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Qu’ils aillent au diable !

« S’ils ne sauvent pas la Grèce, qu’ils aillent au diable… » C’est l’ancien chancelier allemand social-démocrate, Helmut Schmidt, qui le dit. Et il n’est pas seul à le penser. Si les dirigeants européens sont incapables de trouver une solution à la crise grecque, de trouver une issue fondée sur la solidarité et la discipline collective, alors, ils ne méritent pas l’Europe. Ou plutôt l’Europe, la vraie, celle des peuples, celle de nos enthousiasmes, celle de la liberté de circulation, de la monnaie unique, de nos étudiants qui découvrent Erasmus, du mélange des cultures, méritait d’autres dirigeants. Si c’est le diktat de Madame Lagarde qui détermine l’avenir de la monnaie unique, alors qu’on cesse de nous parler du poids de l’Europe dans le monde, si c’est le Fonds Monétaire International qui décide du devenir des peuples européens, alors rangeons vite toutes nos illusions continentales et coulons nous dans le moule confectionné à Washington.

L’heure est grave! C’est un demi-siècle d’espérance, des décennies d’efforts acharnés pour construire sur les ruines d’une guerre abominable un projet commun, que l’on s’apprête à rayer d’un trait de stylo. Pourquoi? D’abord parce que la directrice du FMI et quelques autres grands responsables de la finance internationale, n’auront pas réussi à obtenir de la Grèce qu’elle diminue encore le niveau de ses retraites. Parce que le nouveau gouvernement grec recherchait une issue autre que l’humiliation. Mais que l’humiliation était obligatoire. Pour que plus personne n’ose plus jamais contester les dogmes forgés dans les entrailles des grandes banques et des organismes financiers qui savent toujours ce qu’il faut faire pour le bienfait des économies et donc des peuples, mais dont les pronostics sont démentis par les faits un à un depuis des années.

Ce sont les mêmes qui n’avaient pas vu venir la crise financière de 2008, qui au contraire s’enthousiasmaient devant un système financier en folie. Les mêmes qui ont dû finir par reconnaître qu’ils avaient fait plus de mal que de  bien à la Grèce en lui imposant une austérité insoutenable. Les mêmes encore qui prédisent aujourd’hui que l’Europe n’a pas à craindre un « Grexit », une sortie de la Grèce de l’euro, et qui voudront demain nous dicter les mesures à prendre pour surmonter la crise dans laquelle ils auront plongé le continent.

Leurs modèles mathématiques financiers peuvent bien dire ce qu’ils veulent. Ce qui se joue autour de la question grecque les dépasse. C’est bel et bien la survie de l’Europe, comme ambition, comme projet commun, comme espérance pour la jeunesse du continent qui se joue aujourd’hui. C’est une page de l’histoire de l’Europe qui sera tournée si nos dirigeants ne se ressaisissent pas, sans que l’on sache bien qui pourra écrire la suivante. Si les Merkel, Hollande et consorts continuent plus longtemps à faire comme si c’était le FMI, la BCE et les marchés financiers qui font l’Europe. A refuser de voir que c’est d’eux mêmes que dépend l’avenir du continent. Qu’après les De Gaulle, Adenauer, Giscard, Schmidt, Mitterrand ou Kohl, c’est à eux aujourd’hui, François Hollande et Angela Merkel, qu’il incombe de décider du devenir du continent. De s’élever au niveau de l’Histoire, la grande, pas celle des déficits budgétaires, et des taux de TVA.

S’ils ne sont pas capables aujourd’hui de mettre de l’ordre dans la maison, d’en chasser les marchands, pour reprendre le pouvoir et le rendre cinq minutes aux peuples qui les ont désignés. Si prouver que l’Europe est autre chose qu’un grand marché les dépasse. S’ils n’ont pas le courage de reprendre les choses en main et d’imposer aux grecs comme aux organismes financiers, non pas telle ou telle mesure d’austérité, mais ce grand dessein que le continent cherche à s’inventer depuis le lendemain de la guerre… Alors, qu’ils aillent au diable!

 

Michel Lépinay, article initialement publié sur son blog

 

 

À propos Arthur

Arthur est vice-président de Sauvons l'Europe, rédacteur en chef du site
  • Je vous comprends. Je ne suis pas d’accord, par contre, lorsque vous en appelez à Merkel, agent CIA persistante (elle l’a encore prouvé avec la découverte des écoutes au profit de la CIA sur les négociations de Tafta, cas contre l’Europe, sur l’espionnage d’Airbus, produit européen et autres facéties) et à un hollande à la solde de la Finance, un homme unanimement méprisé, les mots qui reviennent le plus souvent : « dégoût , mépris « . Enfin, l’UE a les chefs qu’elle mérite , après tout.
    Bonne journée

    http://leblogalupus.com/2015/06/23/geopolitique-friction-du-mardi-23-juin-2015-tsipras-capitule-brave-petit-par-bruno-bertez/

  • Henri Tanson

    Michel Lépinay est lucide. Enfin.
    L’UE est une escroquerie vendue comme un doux rêve. Que de mensonges depuis 57 et le Traité de Rome, où les gouvernements commençaient à donner leur pouvoir à la finance… Sans se poser de questions: je rappelle que le fameux traité de Rome était une gentille intention…., de pages blanches, signé par six chefs d’Etat.
    La crise européenne, mondiale, est une crise des banques et de la finance et ce sont les peuples qui payent.
    Rappelons-nous que pas un seul euro versé à la Grèce n’est allé au peuple et aux entreprises, mais pour renflouer les banques grecques…
    Il faut savoir aussi, au passage, que la BCE spécule sur la dette grecque…
    Il fait bien réaliser aussi que la troïka, si j’en crois cet excellent reportage d’Arte, est en regroupement d’escrocs, en rien démocratiques.
    Il faut aussi se rappeler que le président de la Commission est Juncker: escroc patenté lui-aussi, pris la main dans le sac à favoriser les délocalisations fiscales de plus d’une centaine d’entreprises multinationales quand il était aux commandes du Luxembourg.
    Tsipras n’en finit pas de renier ses engagements auprès de son peuple et il va bientôt être lâché par les Grecs, pour le pire… Il sera sûrement remplacé par un « homme de Goldman Sachs » comme cela a été fait il y a peu (Papademos qui remplaça Papaandreou en Grèce, et Mario Monti qui prit la place de Berlusconi mis en minorité à la demande de la finance…).
    Le peuple grec se soulèvera? Qu’importe; il faut sauver les banques européennes, à n’importe quel prix; même au prix d’un gouvernement autoritaire (pour le bien des Grecs, bien sûr…)
    On est bien loin du doux rêve européen auquel Sauvons l’Europe voulais absolument continuer à croire.
    Prospérité, solidarité, paix… En fait: profit, profit et profit, pour quelques uns. Les banques, essentiellement. Alors que cette crise leur est imputable, ce sont elles qui en retirent tous les bénéfices! Il n’y a vraiment pas de justice…
    Au secours.
    Avant qu’il ne soit trop tard, chacun doit récupérer ses billes et reprendre le pouvoir malencontreusement abandonné à la finance et aux intérêts des multinationales qui n’ont comme morale que le profit.
    Merci Michel Lépinay.
    Bonne analyse. Qu’ils aillent au diable.
    À ce propos, avant d’aller au diable, je propose un grand procès international, façon Nuremberg, qui recherchera les responsabilités de chacun, afin qu’ils aient enfin à assumer leurs malversations.

    • Bellenger Pierre

      Donnez-moi une adresse postale, et je vous envoie une étude sur le sujet.
      Très cordialement
      Pierre.Bellenger@wanadoo.fr

  • Raisson

    Pas d’accord sur votre vision des responsabilités: la principale est celle des ex-gouvernements grecs qui ont falsifié leurs comptes, celle de l’UE est engagée aussi: de les avoir laissé faire si longtemps par manque de courage et de rigueur. C’est vrai que c’est comme toujours le petit peuple qui paye.
    On peut demander aux dirigeants actuels des pays « créanciers » plus d’engagement et de courage mais on ne peut pas les critiquer de demander aux grecs d’assainir leur système fiscal quasi inexistant.

    • Philbone

      Je plusse !

  • GONTIER Georges

    Commençons par éliminer Mme LA GARDE et stoppons les négociations du gd marcher transatlantique qui se négocie dans le dos des peuples ,que les corniaux qui nous gouvernent , retrouvent ce qui leur manque entre les jambes et s’opposent à la finances des marchants et donc des voleurs

    • Lepicard

      Alors il me semble que Mme Merkel n’a rien entre les jambes, de fait… Eh oui, aujourd’hui, il y a des femmes qui gouvernent. Eh oui, aujourd’hui le courage n’est pas l’apanage de ceux qui ont des couilles.
      Vous ne pensiez certainement pas à tout cela, mais moi ça m’agace le sexisme ordinaire du langage, les mots ont leur importance.

  • Oui, Henri Tanson. Un bémol : lorsque vous dites pas 1 centime à la Grèce , vous parlez du peuple grec, là, on est ok. Parce que 8 à 10% de « l’aide » sont allés à la Grèce pour l’armée et la police, par ex, avec interdiction signée par les contractants d’utiliser fût-ce 1€ pour la Santé ou l’Education, mais surtout en enveloppes pour les achats d’armes obsoletes et autres équipements (sous-marins de Merkel, par ex) pour financer les achats de voix aux élections qui ont suivi, etc… L’UE est une machine de mort au service des USA. « Tricherie sur les comptes  » oui, c’était le secret de polichinelle à Bruxelles, mais ils émargent chez Goldman Sachs. Qui est Draghi ? Qui est Monti ? Qui était Papademos ? Je signale que Papandreou , aux ordres, a largement majoré la dette réelle. Elle était de 12,5% , il a fait truquer les chiffres d’Elsat pour annoncer 15,4%, ce qui justifiait l’intervention du FMI et la mise en place de la troïka . Je signale aussi au passage, c’est anecdotique, que Mme Papandreou mère , en a profité pour jouer les CDS contre son propre pays et s’est fait des c…lles en or, comme Goldman Sachs, comme les membres de la Commission au courant, comme les politicards de tous pays au courant, comme les fonctionnaires de Bruxelles qui connaissaient la date de l’annonce de Papandreou. Tsipras joue un drôle de jeu après avoir eu « tout bon ». Même les banques vidées, remplies par l’UE (Ela) c’était un très bon plan. Les dirigeants de l’UE tremblaient de peur. Alors ? Ses « mesures » appauvrissant encore le peuple, devraient coûter 1 point de PIB à la Grèce . Je crains que ce ne soit un europathe et à voir ses amis, Melanchon et Pierre Laurent, je subodorais déjà un gros désastre . De plus, des mesures qui vont tuer le peuple un peu plus. Il bougeait encore, on l’achève . Quand on voit que même le PS (Filipetti, d’autres..,) reconnaissait que « l’aide est allée aux banques allemandes et françaises « . Que Merkel, agent CIA, ne pas se lasser de le dire, a reconnu « un désastre humanitaire  » en Grèce .
    Tout découle de la corruption intrinsèque des politiques grecs (ms en France aussi , notre pays est mis en coupe réglée par des agents au service de l’étranger ). ON leur a fait croire à une fausse alternance gauche ( on se marre) avec le Pasok, puis droite avec la ND, tous aussi corrompus les uns que les autres. Mais c’est la même chose ici.

  • Ah ! Que je vais continuer à refuser de voter pour cette pourriture. La participation est déjà signe d’allégeance au Système .

  • catalan

    Quel dommage cet amalgame!
    L’idée européenne est dans le texte de Michel Lépinay, mais il est abusif de justifier le sauvetage de la Grèce au nom de cette idée.
    La Grèce est la première responsable de son état, ses gouvernements successifs ont joué avec l’Europe et l’€uro pour assouvir des promesses démagogiques, et il est vrai que l’UE dit n’avoir rien vu, ce qui est manifestement faux.
    Raisson écrit vrai.

    La Grèce a été sauvée par l’UE en 2010 et 2012, et probablement à nouveau en 2015 avant les prochaines fois. Les créanciers majeurs de la Grèce sont les autres pays de l’UE (la France pour > 68 mds €), le FMI de Mme Lagarde ensuite.

    La dette grecque auprès des banques privées a été « restructurée », ce qui veut dire en français courant qu’une partie fut abandonnée (104 mds €)

    Le Grexit serait un cataclysme en Grèce et un séisme en €uroland; la Grèce de Syrisa et Tsipras en a joué et surjoué, j’ai entendu « poker » et « casino », ce qui est peu laudatif.

    La Grèce est en hémorragie financière, si on ne fait pas cesser cette hémorragie, tout l’argent injecté partira avec , ce qui s’est produit les deux fois précédentes.

    La Grèce sera sauvée une fois encore par l’UE, avec tous les regrets que l’on peut avoir, et à condition que Tsipras cesse de mentir, de promettre à ses créanciers et de démentir à ses électeurs.

    • olivier nahas

      « La Grèce a été sauvée par l’UE en 2010 et 2012 » : non =>http://zinc.mondediplo.net/messageshttp://zinc.mondediplo.net/messageshttp://zinc.mondediplo.net/messages/3127

      • Salvatore

        Au point où nous sommes je trouve désolante inquiétant que personne, parmi ceux qui se disent démocratiques et partisan d’une Europe fédérale ne prennent pas l’initiative pour proposer quelque chose pour éviter la faille de la Grèce. Comment peuvent imaginer les gouvernements d’Italie, Espagne, voir de la France d’échapper à la spéculation sur le taux d’intérêt de leur dette publique ?

        Où sont les verts, les socialistes, les libéraux qui se disent démocratiques, solidaires, fédéralistes ? Où est le Parlement européen ? Et ceux des autres pays de l’UE ? Possible que les premières vagues de chaleur aient anéantie toutes proposition alternative au suicide de l’UE ?
        Je crois qu’on devrait organiser un referendum à l’échelle de l’UE pour savoir si les citoyens, notamment de l’Eurozone, souhaitent ou pas que la Grèce accepte ou pas le plan proposé par la troïka.

    • Clive Hole

      Bonjour,

      C’est bien finalement de lire un commentaire sensé et équilibré. Ce sont les Grecs même qui sont responsable de leur sort, et il me semble en particulier les gens à la tête – armateurs, haut fonctionnaires etc – qui n’ont pas un sens patriotique grec pour aider leur pays. Rien ne sert il me semble à leur donner davantage d’argent, si les bases mêmes d’un état avec une administration efficace et honnête n’existent pas. Aidons-les à bâtir une telle administration, mais il faut d’abord que le peuple grec en soit d’accord.

    • Philbone

      @Catalan — Je lis : « Le Grexit serait un cataclysme en Grèce et un séisme en €uroland »…..

      Pour les Grecs, ça ne fait pas de doute. Incapables de se (re)financer auprès du marché  »normal » (ou alors.. à des taux au delà de l’usure), elle aura deux solutions :

      — ou bien sortir de l’euro qui sera un boulet insoutenable pour elle, et revenir à la drachme (comme ça, les Grecs auront tous le bonheur de devenir milliardaires en quelques semaines, puisqu’il faudra dépenser un milliard de drachmes pour acheter une livre de pita) ….

      — ou bien aller piteusement quémander quelques milliards aux Russes ou aux Chinois pour honorer les dettes qu’ils ont eux-même laissé s’accumuler depuis des décennies (Russes et Chinois, d’ailleurs, qui seront trop contents de  »mettre un pied dans la porte » de la Vieille Europe occidentale).

      Pour l’eurozone, par contre, ça fera à peine l’effet d’une brise passagère : je veux bien croire que toutes ces têtes d’oeufs sont viscéralement incapables de gérer l’économie mondiale (ça se saurait), mais elles ne sont pas nulles au point de ne pas avoir  »pris leurs précautions » ! Les futurs déficits issus d’un éventuel ‘défaut grec’ sont déjà absorbés dans leurs comptes depuis belle lurette ! ! !

      Les étudiants apprennent ça en première année d’économie. Ça s’appelle  »provisionner les risques ».

      Conclusion : la Grèce va se retrouver comme la cigale de la fable, et les  »fourmis » germano-nordiques seront à peine effleurées par le vent du boulet.

  • Je partage votre indignation et je voudrais la traduire dans mon langage.
    Les institutions de l’UE et la grande majorité de ses diriigeants sont prisonniers d’une idéologie dépassée, l’ultra-libéralisme. Elle raisonne de manière statique, en termes de modèles, à court terme. Elle fait de la concurrence un absolu, mais nie le fait que cette dernière se traduise par la concentration. C’est surtout vrai dans les domaine industriel et financier. La crise de 2008 a remis en cause ses certitudes, mais elle reste dominante par incapacité des décideurs à se remettre en question, à mettre en chantier un projet européen fondé sur les attentes des citoyens : la participation aux décisions publiques et le développement durable pour sortir de l’impasse du productivisme et du consumérisme.

    Cette impuissance se retrouve à propos de la Grèce. Les responsabilités de son endettement actuel sont partagées : le clanisme de ses institutions, de sa classe dirigeante a pesé lourd, mais il était bien connu et l’UE a fermé les yeux pour l’adhésion de la Grèce. Depuis, le malentendu s’est durci, il est devenu un dialogue de sourds ! La logique financière s’est déconnecté des réalités économiques et sociales et a aggravé les inégalités. Elle a imposé un apauvrissement de ceux qui n’avaient que leur travail pour vivre, tandis que ceux qui disposaient d’un patrimoine échappaient à l’impôt ou le plaçaient à l’étranger. Résultat : pendant que les banques récupéraient les intérêts de leurs prêts à la Grèce, la misère et le chômage augmentaient pour le plus grand nombre, mais l’endettement demeurait.
    La Grèce a subi en pire ce que d’autres pays européens ont connu, mais qui n’apparaît pas dans les statistiques officielles parce qu’elles ne raisonnent que sur des moyennes. Tant que les « bienfaits de la concurrence » resteront le dogme de l’UE, la logique financière aggravera les risques de désintégration. Il devient urgent de construire l’alternative : un projet de développement durable de l’UE dont les axes sont connus et qui peut seul, à terme, réduire les déficits publics par la création de richesse. C’est vrai pour la Grèce comme pour l’ensemble de l’UE. Car si la Grèce a besoin de l’UE, l’UE a autant besoin de la Grèce.

  • @ Georges Gontier, ok sur Tafta que même les élus de ce Parlement (Bruxelles) n’ont pas le droit de voir sauf accréditation par la Commission mais pas dans sa version définitive (aboutissement des pourparlers ) et avec interdiction de prises de notes ou de photos.
    @ Catalan : quand le peuple Grec a-t’il été « sauvé par l’UE « ? Chômage à 27%, (60%, chez les moins de 25 ans) retraites rabotées de 40%, et 40% de la population vivant au-dessous du seuil de pauvreté ? Les enfants tombant d’inanition à l’école ? Même le gouv fantoche et fasciste , mis en place par l’UE a fait des distributions de sandwichs pour les gosses. 45% de suicides en plus, chiffre déclaré ms bien au-dessous de la réalité (vs savez que le suicide interdit l’enterrement religieux , les familles ne déclarent pas). Un pays dépecé par les privatisations exigées par la troïka . Pas compliqué, tu « privatises « , en fait, tu appelles un comparse qui rachete et tu brades. Et tu touches ta valise. Loterie nationale, hyper -rentable, « vendue » pour 3 années de rapport. Et ici, en France ? L’UE n’est qu’un gros mécanisme de corruption. Quant à attendre quoique ce soit des gouvernants de chaque pays … !!! Merkel, USA, hollande ? Pas de courage ? On joke. Il suit sa feuille de route, imperturbable.

  • olivier nahas

    Pensée pour les nombreux français s’efforçant de nier/de soutenir/de justifier ce crime. (Ah oui c’est vrai, ils ont leur joker « Je Suis Charlie »). : http://zinc.mondediplo.net/messageshttp://zinc.mondediplo.net/messageshttp://zinc.mondediplo.net/messages/3127

  • BRAVO Michel Lépinay !
    Que les donneurs de leçons – Dieu sait s’ils sont nombreux dans les medias et ici même – fassent enfin connaissance avec le peuple grec, ce petit peuple courageux, généreux et hospitalier, que, contrairement à la légende, les grandes puissances européennes n’ont jamais aidé.
    On a préféré soutenir l’empire Ottoman (Conservateurs britanniques, empire Allemand et Austro-Hongrois) et imposer à la Grèce des monarchies germaniques.
    (Voir l’excellent livre d’Olivier Delorme « Histoire de la Grèce et des balkans »)

    Que la classe politique grecque ait été corrompue, ce n’est ni un scoop, ni un exemple isolé. Ce n’est pas une raison pour plonger un peuple dans une austérité qui avoisine l’esclavage et n’apporte absolument rien de positif si ce n’est encore davantage d’austérité.

    Si l’Europe n’est pas solidaire, si ce n’est qu’un vaste marché où les requins de la finance nagent à leur aise, alors cette Europe-là ne vaut pas la peine d’être soutenue.

    Yannis Varoufakis (qu’on ne présente plus), James Galbraith (économiste américain) et Stuard Holland (ancien collaborateur de J. Delors) font, dans un petit bouquin, 4 « modestes propositions » pour sortir de la crise, dans le respect des traités européens… encore faut-il que nos dirigeants européens les entendent, et acceptent de les mettre en pratique.

  • lechinois3000

    Comment faire confiance à une telle institution ???
    Vous souvenez-vous de Barosso l’ancien président de la commission , il vantait les produits US en matière d’aéraunotique au détriment des productions Européennes ( il discréditait l’A 400 de Airbus)
    Je me souviens du Président Jacques Delors il se battait pour organiser une Europe sociale , il voulait que tous les futurs Etats Membres aient une législation sociale minimale .
    Aujourd’hui l’a commission se bat pour imposer la possibilité offerte aux multinationales agricoles de breveter le vivant !!!
    la commission négocie des traites en secret (TAFTA)
    Comment faire confiance à cette institution ???
    LA France avait dans sa grande sagesse voter Non . Aussitôt tous les parlementaires se réunissaient et …le traité était accepté !!!
    Une Europe ne peut être que Démocratique .
    A lutta continua

  • Philippe Legros

    Les responsables de la situation actuelle du peuple grec sont ses anciens dirigeants, Nouvelle Démocratie et Pasok, dont les amis politiques sont au pouvoir dans le reste de l’UE, et au FMI, et qui ne veulent laisser aucune chance à Tsipras de bâtir une alternative à la politique néo libérale qui mène l’économie mondiale dans le mur.

    • Philbone

      Toujours la faute aux autres, hein ? Ce sont ces  »odieuses » institutions internationales, qui tiennent la Grèce à bout de bras financièrement depuis des années, qui sont responsables des malheurs de ce  »vaillant petit pays », comme j’ai lu ici plus haut ?

      Je lutte contre le  »néolibéralisme » depuis près de 40 ans, mais néanmoins… expliquez moi qu’est ce que ça veut dire , ce remède miraculeux qui consisterait à  »abandonner la politique d’austérité » comme l’ont fait miroiter les ‘gauchistes’ de Syryza auprès des électeurs grecs ???

      Augmenter tous les salaires ? (Re)commencer à dépenser A PERTE —et à fond les balais…

      Avec quel argent ? Avec l’argent qu’on emprunte aux autres ?

      Là il y a quelque chose qui cloche…..

  • Jacques Roullier

    Dans tout ce fatras je ne reconnait que 2 faits qui n’ont rien d’une découverte :

    1 – Le FMI est une organisation de comptables dans le sens le plus étroit du terme. La Grèce n’est pas le premier pays qu’elle a mené à la ruine.

    2 – La grèce n’est pas une démocratie mais une autocratie. Ses dirigeants ont menti pour entrer dans l’Euro. Le pays n’a aucune organisation. Sur ordre du FMI ils ont accepté (avec quels backchich ?) de vendre les ressources de l’état qui n’en n’avait guère. Pour rester dans l’Europe ils continuent de mentir et de promettre des actions qu’ils ne feront jamais.

    Alors mettons les à la porte et n’en parlons plus.

  • Jacques Roullier. « Mettons-les à la porte ». C’est vite dit, les Maîtres ne veulent pas. Les financiers qui actionnent les pantins, Merkel, Tusk, hollande… veulent que la Grèce parte d’elle- même . C’est le pb. Le Grexit était souhaitable mais Tsipras devrait être très habile. Vu Pierre Juvin, dégoulinant de haine sur BFM ou itv, (c la même chose) il disait : on ne demande pas à la Grèce de rembourser. On lui demande juste de payer les interets . (Comme pour tous les États, en somme, on « fait rouler la dette ») mais le montant des interets est usuraire . Et après tt, la dette est illégale .

    • Philbone

       »La dette est illégale »…

      Ah BON ?

      J’entends ça un peu partout (sous-entendu : ‘Super ! comme ça on n’a plus à la rembourser ! Chouette… dansons….’).

      J’aimerais si possible une argumentation concrète sur ce point : en quoi est-il ‘illégal’ de prêter de l’argent à quelqu’un qui vient vous supplier de lui en prêter (en dehors des règlementations concernant les taux ‘usuraires’, bien sûr) ???

  • Salvatore Annunziata

    Nous pourrions aussi les aider par le biais de manifestations, pétions…

    Pourquoi les groupes, les députés du Parlement européen sensibles à la cause fédéraliste ne saisissent pas la controverse de la dette grecque pour lancer une campagne européenne en faveur du fédéralisme ? De quoi avons-nous peur ?

  • ESCALA Gilles

    Les blogs sont souvent des défouloirs pour des gens unilatéraux, peu informés, et maitrisant peu la nuance, il est regrettable que celui de S L E ait le même travers. L’Europe s’est depuis sa naissance, construite dans ses crises, qu’elle surmonte pas à pas. C’est encore le cas aujourd’hui, par pitié, limitez votre pessimisme démobilisateur à votre sphère privée!

    • Sauvons l’Europe

      Notre position sur ce sujet bientôt. Nous partageons cependant le coeur de l’argumentation sur la logique comptable du FMI, qui patauge au milieu d’une affaire de famille européenne…

      • Catalan

        Votre position sur le sujet?
        Qui êtes- vous qui vous prenez pour des maîtres à penser?
        Dans le fatras des contributeurs et commentateurs, à l’exception de quelques minoritaires ( sur votre blog), les antiennes des nonistes fondées sur le vide sidéral de toute pensée.
        Vous êtes des imposteurs SLE, vous êtes européens comme les extrêmes, et vous cultivez l’imbécilité de ceux qui vous lisent à défaut de penser.

      • Catalan

        Sauvons l’Europe: qui êtes- vous?
        Tel que le lis vos contributeurs, à quelques exceptions noyées dans la masse des nonistes obtus qui répètent à l’envi les mots et maux de la sainte inquisition des extrêmes, votre blog est un lieu de désinformation certainement pas de débats intelligents.
        Que vous le vouliez ou pas, vous êtes des imposteurs qui ne sauvent certainement l’Europe mais contribuez à sa mise en cause, café du commerce de médiocres partisans.

    • catalan

      Ceci est sans espoir Gilles Escala
      Ils ont raison et ils éclaboussent de leur ignorance amère.
      L’Europe n’a pas besoin de SLE pour être sauvée, si tant était…

  • @ Salvatore. Des manifestations, il y en a partt, Paris, Berlin, Italie … Pétitions aussi. Mais vous voyez une UE qui dégouline de corruption et de fascisme, cf ses adhérents , Lithuaniens, lettoniens , bientôt Kiev, loi Renseignement en France, Valls ne se cachant pas de poursuivre le délit d’opinion, pire à venir en GB et vous demandez plus de fédéralisme ?! On vous dit « infamita » et vous en voulez plus encore ?! Comprenne qui pourra.

  • http://syriza-fr.org/2015/06/23/49-deputes-de-syriza-demandent-louverture-dun-debat-au-parlement-grec-a-propos-des-resultats-de-la-commission-daudit/

    Lisez, ce n’est qu’un rapport préliminaire non chiffré. Pour le chiffrage, les meilleurs économistes du monde entier sont en train de plancher.

  • Oui, cette crise grecque fait apparaitre au grand jour les grands financiers et qques pays qui ne voulaient pas de l’europe et qui sont prêts pour la démolire. Ils sont tous d’accord pour financer les banques mais pas pour
    aider un pays et sa population. On n’en a assez de cette politique des finances qui nous menent dans le mur. Nos dirigents devraient avoir le courage de se regrouper pour faire front à cette « mafia ». simone

  • Mais nos gouvernants sont déjà « Unis » dans la corruption. Ils sont les pantins grotesques de la Maffia.

  • Henri Tanson

    Sauvons l’Europe: sortons-en.
    Et plus nous restons, plus l’Europe s’auto-détruit, pour le plus grand bénéfice des financiers, des banques, des intérêts des multinationales…
    Si la Grèce veut encore avoir un avenir, une existence, elle doit en sortir. Quel qu’en soit le prix; sinon, elle est condamnée à sombrer dans le chaos…
    La France est dans la même situation de chute inexorable et doit sortir aussi.
    Et si la France sort, suivie des 26 autres États, l’Europe retrouvera DES couleurs, composée des pays européens autonomes mais coopérant avec l’Europe entière.

    • Philbone

      Quelle magnifique analyse !

      Car c’est sûr qu’en ‘sortant de l’Europe’, cette pauvre Grèce arrêtera illico de  »sombrer dans le chaos »….. La glorieuse drachme pourra enfin prendre son envol vers les sommets lumineux de la finance mondiale, à égalité avec le yen, le dollar et la livre sterling….

      Je ne veux pas devenir cruel, aussi stopperai-je ici mon ‘odieuse’ ironie…

  • En quoi une dette est-elle illégitime ? Voir Alexander Lack, principe de la « dette odieuse » accepté par les USA eux-mêmes et qui a conduit à l’effacement de dettes à plusieurs reprises.
    Une dette contractée par des gouvernants (fantoches comme Papademos, nommés par des puissances étrangères ) ou élus , qui n’a servi en rien à la population, juste à l’enrichissement de qq privilégiés, ex, les sous-marins obsolètes de Merkel (qu’elle refuse de reprendre ou de réparer ) ou de vrais équipements sur-facturés à 15 fois le prix (hein, Vinci !) la différence est en pots -de- vins , est une dette « odieuse » et n’a pas à être remboursée. Une dette contractée de façon forcée, parfois, par la corruption des gouvernants, souvent, (hein, le gouv de la troika et les suivants !) auprès de prêteurs qui savent pertinemment que le remboursement est impossible, ne sera pas remboursée. Une dette contractée à des taux usuraires ne sera pas remboursée . Le 1er mémorandum, ns avons la note du FMI de 2010 , qui prévoit que l’austérité va amener un accroissement de la dette. Dommages et interets pour crime contre l’humanité. Il est évident que l’austérité amène une contraction du PIB, en conséquence , un endettement à 120% passe à 180 et 200% automatiquement . Une erreur dans le modèle de calcul du FMI est reconnue par écrit par le FMI et ça a étranglé la population. Sans compter les bases truquées : l’endettement réel à 12,5% majoré traitreusement, c’est de la forfaiture, par Papandreou à 15,4%, le FMI était au courant et a tt de même pris 15,4% comme base de calcul. Les privatisations obtenues de cette manière frauduleuse doivent être annulées . Pas de cadastre ? Faux. Tout le Peloponese est cadastré, pour le reste, probablement pas. L’UE a versé les fonds pour le cadastre, par tranches sur diverses queues de programmes mais n’en a pas vérifié l’utilisation. En fait, elle versait des enveloppes sciemment . Merkel intervient après 2010 et dit que ça suffit, elle va vérifier l’utilisation des fonds versés , petit avertissement parce que trop de monde était au courant, elle ne l’a évidemment pas fait. L’UE si gentille n’a pas vu que les centres des impôts n’étaient pas informatises et Lagarde a empilé les règlements avec demande de factures (prouver qu’on consomme pour 20% de ses revenus) . Un agent ne peut traiter plus de 3 déclarations/jour. Les tickets sont revendus, ou jetés . Au moment des déclarations , on en retrouve plein dans les poubelles autour des centres des impôts . Et pas un seul ordinateur, hein ? Surtout pas, évidemment . Sous Papademos, dictateur nommé par l’UE si Democratique, les embauches de fonctionnaires ont explosé. Clientélisme . Voilà de la dette illégitime. Et on a viré des fonctionnaires réellement utiles. Et l’UE n’a rien mis en place pour faire payer l’oligarchie , ce sont des potes et si europeistes, des europhiles de choc, hein ? Tsipras , avec toute sa bonne volonté, va avoir du mal à les faire payer. Syriza n’est pas un parti politique, c’est un mouvement composé de gens de tous les bords politiques. Beaucoup de Pasok (comme notre PS) sont allés s’y réfugier avant la tempête pour se refaire une virginité et avoir une place. Mais comme la nature d’un socialiste, c’est la corruption, les banquiers et autres de l’oligarchie ont des dossiers. S’ils sont taxés, ils sortent les dossiers et c’est l’hécatombe . Alors, ça va freiner sec. A moins de prévenir le peuple et de virer lui- même les malfaisants . Mais si les banquiers ont les dossiers, lui ne les a probablement pas. Est-ce un problème ? Si le peuple sait, il remplace au fur-et-à-mesure et lance des enquêtes sur tous ses élus . Mais que va devenir l’UE, si on ne corrompt plus ?

    • Henri Tanson

      Bien dit !
      C’est argumenté.
      De nombreux contributeurs, commentateurs devraient s’en inspirer plutôt que d’exprimer des idées-reçues.
      Sinon, je pense à l’Islande qui s’est ravisée et a dit NON à son entrée dans l’UE alors que tout était prêt…
      Elle a dit NON aux dettes des banques et elle a consulté son peuple…
      La Grèce peut dire NON aux escrocs patentés. Et revenir à sa monnaie nationale, qu’elle appellera comme elle voudra. Et dont elle fixera elle-même la valeur !
      Sa valeur internationale sera, avec raison, dévaluée, ce qui lui permettra de rapidement augmenter ses exportations.
      Elle dira peut-être aux institutions européennes qu’elle remboursera cette dette en grande partie illégale, dans quarante ans, peut-être…
      Donc, les pays qui lui ont prêté feront semblant d’attendre des remboursements et intégreront ces montants dans leurs trésoreries. Et ça ne coûtera rien! C’est en ça que l’économie est merveilleuse: elle est tellement artificielle et basée sur du vent et de la confiance que l’on peut en faire ce que l’on veut. Un peu comme des enfants qui diraient: « on dirait que nous sommes des milliardaires »… Et ils sont milliardaires!…
      Elle dira NON aux intérêts qui courront. Et elle relancera son économie tout en remettant en ordre sa société délabrée.
      Je lui souhaite « trente glorieuses »!
      Tiens, et si la France faisait la même chose? Elle pourrait s’en inspirer…
      Triple sortie (… Oui, tant qu’à faire, on pourrait aussi sortir de l’OTAN)), retour à une monnaie nationale, dévaluation raisonnée, fin des délocalisations, fin des mouvements de capitaux incontrôlés et de marchandises chinoises et autres, fin de mise en concurrence sauvage avec des pays à bas-coût de main d’œuvre contre lesquels nous n’avons aucuns moyens de nous opposer, etc…
      Le bonheur!
      En plus, si la France sort, elle, c’est sûr, les autres pays de l’UE sortent aussi ! Pourquoi resteraient-ils si seule, l’Allemagne injecte de l’argent dans ce machin…
      Ça ne sera bien sûr pas si facile que ça, pas si indolore, mais on a bien vu que si nous dévaluons notre monnaie nationale, (cf. la forte dévaluation récente de l’euro par rapport au dollar) nos importations de pétrole qui sont extrêmement taxées, ne « flamberont » pas…
      N’écoutons pas les menteurs professionnels qui nous annoncent des cataclysmes: ce sont les mêmes qui nous promettaient la prospérité et autres fadaises!

      • Salva07

        Ce que me reste le plus imprimé dans la mémoire de mes études d’économie est le concept d »illusion monétaire » développé par Keynes. En effet, le brave économiste britannique comprit au début du XX siècle qu’il existe le risque de croire que la monnaie que nous avons dans nos poches a de la valeur en soi lors qu’en réalité sa valeur est donnée par ce qu’on peut acheter avec. Ceci est est encore plus vrai depuis qu’il n’y a plus de lien entre la monnaie en papier et les dépôts en or dans la banque centrale du pays qui émette cette monnaie.
        Pour faire plus semple, les euros que nous avons (ou pas) dans nos poches valent plus que les jolies dessins de nos enfants car qui vends des marchandises donnent plus de valeur aux billets en euro qu’aux dessins des nos enfants.

        Qui porte l’Islande comme modèle à suivre il devrait aussi rappeler que le gouvernement de l’époque avait décidé de pas payer les dettes que les banques de son pays avaient en vers notamment des banques britanniques. En plus, l’Islande joue aussi sur sa position géopolitique qui n’est pas celle des pays du Continent européen, qui font partie de l’UE et sont dans l’Eurozone.

        A ceux qui proposent la sortie de l’euro comme la panacée à nos problèmes, je demande combien de fois le franc française a du dévaluer après 1945 pour faire face aux problèmes de l’économie française de l’époque ? Combien de fois la lire italienne a du faire pareil?

        Quand en janvier 1992 j’étais à Rieka (Istre) pour porter secours aux réfugiés qui fuient les zones des affrontements entre les nationalistes serbes et l’armé croate suite à la désintégration de la Fédération des Républiques Socialistes de Yougoslavie, j’ai vu des billet à 9 zeros jetés dans les rues car personne ne le voulait plus. Voilà le scenario qui attendes qui veut sortir de l’euro. En effet, selon les détracteurs de l’euro comment on pourrait acheter l’uranium qui fait tourner les « jolies » et « sures » centrales nucléaires françaises. Avec combien de kilos de nouveaux francs (lires, drachmes, pesetas, etc.)irons-nous faire les course ?
        Personnellement je crois que la sortie de la crise est d’annuler une bon partie de la dette publique des tous les pays suite à la fin de la séparation des banques investissement des banques de dépôt; arrêter d’importer en UE des produits fabriqués sans respecter les règles établies, à minima, par l’OMT; arrêter avec le système qui oblige les Etas à emprunter sur les marchés lors que les banques empruntent directement à la BCE.
        Nous n’habitons pas sur un ile déserte comme celle de Robinson Crusoé. Nous sommes donc obligé de trouver un modus operandi qu’il prenne en compte les besoins des plus à détriment des privilèges de quelqu’un. Dit autrement, notre future sera fédéral ou il ne sera pas du tout.
        Mettons-nous donc au travail!

        • Henri Tanson

          Juste un commentaire à vos propos: arrêtez avec cette image stupide sur notre future monnaie nationale et cette question: avec combien de kilos de nouveaux francs allons-nous faire nos courses… C’est totalement idiot! Sauf le respect que je vous dois.
          La baguette à un euro? Ça deviendra la baguette à un « ce que vous voulez », nouveau franc, franc, écu, « notre monnaie », la « hollandaise » ou autre, qu’importe le nom. Il n’est pas question de dévaluer à 100.000% (si j’en crois votre image de kilos de billets) mais de remplacer l’euro par une nouvelle monnaie, la nôtre, française. À un pour un sur le marché français, mais dévaluée pour qu’elle retrouve sa compétitivité sur le marché international.
          Nos importations seront plus chères, mais pas tant que cela surtout si l’on parle du pétrole qui est tellement taxé que sa valeur peut doubler, nous ne le paierons guère plus cher. On l’a bien vu quand le prix de baril s’est effondré. On l’a bien vu quand l’euro s’est dévalué fortement par rapport au dollar: indolore !
          La monnaie nationale est un outil, la monnaie commune est un dogme. Servons-nous-en dans notre intérêt.
          D’ailleurs cet euro n’est ni une monnaie unique, ni même une monnaie commune, c’est une collection de monnaies attachées à chaque pays de la zone euro, émises par les banques nationales, monnaies homonymes et échangées à un pour un, par le bon vouloir des banques nationales. Mais c’est réversible et c’est bien pourquoi chaque État de la zone euro bénéficie d’un taux d’emprunt qui lui est propre…
          Je ne commente pas le reste, merci.
          Je vous aime quand même ! Même si vous ne connaissez pas l’UPR !

      • Philbone

        @Nicolas , @Henri…. Parfait. Bravo. Vous avez effectivement répondu. Le problème, c’est que vous avez répondu à une question… que je ne posais pas ! D’abord, Nicolas affirme que « Et après tt, la dette est illégale ». Et quand je lui demande en quoi est-elle ‘illégale’, il dérive vers une argumentation sur l’illégitimité de la dette….

        Vous croyez réellement que quiconque ici viendrait affirmer que  »la » (les) dette(s) actuelles de la Grèce sont toutes légitimes ???

        Sérieusement ?

        Manifestement, vous saisissez mal la différence entre ‘légalité’ et ‘légitimité’.

        Cette dernière fait appel à la notion de ‘morale’.

        Dans tout ce que dit Nicolas, on peut aisément remplacer le mot ‘illégitime’ par ‘immoral’.

        Hélas… Trois fois hélas… (Ou plutôt tant mieux !) Nous vivons dans un monde où les relations entre les individus, les peuples et leurs gouvernements , sont régis par des lois. Des lois rédigées par écrit, et signées antérieurement aux faits qu’elles régissent.

        C’est comme ça qu’on peut fonctionner, car sinon, c’est le règne du n’importe quoi (ça l’est déjà assez comme ça, imaginez ce que ça serait s’il n’y avait pas de petits bouts de papiers où sont clairement stipulés les  »termes de l’échange », comme on dit).

        Parlant de légalité : Nicolas affirme par deux fois que  »Papademos [ a été ] nommé ‘par des puissances étrangères’ « … C’est évidemment son opinion personnelle, et non un fait établi. Qu’on soit CONTRE sa politique (de droite… extrême) c’est une chose, mais c’est bien Papoúlias, président élu (en 2005, puis à nouveau en 2019) , qui l’a nommé premier ministre en novembre 2011… Tout ça, de façon parfaitement conforme à la constitution grecque.

        Si tu veux dire que ça remplissait de bonheur les ploutocrates mondiaux, c’est évident. Mais jusqu’à preuve du contraire, ce ne sont pas eux qui signent les nominations du prothipourgós…

        Là encore, brouillage entre des décisions objectivement ‘légales’ mais ‘subjectivement illégitimes’.

  • Les taxes . Grand tollé d’indignation en Grèce de la droite (ND + PS) car le gouvernement ose taxer les entreprises qui génèrent un bénéfice de plus de 500000€. Certes scandaleux. L’UE et sa troïka criminelle n’y avait jamais pensé. Évidemment . C’est pourquoi l’UE reste muette. Par contre, un foyer est taxé à partir de 7000 ou 7500€. Votre tas de boue que vs gardez pour aller travailler ou chercher du travail est compté comme un revenu de 5000€. Voilà pourquoi les grecs ont rendu leurs plaques. Travail au black ? Il faut encore en trouver. Le tavernier qui va occulter 15 repas ne m’intéresse pas . Avec les taxes, il aurait fermé depuis longtemps et tte la famille serait au chômage plus ses fournisseurs qui auraient mis la clé sous la porte. Ce petit black est la respiration du pays. Les armateurs ? Ils ont prévenu qu’ils changeaient de pavillon. Que fait l’UE ? Rien. Elle fournira les pavillons de complaisance. L’Eglise ? Avec la crise humanitaire, l’Eglise distribue des millions de repas par jour. Sinon, c’était jouable. Et voilà pourquoi votre fille est muette.

  • C’est devenu « la blague » mais ça procède d’une histoire vraie, un ami m’a raconté que sous Papademos, un proche est allé voir son cumbaro (parrain de son fils , les liens sont plus forts que la famille). Écoute, dit le pauvre homme, je n’en peux plus, mon animal de fils va me tuer. Un incapable, un ignare, pas de diplôme , trouve- lui qq chose. Pas de pb, dit le ministre (adoubé troïka, hein ?) je le fais entrer ministère X, 10000€/mois, la voiture et chauffeur, les notes de frais … Non, répond le malheureux, c’est bq trop pour ce nul. Bon, il entre au Cabinet du ministre X, 6000/mois. Non, je veux qu’il en bave, qu’il apprenne la vie.
    Après un passage infructueux à 5000/mois, il dit : mais juste le SMIc et sans avantages., Le ministre lui répond : là, mon cumbaro, je ne peux rien faire, il faut passer les concours.
    Rien à ajouter.

  • Le texte précédent pour que vous sachiez bien que nous ne sommes pas dupes. De plus, bq de gens parlent , PS frenchie par ex, économistes reconnus au service de la Banque, ce que j’ai pris pour de l’arrogance (on vous baise, et alors?) est en fait la reconnaissance de ce que nous savons et qui ne peut plus être nié, sauf décrédibilisation majeure dudit expert. Je pense que la loi Renseignement du « tremblotant  » va y mettre bon ordre. Signez la pétition d’Elise Lucet. Vous me direz que le Régime s’en b…mais peu importe, signez. Un peu de courage. De tte façon, votre simple passage dans un quartier où il y a un « espionné » vous fera tomber . Loi du filet dérivant . L’objectif de Soros est que l’UE devienne comme l’Ukraine.(Kiev) je peux poster le lien. C.-à-d. comme aux si beaux temps du nazisme, Stasi, KGB, les voisins , les proches, la famille, dénoncent toute déviation de pensée de la Doxa. La France, enfin, ce gouvernement qui n’est pas la France, a adopté la feuille de route. Bougez. L’UE fait semblant de soulever des atteintes aux libertés, je me marre. Il n’y aura évidemment rien, si ce n’est des vœux pieux. Combien émargent chez Soros ?
    À bientôt

  • Qui est Soros ? Un type hongrois de confession juive. A l’âge de 14 ans, il devient collabo des nazis pour piquer les terres de ses coreligionnaires agriculteurs . Dans les interviews, « vous n’avez pas de regrets?  » il répond « none » si je ne l’avais pas fait , un autre l’eût fait à ma place.
    Exfiltré par sa famille en GB, il adhère aux vues communistes d’un nouveau mentor, se déclare athée (c’est son droit le plus strict) et bâtit son Empire. Pourquoi le « E » ? Ce type hyper doué est au service de la Finance et on lui laisse prendre ses dividendes contre services rendus ou à venir. Il financé les Femen, les Pussy Riots, Anonymous, la chaîne tv allemande accolée â Mediapart, qui bosse pour Kiev, reconnu, ms on est pas responsables des donateurs (écrit sur Mediapart) et un Max d’ONG, même des mouvements évangélistes contre Israël qui voulait le taxer . Mais Soros, trop en vue, n’est que la partie émergée de l’iceberg. Il se vante d’avoir prépare Maidan depuis 2002. Vous n’avez qu’à reprendre ses déclarations. C’est pourquoi le type en vue ne peut pas être le Grand Architecte. Son rôle , financer, organiser et répandre un sentiment de peur. C’est ça l’UE.

  • Henri Tanson

    @salva07
    Un commentaire sur Sauvons l’Europe à propos de quelqu’un qui me répond… Qu’ils aillent au diable…!
    Juste un commentaire à vos propos: arrêtez avec cette image stupide sur notre future monnaie nationale et cette question: avec combien de kilos de nouveaux francs allons-nous faire nos courses… C’est totalement idiot! Sauf le respect que je vous dois.
    La baguette à un euro? Ça deviendra la baguette à un « ce que vous voulez », nouveau franc, franc, écu, « notre monnaie », la « hollandaise » ou autre, qu’importe le nom. Il n’est pas question de dévaluer à 100.000% (si j’en crois votre image de kilos de billets) mais de remplacer l’euro par une nouvelle monnaie, la nôtre, française. À un pour un sur le marché français, mais dévaluée pour qu’elle retrouve sa compétitivité sur le marché international.
    Nos importations seront plus chères, mais pas tant que cela surtout si l’on parle du pétrole qui est tellement taxé que sa valeur peut doubler, nous ne le paierons guère plus cher. On l’a bien vu quand le prix de baril s’est effondré. On l’a bien vu quand l’euro s’est dévalué fortement par rapport au dollar: indolore !
    La monnaie nationale est un outil, la monnaie commune est un dogme. Servons-nous-en dans notre intérêt.
    D’ailleurs cet euro n’est ni une monnaie unique, ni même une monnaie commune, c’est une collection de monnaies attachées à chaque pays de la zone euro, émises par les banques nationales, monnaies homonymes et échangées à un pour un, par le bon vouloir des banques nationales. Mais c’est réversible et c’est bien pourquoi chaque État de la zone euro bénéficie d’un taux d’emprunt qui lui est propre…
    Je ne commente pas le reste, merci.
    Je vous aime quand même ! Même si vous ne connaissez pas l’UPR !

  • @Philbone
    Je crois que ce que redoutent surtout les européistes, c’est que la Grèce puisse, une fois sortie, retrouver la croissance et le plein emploi; ça serait la fin de tout…
    Et la fin du règne des banques et de la finance pour deux ou trois générations humaines…!
    Alors, ON diabolise, ON cherche par tous les moyens à faire peur, ON ment, ON caricature et ON empêchera par tous les moyens la Grèce de sortir de l’UE… À n’importe quel prix, même au prix d’un régime autoritaire…

  • http://blogs.mediapart.fr/blog/gavroche/230615/les-banques-rameneront-le-fascisme-en-europe?utm_campaign=2829398&utm_medium=email&utm_source=Emailvision

    Je ne sais si les non-abonnés peuvent ouvrir et lire et surtout le très bel appel de Manos Glezos et de Mikis Theodorakis.
    Je fais copie du billet ms vs n’aurez pas les photos des élus et ministres en train de roupiller ni du petit somme d’Hollande en visite chez le roi du Maroc.
    Merci me dire si vous pouvez ouvrir

  • « Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. Ne croyez pas vos gouvernements lorsqu’ils prétendent que votre argent sert à aider la Grèce. (…) Leurs programmes de « sauvetage de la Grèce » aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle. Il n’y pas d’autre solution que de remplacer l’actuel modèle économique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d’un contrôle drastique de la Finance. Si les Etats ne s’imposent pas sur les marchés, ces derniers les engloutiront, en même temps que la démocratie et tous les acquis de la civilisation européenne. La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches. Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elles-mêmes générées sous forme de dettes.
    Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire fut le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté et d’Europe. (…)

    Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. (…)
    Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en Tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme. »

    Comme quoi, il y a vieux et vieux.
    Ceux qui roupillent au parlement.

  • C’était pas de moi. C’est l’appel de Manolis et de Theodorakis qui date de 2011.

  • http://blogs.mediapart.fr/blog/danyves/180514/les-pietres-fondateurs-de-l-europe-ces-heros-que-nous-celebrons-scrutin-europeen-oblige#comment-4822003

    Excellente analyse du livre d’Annie Lacroix-Riz, notre plus grande historienne sur « les origines du carcan européen  » éditions Le temps des cerises .

  • Catalan

    Sauvons l’Europe

    J’ai commenté ce blog- forum deux fois, vous mettant directement en cause.
    Ces deux commentaires ont été censurés et ne figurent pas.
    Sauvons l’Europe, respectez la démocratie de vos incantations.

  • http://www.bvoltaire.fr/christopheservan/crise-grecque-grexit-ne-couterait-quasiment-rien-contribuable-francais,183827?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=c8b311a630-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-c8b311a630-30564469&mc_cid=c8b311a630&mc_eid=2018d159dd

    Analyse pas mauvaise . Il dit ce que vous devriez savoir tous : le défaut ne coûtera pas 1 centime au contribuable français puisque c’est déjà intégré en passif dans les comptes. Pas d’accord sur le fait que ça entraînerait une dévaluation de 50%, c’est plutôt 25%. Également , que les demandes des banksters entraîneraient une chute du PIB de 3% si elles étaient appliquées . C’est fort possible. Tsipras doit tenir bon et expliquer au peuple que c’est intenable et que c’est fait pour être intenable . Il a été élu pour sortir les grecs de l’austérité, qu’il le fasse.
    Les Pasok vendus qui sont chez lui seront contre , et alors ? On connaîtra leurs noms et on recherchera leurs exploits passés, on affichera avec les photos. De l’aide, il peut en avoir. Mais il faut déclarer le défaut. Et poursuivre l’audit de la dette et balancer la liste Lagarde et autres dans toute la presse encore libre. Pas en France, lol ! En Allemagne, oui. Il a aussi Italie et Espagne où il reste des journalistes dignes de ce nom, peut-être la Suisse. Ça circulera tout de même .
    L’UE , bras armé des banksters, ne se laissera pas faire. Il risque une balle entre les 2 yeux.

  • http://m.lesechos.fr/monde/grece-pas-d-accord-avec-les-creanciers-avant-la-reunion-de-l-eurogroupe-a-bruxelles-021162298163.htm

    Pas d’accord. : le FMI exige la suppression de la taxe de 12% sur les entreprises réalisant au moins 500000€ de bénéfice annuel ainsi que celle du relèvement des charges patronales. Par contre, il exige suppression de l’allocation versée aux retraités les plus pauvres, et des retraites complémentaires et départ à la retraite à 67 ans. Insane. Tsipras a raison de dire que le FMI travaille , est au service de certains interets particuliers en Grèce .

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