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Malte préside l’Union européenne

Depuis le 1er janvier et jusqu’au 30 juin, Malte préside l’Union européenne. C’est une première pour cet Etat membre l’UE depuis le 1er mai 2004.

C’est le 11 janvier que se déroulera la cérémonie officielle d’ouverture de la présidence maltaise. Les citoyens sont annoncés comme devant être au cœur de cette présidence.

Malte est un archipel de cinq îles dans la zone centrale de la mer méditerranée, au sud de la Sicile, à l’est de la Tunisie et au nord de la Lybie.

Avec une superficie de 315 km2, la capitale est La Valette, la population est de 429344 (2015) elle représente 0,1% de la totalité de l’UE et son PIB est de 8,796 milliards d’euro. Deux langues officielles le maltais et l’anglais sont pratiquées. Malte est membre de la zone euro depuis le 1er janvier 2008, et membre de l’espace Schengen depuis le 21 décembre 2007.

Malte en Europe :

Le nombre de parlementaires européens maltais est de six. Cinq maltais siègent au Comité économique et social européen et cinq au Comité des Régions.

La Commissaire européen est Me Karmenu Vella chargée des questions d’environnement, des affaires maritimes et de la pêche.

Le taux de syndicalisation est relativement élevé à Malte. Près de la moitié des travailleurs est membres d’un syndicat. Les deux centrales syndicales majoritaires sont la GWU et l’UHM

Relations financières :

La contribution totale de Malte au budget européen est de 0,092 milliard d’euros, ce qui représente 1,08% du revenu national brut. Le total des dépenses de l’UE à Malte est de 0,134 milliard d’euros, ce qui représente 1,57% du revenu national brut. L’effet solidarité joue son rôle.

La présidence s’est fixée six priorités :

Migration : application des décisions déjà prises, assurer une répartition équitable des charges migratoires, Marché unique : Priorité au numérique, Sécurité : Lutte contre le terrorisme, garantir un meilleur contrôle des sorties des populations des pays tiers aux frontières extérieures de l’UE, Inclusion sociale : Protection des minorités, lutte contre le sexisme, garantir l’accès des femmes au marché du travail, Politique européenne de voisinage : sensibilisation aux conflits en Lybie et en Syrie, Maritime : Développement durable du secteur maritime

Pour en savoir plus sur la présidence maltaise : www.eu2017.mt

Chaque Etat membre de l’Union européenne est à égalité de droits et de devoirs. Souvent des Etats membres considérés comme « petits » ont réalisé de grandes présidences comme cela a été le cas par exemple avec la Belgique, le Luxembourg ou encore les Pays Bas, certes Etats membres fondateurs. La situation géographique de Malte peut contribuer à jouer un rôle de « ponts » non négligeables et c’est l’occasion de découvrir d’autres cultures, d’autres réalités, d’autres populations, d’autres façons de vivre. Durant cette présidence, c’est l’occasion de vivre ensemble, encore plus que d’habitude « Unis dans la diversité »

À propos Jean-Pierre Bobichon

Jean-Pierre est membre fondateur de Sauvons l’Europe
  • ulrich

    L’UNION EST UNIE ? ET L’ITALIE ?

    L’Europe difficile à bâtir ? Plusieurs raisons sont évoquées comme causes de cette difficulté, différentes recettes sont proposées pour permettre de choisir la bonne solution.
    Je crois nécessaire de se demander aussi si en Europe il y a un “syndrome italien”. Je fais référence aux difficultés sociales très importantes qui affectent les évolutions de la société italienne, ayant perdu pendant les 20 dernières années son tissu social. La dégradation de la société italienne et de ses capacités à progresser sont évidentes. La société italienne, qui ne fut pas unie lors de l’agrégation des territoires de différents petits états, a été jusqu’ici dépourvue des évolutions qui lui sont d’urgence nécessaires : unité du peuple, réformes sociales adéquates, gestions publiques bien gérées, solution des problèmes sociaux existants depuis longtemps, reprise de la confiance. Et pour cause…., la classe politique n’a pas ni de motivation pour le progrès de la société, ni de capacités gestionnaires adéquates. Par contre les intérêts personnels ……
    J’ai cherché pendant longtemps les raisons des mauvaises gestions institutionnelles en Italie, car en Italie on se fiche complètement de faire des analyses sociales. Voici la reconstruction des évolutions des dernières décennies :
    – en 1861 différentes principautés de la botte réussirent, après beaucoup d’efforts, à unifier leurs territoires. Après cette unification Mazzini, grand personnage politique qui avait beaucoup fait pour préparer le rassemblement des Etats de la botte, écrivit :
    “La Patrie n’est pas union de territoires et c’est tout ! La Patrie est concordance et rassemblement de sentiments, union de desseins et des destins d’une Nation, expériences vécues ensemble”. Il demanda, avec D’Azeglio, le rassemblement des Italiens. La demande ne fut pas écoutée par les nouvelles institutions de la botte, je pourrais expliquer pourquoi. Par contre les gouvernements envoyaient partout des avis d’imposition. L’Italie a vécu pendant longtemps dans l’idée que le pays était devenu une Nation. Le peuple était ignorant, ne savait pas, les politiciens ont pour longtemps fait des beaux discours……, ne se sont pas occupés d’éduquer le peuple… , ni de promouvoir des comportements vertueux. Un des coupables a été le bas niveau de la culture.
    Après la dernière guerre l’idée fut répandue par les gens des institutions que les bonnes capacités de gestion n’étaient pas nécessaires. Il valait mieux être dans un réseau, dans une camarilla ou coterie et magouiller. L’Italie est devenue actuellement une usine à gâchis de ressources (surtout des fraudes des politiciens) et le peuple n’est pas du tout ressemblé. Avec un tel model, où la motivation des agents des institutions est l’unité du peuple sont des choses très rares, le progrès n’est pas possible. Aussi car la gestion du pays est basée sur la navigation à vue, pas de programmes, pas d’objectifs clairs .
    Mon enquête, qui a été longue, montre que, pendant des longues évolutions sociales et suivant les faux semblants des discours politiques, l’Italie est devenue double comme suit : a) le pays formel et les institutions font semblant de fonctionner (très mal en réalité et toujours pire…..), b) puis l’Italie cachée, les cliques, les associations sécrètes sont devenues très actives dans la dernière décennie pour des affaires bien dissimulées. La corruption et les disfonctionnements institutionnels ont augmenté progressivement et sont même apparus au grand jour, par initiatives de magistrats. La justice marche très mal…., elle est toujours en retard et n’est pas fiable…..
    L’Italie se montre fréquemment ingérable et immobile, même si récemment une inversion de tendance semble apparaître. Les gâchis de ressources dus à la mauvaise gestion et à la corruption sont très importants, mais personne ne s’en plaint. Difficilement l’Italie pourra avancer, si elle reste telle quelle, si elle garde la dispersion de volontés et d’initiatives, qui sont parfois gérées dans l’ombre. Personne n’a essayé de comprendre l’origine du problème social, de l’insatisfaction des citoyens, car il n’y a pas la culture de la bonne gestion ni un tissu social adéquat……, ce qui arrive dans un pays dont les citoyens n’ont pas été ressemblés sur des objectifs et sentiments communs. En pratique, les Italiens ne savent pas quel est le problème…., ils sont habitués depuis longtemps à un système qui ne marche pas !
    Ce tableau, qui était gris il y a 20 ans, est récemment devenu noir, du fait de manque de réactions correctives et de la diffusion de la corruption. Ces évolutions négatives sont arrivées principalement à cause d’un manque d’unité nationale, unité d’âme et d’esprits. L’unité n’a jamais été vraiment créé (c’était juste un faux semblant) pendant 150 ans !
    La question qui me paraît importante, concernant l’Union : «A l’avis et aux sentiments des Européens, existe-t-il un fort sentiment social d’unité européenne dans les diverses entités nationales fusionnées, étendue à toute l’Union ?». Ce serait la première motivation nécessaire pour agir tous dans un cadre et un sentiment constructif. Mais aussi les représentants des pays à Bruxelles et Strasbourg ont-ils un sentiment fort d’appartenance à l’Europe ou sont-ils concentrés sur la défense des intérêts des différents pays qu’ils représentent ?
    Conclusion : avons-nous créé un ’entité européenne unie ? Ou devons-nous la créer ?
    U.Reali
    P.S. P. Herzog a écrit, dans « Europe, réveille-toi ! » : « L’U.E. travaille, propose, essaie d’anticiper, mais elle ne porte pas encore une vision ni une véritable stratégie ; ses institutions sont trop faibles, elle n’est pas un Sujet politique à part entière ».
    Je ressens le manque d’unité (qui pourrait se créer sur la base d’expériences communes et d’actions à définir) comme une entrave probable à la bonne construction de l’Europe.

    • jlcatalan

      viva VERDI!

  • Raphaël 78

    Merci de m’apprendre que Malte sera l’état qui présidera pour six mois l’Union européenne, enfin, présidera le Conseil de l’Union européenne, aussi appelé Conseil des ministres. Ne pas confondre avec le Conseil Européen, présidé par Donald Tusk, sommet des chefs d’État ou chefs de gouvernement et qui représente les états,
    et dont les responsabilités ne sont pas toujours bien délimitées par rapport à
    Jean Claude Juncker, Président de la Commission européenne, qui est celui que l’on voit le plus sur les ondes. Je me répète mais je trouve que cela fait beaucoup de présidences. Au delà des bonnes résolutions que Malte a prises pour ses 6 mois de présidence, serait-il possible d’avoir le bilan opérationnel de la Slovaquie qui présidait les 6 derniers mois ?

    • Gerard Vernier

      Sans vouloir charger exagérément la barque, on peut également ajouter que, dans le dispositif instauré par le Traité de Lisbonne (article 15 du TUE):
      – M. Juncker, en sa qualité de président de la Commission, est membre de droit du Conseil européen
      – Mme Mogherini, vice-présidente de la Commission, assure aussi les fonctions de « haut(e) représentant(e) de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ». C’est à ce titre qu’elle participe aux travaux du Conseil européen (article 15 TUE) et préside le Conseil (des ministres) des affaires étrangères (article 18 TUE).

      Tour cela peut paraître effectivement plutôt complexe – sinon baroque – mais, tout en évitant d’entrer dans des détails qui pourraient s’avérer fastidieux, on doit souligner que diverses dispositions des traités insistent sur le rôle de coordination que ces deux responsables doivent exercer afin de veiller à la cohérence des actions de l’Union.

  • Daniel FEYBESSE

    content de l’apprendre aussi. Mais surpris d’entendre parler positivement de la présidence du Luxembourg, quant on sait que Junker luxembourgeois, président de la commission européenne, célèbre pour sa responsabilité dans le luxleaks, s’est employé à faire capoter toute mesure contre l’évasion fiscale en Europe avec l’aide de social démocraties européennes, dont la Belgique et les Pays Bas, autres pays que vous citez en exemple, j’en reste pantois. Il est vrai qu’avec Malte, Haut lieu de la finance, ça va être l’entente cordiale, … pour les sociaux libéraux sans doute !

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