalence entre les individus et la participation des citoyens aux affaires de la cité. A l’énergie créatrice, la colorisation de l’aquarelle se peint à l’aune du rêve promis. Le fédéralisme n’est aucunement la racine mais la matrice de l’Europe. Tout cycle ayant pour vocation de prendre fin, le fédéralisme conduira et construira le chemin de vie pour la communauté de destins.

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