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Jean-Claude Juncker répond à Plus d’Europe à la Télé !

En novembre dernier, Sylvie Guillaume, Vice-Présidente du Parlement européen, posait en lien avec l’initiative Plus d’Europe à la Télé une question écrite à la nouvelle Commission afin qu’elle rende compte de ses objectifs de présence des commissaires dans les grands médias nationaux.

Jean Claude Juncker, au nom de la Commission, apporte ici sa réponse dont nous retenons deux points en particulier: D’une part, les Commissaires défendent désormais leur politique de manière systématique en salle de presse, les images étant gratuitement à disposition des médias. D’autre part, ils recherchent à l’occasion de leurs déplacements dans les Etats-membres à s’exprimer sur les grands médias.

 

1. Dans les lettres de mission que j’ai adressées à tous les membres de la Commission en septembre 2014, je les ai invités à jouer un rôle actif sur le plan politique dans les États membres. Je leur ai aussi demandé de s’exprimer régulièrement dans les médias et de dialoguer avec les citoyens. Depuis le premier jour du mandat de cette Commission, cette demande a été strictement appliquée et suivie d’effets. A présent, moi-même, le premier vice-président Timmermans ou un autre vice-président rendront systématiquement compte des décisions prises lors des réunions du Collège dans la salle de presse de la Commission. En parallèle, les membres du Collège s’expriment chaque semaine en salle de presse sans compter leurs multiples apparitions médiatiques se focalisant sur les priorités politiques de la Commission. Depuis le 1 novembre 2014 les membres de la Commission se sont présentés 32 fois en salle de presse. Seulement 15 présences ont été enregistrées entre février et mai 2010. Toutes ces participations en salle de presse sont filmées par « Europe by Satellite » et rendues disponibles sans charges à toutes les chaines publiques et privées de télévision. 

2. Ces premiers résultats sont aussi le fruit de la réforme des méthodes de travail de la Commission y compris de notre service du porte-parole dont la structuration a été adaptée à l’organisation de notre travail autour de nos projets prioritaires coordonnés par les vice-présidents. Cette réforme améliore déjà les services rendus aux milliers de journalistes accrédités auprès des institutions européennes en se focalisant davantage sur la communication politique liée aux projets prioritaires du Collège. A titre d’exemple, le nombre de consultations de nos communiqués de presse en ligne a été presque triplé en novembre 2014 par rapport à la même période d’observation en 2013 (+ 195%) et en décembre 2014, nous avons augmenté le nombre moyen de consultations d’environ 70% par rapport à l’année précédente. 

3. Nous utilisons aussi plus efficacement le potentiel de nos représentations dans les Etats membres afin de communiquer auprès des grands médias nationaux lors des visites des Commissaires dans les Etats membre. C’est dans cet esprit que la Commission a lancé le 8 janvier dernier lors de la présence du Collège à Riga une nouvelle série de dialogues avec les citoyens, afin de donner à l’ensemble des Européens l’occasion de discuter directement avec les membres de ma Commission. Nous continuons aussi à renforcer la présence de la Commission et de ses membres dans les médias sociaux qui sont systématiquement intégrés dans nos stratégies et actions de communication.

Cette première réponse nous satisfait en ce qui concerne la responsabilité propre de la Commission dans le débat politique: elle assume et défend désormais son action auprès des grands médias, et facilite leur travail d’information en mettant des images à leur disposition.

Mais en soi ce n’est pas suffisant: pour qu’émerge le débat démocratique, il faut encore que l’opposition et les différentes sensibilités de la majorité aient également accès à ces médias, et il est nécessaire que ces médias mettent en scène cette vie démocratique. Compte tenu de l’étendue de l’harmonisation existante dans les services audiovisuels et et des menaces pesant sur le pluralisme des médias dans plusieurs Etats membres, une initiative européenne d’harmonisation des pratiques de régulation du pluralisme dans les services audiovisuels ne semble pas inappropriée, et même nécessaire.

À propos Arthur

Arthur est vice-président de Sauvons l'Europe, rédacteur en chef du site
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