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Votons pour ne pas laisser l’Europe aux populistes et aux banquiers

Dimanche 25 mai, la démocratie européenne connaîtra un moment historique car pour la première fois les citoyens décideront par leur vote de la personne qui incarnera « Bruxelles » pendant 5 ans.

Jusqu’aujourd’hui le président de la Commission était nommé par les chefs d’Etat européens dans des négociations de couloir, la Commission reflétant ainsi l’équilibre politique du moment entre les pays membres de l’Union européenne.

La crise a montré à quel point l’Europe était entrée dans nos vies, à quel point comptent les choix politiques de ceux qui la dirigent que seul le suffrage universel peut désormais légitimer.

Chaque grande famille politique européenne s’est dotée d’un candidat : Jean-Claude Juncker pour les conservateurs, Guy Verhofstadt pour les centristes et les libéraux, Martin Schulz pour les socialistes, José Bové et Ska Keller pour les Verts et Alexis Tsipras pour la gauche de la gauche.

Jeudi 15 mai, ils ont confronté leurs projets dans un premier débat, moment crucial de la démocratie européenne, que la télévision publique française a relégué sur sa chaîne parlementaire.

En France, dans un silence gêné, on nous promet une large progression des populistes, portés par la foule nombreuse de ceux qui voudraient hurler leur frustration dans un scrutin défouloir.

Alors que tous les sondages indiquent que l’écart entre la droite et la gauche sera très faible et que chaque bulletin comptera, les citoyens français enverraient au Parlement européen un bloc de députés stérile, inutile, votant non – c’est leur programme ! – à toute initiative d’où qu’elle vienne ?

Les citoyens doivent s’emparer de cette élection historique ! Et d’abord ceux qui partagent les valeurs de progrès, pour désigner des candidats qui mettront un frein à la seule politique d’austérité aveugle des conservateurs du président sortant José-Manuel Barroso.

Que ferait Jean-Claude Juncker en qualité de président de la Commission européenne qu’il n’a fait pendant 10 ans comme président de l’Eurogroupe ? Poser la question, c’est y répondre.

Pour une Europe démocratique, ambitieuse, écologique, solidaire, ouverte et de liberté : le 25 mai, votons pour une majorité europrogressiste !

À propos Arthur

Arthur est vice-président de Sauvons l'Europe, rédacteur en chef du site
  • Nicolas V

    Au fait, qui a refusé la séparation entre banques de dépôts et banques « d’affaires  » ?
    Ne serait-ce pas « l’ennemi de la Finance « ?
    Au fait, qui a demandé, le 11 février , l’accélération du Traité Transatlantique (on ne peut plus opaque pr les citoyens, mijoté entre US et Commission européenne )
    ? Ne serait-ce pas « l’ennemi de la Finance « ?
    Qui est surnommé « Monsieur Paribas  » ?
    Et vous attendez quoi, exactement, de citoyens un peu au fait de vos actions ?

  • André Landesman

    Si « l’ennemi de la finance » est qui je crois, je remarque que les élections européennes n’ont pour objet ni de le soutenir ni de s’y opposer! Ces élections ne sont pas du tout des élections nationales!

  • Nicolas V

    Vous pensez ?
    Ce st les citoyens français qui sont appelés à émarger par « l’ennemi de la Finance « .
    Alors qui est concerné et par quoi, bien exactement ?
    Je vous renvoie à l’article de Capital de ce jour sur le Traité Transatlantique.
    Vous pensez qu’il n’impactera pas la vie des Français ?
    Alors, vous voulez dire que la France est déjà morte (bon job de « l’ennemi de la Finance ») et que les citoyens français ne votent plus que pour leur asservissement , leur mise en esclavage par l’extérieur
    Je vous renvoie au « Parti de l’étranger  » (Chirac).

  • philippe Waldteufel

    On est certainement beaucoup dans les lecteurs de ce bloc à comprendre voire partager l’amertume voire la fureur de Nicolas V.

    Et alors ? Si on se retrouvait avec J.C. Juncker comme successeur de Barroso, cela nous avancerait à quoi ?

    Juncker est peut-être un homme aimable, mais comme Barroso il est tout sauf dynamique, et il a assumé pendant plus d’une décennie le pouvoir dans un Luxembourg connu de tous pour être une sorte de paradis fiscal au sein même de l’Union.

    Assurément, en France le chef de l’Etat n’a pas fait preuve de la détestation de la finance qu’il avait clamée en 2012. Quant à Juncker, il a jamais dit qu’il était l’adversaire du monde de la finance. Et de fait tout montre qu’il ne l’est pas !

    L’envoyer à Bruxelles suite à une victoire de la droite aux élections de dimanche, ce serait sans doute un succès pour la démocratie, mais un échec désolant pour ceux qui voudraient de l’imagination, du progrès social, du colmatage des gros défauts (fiscaux, sociaux, monétaires) de la construction européenne actuelle, et plus de morale en politique.

    Et ça dépend un tout petit peu de nous…

  • Nicolas V

    Bonjour, il faut intégrer que les jeux st faits. C juste un partage de postes, il est acté.
    Le « perdant » aura une vice-prez, je ne sais plus de quoi et on s’en fiche.
    Entretemps, Mr Delors ns fait part de ses inquiétudes sur la distribution du job qui devrait ou non se faire en fonction de la dite majorité obtenue.
    Pr lui, ce n’est pas un bon deal, au regard de la paralysie de qq semaines que cela peut générer
    La Finance n’attend pas.
    Ce vote ne sert pas la démocratie
    Ce vote soutient les banques
    Vous avez tous les mêmes sources que moi : au minimum Capital, Les Echos, Challenges, etc…
    Vous devriez voir que les 2 « prétendants  » ne st que les 2 faces d’une même pièce de monnaie.
    Entre le capitalisme rampant, honteux (quoique de + en + clair, pourquoi se cacher ?) et le capitalisme triomphant ms avec parfois une dimension plus sociale que la Gauche, des satellites qui ont déjà monnayé les alliances, il vous faut choisir.
    Ceux qui ne st là que pr canaliser, vs les connaissez.
    C’était leur rôle dévolu dès le départ
    D’autres ne collaboreront pas
    On dit « populistes » ça semble être une insulte, demandez ou recherchez la définition du populisme.
    C plutôt honorable.
    Vous parlez de « fureur », cher Monsieur, je parle de dégoût et de mépris
    Bien cordialement à tous les hommes libres de bonne volonté.

  • Nicolas V

    Pardonnez-moi ce petit ajoût.
    Un navire rouillé, qui prend l’eau ne se colmate pas.
    On l’envoie par le fond
    Bien cordialement

  • Nicolas V

    Article Canard de ce mercredi « hollande ménage tjrs les financiers du Djihad »…
    Ou le Chef de l’Etat porte plainte immédiatement contre le Canard qui peut laisser penser que notre Président de la République serait un agent de l’étranger ou nous, citoyens, en tirerons les conséquences.

  • Nicolas V

    Au fait, il y a un 1 er ministre français en train de faire campagne en Espagne après qq villes de France pr le PS
    Le dernier valide l’idée de l’internationalisation ou europeisation (scrutins pas locaux, ms au bénéfice d’un parti- soutenu, financé par on ne sait qui).
    Les précédents meetings étaient ds la campagne française locale
    C quoi, tt ce qu’on peut dire « local  » « pas local « , ne rime à rien
    Ms les français votent sur des listes locales Regionales
    Il faudrait avoir qq éclaircissements sur les frais de la campagne du PS français ou du PSOE qd le 1er ministre français fait les campagnes électorales de son parti.
    Salaires, voyages, protection, réceptions , militants par cars entiers, défraiement des participants (on se déplace pas pr rien , c une HLM ou un job pr la famille ou du fric).

    • Sauvons l’Europe

      Bonjour,
      Je connais des meetings où les gens se déplacent sans être payés… passons.
      Le PSE est financé publiquement, par le budget du Parlement européen en fonction du résultat électoral. Mais ce financement est faible et ne permet pas l’organisation d’événements de ce style, qui doivent rester à la charge des partis membres. Sans info particulière, c’est le PSOE qui a du financer ce meeting.
      Bien à vous,
      Arthur

  • Nicolas V

    Ref Der Spiegel : Schulz est le candidat de Merkel quoiqu’ils affectent de ne pas s’entendre, ça c pour le pigeon électeur
    Échanges de textos etc…
    Cambadelis était pas au courant.
    Il découvre et s’insurge contre la presse française qui a relayé.
    Lisez la presse étrangère
    Je vs conseille The Guardian.
    Pas d’infos non encadrées ds la presse française, aucune confiance

  • gugu

    « Jusqu’aujourd’hui le président de la Commission était nommé par les chefs d’Etat européens dans des négociations de couloir, la Commission reflétant ainsi l’équilibre politique du moment entre les pays membres de l’Union européenne. »

    Et bien c’est toujours le cas aujourd’hui, il est simplement demandé au conseil de tenir compte du résultat du vote au parlement, mais le conseil fait ce qu’il veut et le parlement n’a aucun recours si le conseil nomme quelqu’un d’autre que Junker… Quelle grande avancée démocratique !!!

    Mais peut être que à « Sauvons l’Europe » on ignorait cette disposition, car pour écrire : « la démocratie européenne connaîtra un moment historique car pour la première fois les citoyens décideront par leur vote de la personne qui incarnera « Bruxelles » pendant 5 ans. », vous étiez soit ignorants, soit malhonnêtes, dans les deux cas il y a un problème.

    J’avoue que j’aimerai bien une réponse à cette question…

    • Sauvons l’Europe

      Bonjour,
      Aucun recours? Le Parlement doit donner son accord à la majorité absolue de ses membres. Il peut donc… le refuser.
      Est en train de se mettre en place une mécanique politique parlementaire classique dans tous les pays qui font leurs élections à la proportionnelle. Certains chefs d’etat (Cameron en particulier) s’opposent à cette démocratisation, mais il est bien en train de se passer quelque chose. Plus de détails dans un article à venir !

  • Nicolas V

    Lol !!! Vous l’attendrez longtemps…
    Avec mes sincères condoléances si vous en aviez cru un seul mot.
    Bien cordialement

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