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Emmanuel Macron, un atout jeunesse pour l’Europe

Le premier tour des Présidentielles a vu une montée des surenchères anti-européennes, de la démagogie et des contre-vérités. La palme des mensonges revient sans nul doute à François Asselineau, le candidat du soi-disant FREXIT, qui, marchant sur les traces de Nigel Farage, le héraut du BREXIT, n’a pas hésité à affirmer d’un ton professoral que la France récupérerait plus de dix milliards d’Euros par an en sortant de l’Union européenne. Des chiffres totalement faux, assénés devant des journalistes incapables de le contredire.

La palme de l’hypocrisie revenant à la candidate du FN, qui, sans vergogne, crache sur le drapeau européen alors qu’elle use et abuse des indemnités et facilités du Parlement européen depuis des années.

Jean Luc Mélenchon, qui nous a fait rêver d’une Europe de l’Atlantique à l’Oural, est prêt pour cela à passer la Crimée pour pertes et profits (une terre qui a toujours été russe, dit-il, ce qui est une contre vérité totale). Quant aux deux candidats « traditionnels » de la droite et de la gauche, Fillon et Hamon, sans être anti-européens, ils ont voulu nous faire croire, selon la vielle méthode du « y a qu’à, faut qu’on », qu’il suffisait de demander pour obtenir l’abolition de la directive détachements des travailleurs, l’augmentation des aides européennes aux agriculteurs français ou réviser les règles budgétaires de la zone €uro. Seul Emmanuel Macron s’est distingué pendant cette campagne de premier tour en portant haut le drapeau étoilé de l’Europe tout en refusant la démagogie de ceux qui pensent qu’on peut changer la politique communautaire d’un claquement de doigts. Il nous a montré le seul chemin possible, ni anti-européen, ni eurosceptique, mais euro-refondateur.

Il a mérité pour cela le soutien des Européens convaincus, comme nous tous qui voulons « Sauver l’Europe »

Nous nous réjouissons donc qu’il soit arrivé en tête du premier Tour !

La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, désormais inéluctable, peut constituer une chance pour refonder ce qui demeure le projet politique le plus enthousiasmant des 60 dernières années. Emmanuel Macron, avec la fougue de sa jeunesse, la force de conviction de son pragmatisme et l’intuition politique unique qui l’a fait se lancer dans l’aventure d’En Marche, est le leader qui peut relever le défi de rendre l’Europe à la fois plus forte et en même temps de nouveau populaire.

C’est la jeunesse et l’enthousiasme européen d’Emmanuel Macron qui pourront rassembler un nombre significatif de leaders européens pour renforcer l’Europe, affaiblie aujourd’hui autour de quelques propositions simples comme la sécurité des frontières, une vraie diplomatie européenne, un budget pour la zone Euro renforcée et des initiatives pour la jeunesse d’Europe. Si plus de 45% des Français ont voté pour des candidats qui nous proposent de sortir de l’UE, c’est que cette dernière a perdu son attractivité, notamment vis-à-vis de la jeunesse. Le nier serait être dans le déni.

Emmanuel Macron peut en effet devenir l’atout « jeunesse » de l’Europe, car il comprend les attentes les espoirs et les frustrations de sa génération et des plus jeunes. Cette jeunesse lui donne une vision ouverte et optimiste de l’avenir. Il comprend que la mondialisation est la conséquence inéluctable du monde moderne. La rejeter serait aussi absurde que rejeter le progrès scientifique. En cela, Emmanuel Macron est un vrai progressiste. Il a bien compris que c’est l’Europe qui nous aidera à nous protéger des effets négatifs de cette mondialisation mais en même temps qui nous permettra d’en saisir les opportunités. Car en effet, se couper du monde serait se priver des gisements d’emplois et de croissance que seule l’ouverture sur les autres peut apporter à notre jeunesse.

Je me réjouis particulièrement de l’accent qui est mis sur la jeunesse par Emmanuel Macron dans son programme. Il est celui qui propose d’élargir le programme ERASMUS et il soutient l’initiative que Jean Arthuis au Parlement européen a lancé, avec mon appui au Comité Economique et Social Européen pour un ERASMUS des apprentis. Emmanuel Macron est le candidat qui propose un « pass culture » de 500 euros à tout jeune quand il atteint ses 18 ans car il a compris aussi que l’accès à la culture, comme à l’éducation, est ce qui conditionne l’avenir de chacune et de chacun.

Il pourra réussir ce pari d’autant plus qu’il réformera en même temps notre pays, notamment avec le « Pacte girondin » qu’il a annoncé le 7 avril dernier à Furiani pour que nous sortions du jacobinisme centralisateur qui nous étouffe aujourd’hui. Il a compris qu’il fallait libérer les énergies créatrices et que cela passe par les territoires. En passant, il a annoncé aussi qu’il se battrait pour que la France ratifie enfin la Charte européenne des langues minoritaires du Conseil de l’Europe, ce que j’apprécie hautement en tant que Corse car j’estime que le respect des identités est un gage de modernité et de démocratie.

Le 7 mai prochain, j’appelle donc sans hésiter à conforter à accorder à Emmanuel Macron une large majorité qui lui donnera la légitimité nécessaire pour réformer la France et donner un coup de jeune à l’Europe. Un vote POUR et non pas un vote CONTRE. Marine Le Pen représente le passé de l’Europe, le retour aux vieux démons du nationalisme et du repli sur soi dont nous savons qu’ils nous ont toujours amené que des désastres. Les 11 et 18 juin prochains, il nous faudra aussi envoyer au Palais Bourbon une majorité de démocrates, de progressistes et de vrai européens convaincus de la nécessité, non seulement de sauver l’Europe, mais surtout de l’améliorer.

C’est le moment de se réveiller face au rejet de l’UE et d’en profiter pour relancer le rêve européen avec une approche jeune et dynamique

 

À propos de l'Auteur

Henri Malosse

Conseiller européen Trentième Président du Comité Economique et Social Européen (2013-2015), Vème Institution de l’Union européenne

Henri Malosse a été le 30ème Président du CESE de 2013-2015 dont il est membre depuis 1995. Il en a été le Président du Groupe des Employeurs entre 2006 et 2013 en tant que représentant des CCI françaises. Son mandat a été marqué par son soutien au mouvement civique en Ukraine qui lui a valu d’être un des 4 Français bannis de Russie par Vladimir Poutine en 2015. En 2014, sa rencontre controversée avec le Dalaï-lama lui a valu notamment les critiques de Marine le Pen et de Jean-Luc Mélenchon. En 2014, Henri Malosse a été fait Chevalier de la Légion d’Honneur par l’ancien Président de la République Valéry Giscard d’Estaing.

À propos Sauvons lEurope

Sauvons l’Europe, association pro-européenne et progressiste qui s’engage pour une Europe démocratique et solidaire
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