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Europe solidaire ou nation populiste ?

Nous nous réjouissons naturellement de l’arrivée en tête d’Emmanuel Macron dans cette élection singulière où le premier tour comptait pour tant. Le parcours fulgurant du candidat ayant le plus mis en avant sa volonté européenne apporte un démenti à tous ceux qui s’interdisent d’aborder le sujet européen qui serait par nature impopulaire. Il est clivant cependant, et il suffit de constater que Jean-Luc Mélenchon, seul autre candidat avec Marine Le Pen à avoir défendu une sortie de l’Europe, refuse de se prononcer clairement sur un vote de second tour. Au-delà des prétextes, ceci montre qu’il n’y a plus d’évidence de son côté, sinon quel besoin de consulter ses militants? Le Parti Communiste n’a pas eu de ces fausses pudeurs et nous l’en félicitons. Il a par ailleurs de positions européennes très différentes de celles de M. Mélenchon, et ceci montre une autre orientation d’esprit.

Il ne faut pas détourner les yeux du second tour, au cours duquel la candidate de l’extrême-droite, du recul de la démocratie et des libertés publiques, va tenter de rejouer sur son nom le référendum de 2005. Cette logique politique est suffisamment forte, et la blessure suffisamment douloureuse chez de nombreux citoyens, pour que le leader des insoumis hésite à refuser d’y prêter la main. Le combat doit être mené à fond, et il se jouera notamment sur l’Europe.

Mais, une fois passé cet obstacle, la course va continuer. Alors qu’un bouleversement politique d’ampleur est partout annoncé, de quel ampleur sera-t-il? Quelles recompositions auront lieu, autour d’un futur Président qui n’appartient à aucun des partis de gouvernements, grands ou petits, qui ont mené la France ces dernières décennies? Il ne nous appartient pas de jouer les pythies, mais simplement d’avoir ce message: il nous semble illusoire que la stabilité d’un futur gouvernement puisse reposer uniquement sur le mouvement qu’est En Marche. La France qui s’est exprimée hier est trop violemment divisée en trop de morceaux de parts égales pour que cela soit possible.

Nous souhaitons la constitution d’une majorité europrogressiste, qui ait clairement pour projet l’évolution de notre projet européen. C’est évidemment le combat du socle social européen, déjà en cours dans les institutions européennes  et que nous devons rejoindre avec force! C’est la lutte contre l’évasion fiscale, dont nous devons dire que de nombreux observateurs ont estimé qu’elle avait eu lieu ces dernières années sans le gouvernement français, et peut être même contre lui! C’est encore le progrès de l’Union européenne vers un fonctionnement démocratique, qui est désormais une réalité et qu’il faut faire vivre! Ajoutons à cela que nous avons un fort attachement à la démocratie sociale, qui ne semble pas être un des axes forts du candidat jusqu’alors.

Nous ignorons quelle forme, quelles limites et quelles modalités cette majorité peut rencontrer dans un monde politique qui se cherche. Mais au centre-droit, jusqu’au sein de certains membres des Républicains, et à gauche, jusqu’à une large partie du Parti Communiste, l’espace naturel pour un tel contrat politique est à explorer.

 

À propos Sauvons lEurope

Sauvons l’Europe, association pro-européenne et progressiste qui s’engage pour une Europe démocratique et solidaire
  • FORTIER Bernard

    QUE VOULEZ VOUS DIRE DANS CETTE PHRASE?
    C’est la lutte contre l’évasion fiscale, dont nous devons dire que de
    nombreux observateurs ont estimé qu’elle avait eu lieu ces dernières
    années sans le gouvernement français, et peut être même contre lui!

  • mareau

    C’est la première fois qu’un futur président de la république – Macron – propose l’Union Nationale. Cette Union est la clé pour résoudre la grave crise de la France. Ce n’est pas en se tirant des balles dans le pied par deux clans qui s’opposent que nous serons forts. Tout le monde semble d’accord avec cela sauf Mélanchon ! Il joue le jeu dangereux de l’ambiguïté en laissant entendre une certaine abstention. Il dit ne pas voter Le Pen mais il critique surtout Macron. Pas net le type ! Il sait que l’abstention favorise Le Pen mais il s’en moque ! Cet homme fasciné par le dictateur Poutine (tout comme Le Pen), est dangereux.

    Son programme, par sa ressemblance à celui de Le Pen (sans financement sérieux) est de nature à la valoriser. Il faut expliquer à ceux qui ont voté pour lui, qu’en effet il faut changer l’Europe ! Mais pour ce faire, il y a une seule condition préalable : ÊTRE FORT et SÉRIEUX ! Quand la France est forte est unie, alors elle peut influencer l’Europe dans le bon sens. Tout est là !

  • Jacques Ernest

    Tout à fait d’accord avec l’analyse et votre engagement pour le 2ème tour.
    J’ai personnellement, comme bien d’autres, une question sur le ‘non-engagement’, que je trouve scandaleux, de J L Mélenchon pour le 2ème tour : que dire notamment aux plus jeunes .
    Je pense par ex. à mes propres petits-enfants qui, pour des raisons que je comprends parfaitement, se sont engagés pour lui dans la campagne du premier tour ? Je pense évidemment qu’ils voteront Macron, mais pour la suite ?? N’oublions pas aussi à quel point MLP ratisse large dans les ‘classes populaires’…

  • Araucarias

    Ce qui rapproche Mélenchon de Le Pen, c’est que la démocratie dite libérale leur pose problème. Mélenchon ayant même un projet plus élaboré que Le Pen pour proprement la mettre en « vielleuse »; par sa supposée VI eme constitution (ce qui « encore » est la vie électorale). Que Mélenchon n’appelle pas à voter Macron n’est donc en rien une surprise (sf pour ceux qui ne savent que flatter ce pseudo-tribun), c’est même en totale cohérence avec ce que prétend représenter ce personnage, heureusement sorti

    • Grégoire

      Mais enfin, vous ne vous renseignez pas du tout ou quoi ? La 6e République, c’est plus de participation du peuple, plus de contrôle sur les élus, certainement pas la « mise en veilleuse » de la démocratie ! Je n’aime pas l’individu Mélenchon, mais ne lui faites pas dire n’importe quoi !

  • Pierre Robardet

    Je suis une personne de gauche depuis très longtemps(j’ai 78 ans) et j’ai voté pour Benoit Hamon que je considère qu’il a été le seul à oser proposer des solutions nouvelles. Dans 15 jours je voterai pour Macron pour faire barrage à Le Pen, et parce que je suis profondément attaché à l’Europe.
    Mais que va-t-il se passer après ça? En France, on ne peut pas continuer à avoir une
    grande partie de la population vivre avec 1200€ de ressources par mois alors qu’une relative petite partie vit dans l’opulence. Essayez d’imaginer comment vous pourriez vivre avec 1200€/mois! Et sur ce sujet, que propose Macron?
    Alors, je suis inquiet pour la suite. Je me souviens de l’Italie lorsque la Gauche a été éliminée un peu de la même façon qu’en France. De jeunes messieurs proposaient un avenir radieux et ils ont fini par avoir Berlusconi!
    Il faut que des choses changent profondément, que l’Europe ne réagisse pas uniquement à la pression des banquiers qui ont fait pression par derrière pour imposer le 1er ministre luxembourgeois. On voit le résultat!
    Sans un réexamen des politiques sociales et du partage des richesses, notre Pays ne s’en sortira pas et je ne demande pas le même revenu pour tous, mais le respect du travail de chacun.

  • Mamicha70

    J’ai aussi 78 ans, gauche catho comme on dit, et j’ai voté Hamon, dont les idées et les projets sur l’écologie étaient les plus fiables et les plus sincères, qui a eu le courage de faire face à la déroute de son parti. Je voterai Macron, sans état d’âme, bien sûr, pour l’Europe, bien sûr, mais son soutien au lobby nucléaire, entre autre, me fait mal. C’est presque avoir à choisir entre la peste et le choléra. Car que fera-t’il contre la « grandemétropolisation » de notre pays, cher à Sarko, qui détruit nos campagnes ? Se souviendra t’il que ce sont les oubliés, les délaissés, les mis de côté, aux USA qui ont porté Trump au pouvoir ? Avec Macron aujourd’hui, c’est reculer pour mieux sauter ?

    • pap 63

      Bonjour,
      Je partage les commentaires de Pierre ROBARDET et Mamicha 70.
      J’ai 79 ans et je suis aussi “catho de gauche“, et j’ai voté pour Hamon au premier tour.
      Ancien cadre supérieur d’ED GDF (mais la majeur partie de ma carrière s’est effectuée au sein de GDF) je suis inquiet pour les positions prises par Macron en matière d’écologie et de transition écologique, même si j’apporterai ma voix à ce monsieur compte tenu du système électoral en vigueur.
      Par ailleurs, ayant voté non au référendum de 2005, je ne l’ai pas fait par refus de l’Europe, mais par refus de la constitution proposée à l’époque.
      Je ne vois pas trop en quoi consiste la majorité progressiste dont parle l’auteur de l’article.Nos institutions tant Française qu’Européennes, Manque quasi totalement de démocratie, et il me paraît urgent de les refonder sur réellement une base admise et respectée par tous d’égalité en droits de tous les êtres humains dans l’espace et le temps et de la défense de ces droits.
      Plus précisément, pour moi cela signifie que les droits des autres êtres humains tant Européens que d’autres pays sont opposables à nos propres droits et que donc, tout le système électoral doit respecter le principe : un citoyen égale une voix. Cela devrait donc se traduire pa une forme de fédéralisme autour de valeurs, d’objectifs et de moyens partagés, en particulier, dès lors que l’on veut partager une même monnaie.
      La France devrait ainsi en se donnant une nouvelle constitution qui intégrerait ce principe d’appartenance à un ensemble plus vaste dans une volonté de paix et d’un vivre ensemble fraternel et solidaire.Elle serait ainsi en mesure de faire des propositions de différentes compétences qui pourraient être déléguées au niveau Européen dans une gouvernance démocratique.(cette délégation étant validée simultanément par l’ensemble des peuples des pays membres dans un même scrutin dont le dépouillement serait analysé à un double niveau : par pays oui ou non pour telle ou telle délégation (le vote blanc étant considéré comme une non adhésion au principe et donc assimilé à un non) et au niveau global Européen.)
      Selon les résultats il serait nécessaire alors de revoir les traités pour en faire une double adaptation : d’une part entre les pays ayant majoritairement voté oui, et entre ces pays et ceux ayant voté majoritairement de façon négative. Ainsi pourrait s’ébaucher une Nouvelle Europe au sein de l’Europe actuelle, mais avec une gestion à étages de compétences clairement définies et reposant sur des bases démocratiques et avec des budgets propres.

  • Eurexit

    Jour sombre pour la France. Vite, partons en Angleterre !

    • mareau

      Encore un qui n’a pas compris qu’il existe un seuil réaliste de puissance pour la souveraineté effective, face aux multinationales et aux grands pays continents. S’isoler c’est prêter le flan à ces dangers et c’est tout le contraire de la souveraineté simpliste de LE PEN.

  • mareau

    Bien dire aux abstentionnistes que s’abstenir ou voter blanc, reviennent à voter Le PEN.

    MELANCHON vote donc Le PEN. Tout comme Fenech (LR). Aucun journaliste ne le reprend et pourtant ce n’est pas une opinion, c’est mathématique !

    • Grégoire

      Non, ce n’est pas mathématique, c’est simplement faux. Voter blanc, c’est voter blanc. Vous n’avez pas besoin de répéter ce qu’on vous dit lorsque c’est faux même lorsque cela vous arrange.

      • mareau

        Bon les nuls en math voici la démo de la règle de trois : Imaginons que l’étiage LE PEN soit à 32 % après les ralliements annoncés. Si le total blanc + abstention atteint 50% des inscrits plutôt que les 80% du premier tour. On aurais alors 32% / 50 × 80 = 51 %.

        Donc je répète, vous mélangez la notion d’opinion avec la notion factuelle, exactement comme le fait Trump.

        C’est sur cette inculture que compte LE PEN et elle doit se féliciter des hésitations de MELANCHON. Réveillez-vos neurones !

        • Grégoire

          Vous ne voyez que ce qui vous intéresse dans ce calcul : L’abstention fait autant monter le pourcentage de Macron que celui de Le Pen.

    • sylvain

      … pathétique de manque d’analyse critique! comment pourrait-il voté le pen alors que c’est son ennemie (et non son adversaire) depuis 30ans. macron est sont adversaire et pour de nombreuse raisons profonde, des anti-néolibéralisme débridé, il est plus dure de voté pour macron en 2017 que pour Chirac en 2002.
      de plus il a dit texto qu’il prendrais l’avis des militant de sont mouvement avant de ce prononcer, on appel ça la démocratie direct! certain devrais en prendre de la graine au lieu de faire des raccourcie de comptoirs.

      • mareau

        Le front Républicains (qui n’est pas pourri) c’est l’addition de ceux qui font barrage à l’extrême droite. Il est fait non pas de ralliements mais de voix de blocage. En face l’étiage limité de LE PEN monte en valeur relative par les abstentions et les blancs qui manquent au front républicains. Ne soyez pas complices d’un désastre possible !

  • Raphaël 78

    Visiblement, les français en avaient majoritairement marre de l’éternelle alternance des deux principaux partis et ils les ont dégagés. Heureusement qu’entre les deux autres choix extrêmes, l’extrême-droite et le communisme bolivarien, il y avait Macron.
    Maintenant, outre le fait que Macron devra prouver qu’il n’est ni un Hollande Bis, comme dit la droite, ni un produit des 1% qui dirigent la France, comme dit la gauche, le problème est qu’il n’a pas vraiment de structure lourde derrière lui et devra composer avec un parlement hésitant.
    Il n’a d’assuré que les centristes de Bayrou, pas très nombreux, et une
    partie de la gauche. Comment vont réagir les parlementaires de droite ? Verront-ils l’intérêt de gouverner la France ou bien l’intérêt politique futur de la droite ? Qui sera le prochain premier ministre ? Et si tous les départements en bleu Marine sur la carte des votes envoient un parlementaire de la même couleur à l’hémicycle, bonjour le cirque !
    Ceci dit, l’UE est provisoirement sauvée et je suis d’accord avec la phrase « qu’il existe un seuil réaliste de puissance pour la souveraineté effective, face aux multinationales et aux grands pays continents » et que « S’isoler c’est prêter le flan à ces dangers et c’est tout le contraire de la souveraineté simpliste » mais à Bruxelles aussi une réflexion lourde s’impose d’urgence !

  • Grégoire

    Je n’arrive pas à comprendre comment des personnes qui veulent « Sauver l’Europe » puisse se réjouir de l’avènement d’un Macron, qui prône l’ensemble des politiques qui rendent l’Europe impopulaire. Vous manquez de clairvoyance…

    • sylvain

      +1000.
      macron est une fumisterie sa notion de la solidarité ce résume a celle des actionnaire et de l’oligarchie.
      oui a l’Europe! non au néolibéralisme débridé qui est la source de la monté des fondamentalisme sous toute leur forme!

      • Grégoire

        Content de ne pas être le seul à avoir ce point de vue sur cette page. Il va falloir se bouger aux législatives pour l’empêcher d’avoir une majorité, sinon on est parti pour des dizaines de loi Elkhomry. Vraiment, @Sauvons l’Europe, ce type de lois (impulsées par Macron je le rappelle), ça vous paraît vraiment rentrer dans le cadre de la « solidarité » ? La suspension des allocations au refus de deux offres d’emplois, c’est de la solidarité ? Le recul du salariat et le blanc-seing donné à l’uberisation et donc à la diminution des salaires et des conditions de travail, c’est de la solidarité ? Et la suppression de l’ISF pour les plus riches ? Et le refus de la nationalisation temporaire pour sauver des emplois viables ?

        Vraiment, vous associer à ce type de programme me donne envie de me désinscrire de la newsletter. Je continue pour voir un peu, mais on va déjà bouffer encore plus de propagande néolibérale pendant 5 ans, alors je ne vais pas m’en imposer moi-même si vous continuez sur cette lignée.

        • mareau

          Libérer le travail en injectant de la souplesse + harmoniser la fiscalité en Europe, sont les seules solutions pour créer beaucoup d’entreprises et donc beaucoup d’emplois.
          Le plein emploi amène de facto de bons salaires par le mécanisme de l’offre et de la demande.
          Vous ne réalisez pas les défis de demain : la modernité accélère les changements et Macron met le paquet sur la formation. Il faut créer plus d’entreprise qu’il n’en disparait.
          Dans ce contexte mondial, les entreprises ont un cycle raccourci ! Ce sont des faits et non des opinions.

          Cela veut dire que la situation particulière d’une entreprise doit être être traitée à son échelle pour obtenir des décisions pragmatiques et adaptées à son cas personnel.. Sinon c’est lourdeur et perte de temps !
          Exemple : soit une entreprise qui prévoit une baisse provisoire de son chiffre d’affaire dans le cadre de son activité propre. Ce n’est pas la branche qui peut régler cela ! L’entreprise discute avec ses employés et détermine comment faire face au mieux pour passer le cap. Personne n’a intérêt à licencier pour le plaisir ! Le patron veut garder ses équipes bien formées pour repartir à fond lorsque le carnet de commandes se remplit à nouveau.
          L’accélération du rythme est mondial et les lois de la physique sont claires : souplesse ! La vrais sécurité pour les employés est dans un réel effort de formation. La prospérité de la société dépend de la santé des entreprises (petites et grandes). La santé des entreprises dépend des investissements qui eux-mêmes seront importants si la France n’a pas plus de frein que les autres pays environnants. Il faut comprendre l’économie plutôt que de balancer des phrases toute faites.

          .

          • Grégoire

            Nous connaissons la vulgate néolibérale. Tant pis si elle a été testée partout , avant la crise des années 30 puis à partir des années 70 jusqu’à aujourd’hui, et qu’elle amène à plus de pauvreté et à plus de crises. Au nom du libéralisme économique, on a torturé sous Pinochet, on a détruit des vie sous Thatcher, on a appauvri intellectuellement sous Reagan, et le résultat c’est un taux de pauvreté très élevé dans ces pays. Oui, l’Allemagne a un taux de pauvreté plus élevé que la France, il faudra le répéter et le répéter à chaque fois qu’on nous la prend comme exemple.
            Faciliter certaines choses pour les entreprises, pourquoi pas, mais pas au détriment du reste, et ce n’est certainement pas avec ça qu’on aura un monde meilleur. Pour quelques dixièmes de PIB, on détruit tout ce qui est indénombrable.
            Vous voulez de l’emploi ? Alors pourquoi faites-vous confiance à quelqu’un qui a balancé 40 milliards aux entreprises sans contrepartie, ce qui n’a créé que très peu d’emploi, alors qu’il y avait des utilisations beaaaucoup plus saines de cet argent pour créer réellement des emplois.de

          • Gérard Padiou

            Un ensemble de mesures qui n’ont pas été essayées et pourraient être tentées car elles sont dans le programme d’Emmanuel Macron : réformer en profondeur l’apprentissage pour faciliter l’insertion professionnelle, libérer l’énergie des entreprises de l’économie sociale et solidaire, soutenir et développer les entreprises coopératives, faire de la crèche un instrument de lutte contre les inégalités, diviser par deux les effectifs de CP et de CE1 en REP et REP+, sortir la France des énergies fossiles, faire de l’économie circulaire et du recyclage un nouveau modèle économique, etc, etc.
            Ce ne sont que quelques phrases prises dans le programme d’Emmanuel Macron. Ces propositions sont issues de gens comme vous mais qui se sont réunis pour discuter et trouver des idées pour améliorer la situation. Si vous avez des solutions, pourquoi n’avoir pas participer à un comité ?

          • Grégoire

            Il y a des éléments positifs, forcément, dans ce programme : Réduction des effectifs en primaire, etc.
            Cependant, EM a déjà montré le type de projet qu’il propose pendant le mandat de Hollande, et il n’est certainement pas apte à accepter un certain nombre de réformes nécessaires du fait de sa vision étriquée du rôle de l’Etat dans l’économie.
            Pour lui, l’Etat se réduit à un rôle de « régulation », et non de « politique économique ». La preuve est son discours devant les salariés de Whirlpool, leur disant que son rôle n’ira pas plus loin que dans du « shaming ». C’est petit bras, et certainement pas adapté aux nécessités de l’époque, d’autant que la néolibéralisation de l’économie qu’il réclame va dans le sens du renforcement des entreprises dans la prise de décision qui touche à l’intérêt général, au delà de ce qui nous rassemble, c’est-à-dire l’Etat.
            Céder au pouvoir économique des prérogatives étatiques, voilà ce qu’a fait Macron avec la loi Travail (derrière laquelle il était). Je ne veux rien avoir à faire avec un tel projet, d’autres candidats étaient bien mieux placés pour présenter mes idées.

      • mareau

        Votre grammaire vaut votre analyse ; elle est simpliste par l’emploi des mots-clés issus de l’extrême droite.

        Essayez d’argumenter sur la base de données réelles et fouillées.

  • braunstein eddy

    1° L’éventuelle élection de E Macron ne doit pas conduire à croire que l’idée européenne est toujours majoritaire dans notre pays et si elle l’est, la raison en est sans doute l’absence d’une solution alternative. En effet, les 24% de Macron et les 7% de B Hamon même en y ajoutant une partie de l’électorat de Fillon ne font pas une majorité !

    2° Pour que l’idée européenne est quelques chances de repartir il faudrait que nous avancions vers plus de coopération et non pas plus de concurrence dont les conséquences sur les personnes les plus exposées sont funestes et touchent désormais toutes les catégories sociales y compris les classes moyennes et tous les pays de l’Europe. Or les propositions de E Macron de baisse de l’IS et de charges en France n’apportent pas de solution et ne manqueront pas de relancer des mesures identiques dans d’autres pays par d’autres méthodes.

    3° La montée des extrêmes dans toute l’Europe n’est pas tombée du ciel un jour de mauvais temps mais elle est bien la conséquence de la convergence des politiques économiques et sociales dans l’UE entreprises depuis près de deux décennies pour faire baisser le prix du travail, de la crise de 2008 qui a vu une partie des castes dirigeantes de la finance échappées à toute remise en cause et à toute poursuite, sans oublier la présence d’un fraudeur à la tête de la commission européenne en la personne de M Junker qui illustre que l’intérêt général est concept peu partagé. En effet, quand on compare l’évolution du revenu par tête d’habitant au sein de l’UE, mieux vaut résider dans un pays fraudeur que vertueux.

    4° Le faible taux de chômage dans certains pays n’est pas lié aux mesures de baisse des charges ou d’impôts mais bien à une explosion du travail précaire et à temps partiel. C’est à dire au partage obligatoire du temps de travail. En fait nous n’avons plus des salariés mais personnes en activité. Si la France a aujourd’hui 18% de temps partiel, le RU, L’Allemagne et bien d’autres pays sont à 30% et certains approchent les 50% (NL) sans oublier le recours à l’autoentrepreneuriat qui permet de sortir des millions de personnes des chiffres du chômage sans pour autant leur donner les moyens de subsister. Ainsi, la mesure proposer par E Macron d’instaurer en France un système d’assurance chômage universel ouvert à tous y compris aux indépendants, libéraux etc…,qui participent activement aux 17Mds de fraude à la TVA, va donc faciliter le développement du travail à temps partiel et précaire en France plutôt que de donner un véritable travail au plus grand nombre et valide de fait le modèle économique de l’Ubérisation. Pourquoi contester quand vous avez une assurance chômage ! Dans 5 ans, nous aurons sans doute 7% de taux de chômage mais avec 35% de temps partiel et de travailleurs pauvres et précaires.

    En fait E Macron ne doit pas se tromper de diagnostic, les français ne sont pas anti ou pro européens mais leur vote démontre qu’ils recherchent principalement la sécurité dans de nombreux domaines et principalement dans un travail qui leur assure une certaine stabilité pour leur avenir et celui de leurs enfants. Et cela représente au moins 60% de la population.
    Or, l’autonomisation des écoles à l’image du secteur privé, la possibilité demain pour les universités d’engager des partenariats publics-privés, la baisse des charges et des impôts sans aucune contrepartie en matière d’investissement productif, l’augmentation de la flexibilité doublée d’un système universel de protection du chômage dont les contours sont très flous ne sont pas des mesures de stabilisation sauf pour ceux qui sauront les utiliser c’est à dire ceux qui sont les mieux informés. La gauche a oublié qu’il n’y avait pas que des bac+4 en France et elle a été punie ! Souhaitons qu’il n’en soit pas de même pour ce futur président annoncé par les sondages et qu’il permettra en cas d’élection à notre pays de conserver son honneur au sein de l’UE.

  • Gérard ROUSSET

    enfin les cours de la bourse remontent. La finance gagne sur le nationalisme. Voila une belle avancé qui nous permet de rêver à un avenir radieux avec tous nos soucis qui s’envolent. Belle image d’une démocratie triomphante.

    • mareau

      En laissant filer la dette (2200 G€) nous avons invité la finance. Pour être à nouveau souverain, il faut la rembourser.

      Cela étant dit c’est quoi la « finance ? ». C’est en majorité des épargnants européens, français et autres,qui placent quelques économies sur des valeurs sûres comme la France. Mais si demain la France est dans les mains d’irresponsables, alors ces épargnants demanderont aux banques de mettre leur argent ailleurs. Une Le Pen ou un Mélanchon nouvellement élu, ne pourrait plus emprunter les 70 G€ / an pour payer les retraites et les fonctionnaires. Où alors au taux de la Grèce durant le haute de crise à plus de 10% au lieu des 0.5% ! 20 fois plus !

      Alors pour espérer changer le capitalisme, il faut d’abord être fort pour atteindre ensuite le pouvoir d’influence particulier que le France peut avoir sur l’Europe. CQFD

  • mareau

    La dualité oscillante Gauche (G), Droite (D) donne 4 solutions binaires et une solution analogique :
    Les 5 solutions sont : G ; D ; G–D = 0 ; G+D = 1 ; R(0:1).

    G ou D on a essayé et ça bloque car on se tire dans les pattes.
    G–D = 0 (ni l’un ni l’autre c’est nul, on essayé sous vichy)

    G+D c’est l’union , c’est la force , c’est En Marche sur deux jambes

    En réalité la solution est un mixe entre 1 et R(0:1) soit l’ensemble infini des réels entre 0 et 1).

    Il y a le simplisme et la réalité. J’ai choisi la réalité !

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