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L’Europe allemande ?

Nous publions ici deux articles contraires et complémentaires issus de trop libre, la voix de nos amis de la Fondapol. Alors, la prééminence allemande, effet d’une volonté de puissance pangermanique affirmée? Effacement de la France? Symptôme d’une transition vers une Europe fédérale?

 

L’Europe allemande : désastre français et mort de la vision européenne de Jean Monnet

Par Bruno Alomar, spécialiste des ques­tions eu­ro­péennes à Sciences Po Paris

L’Union eu­ro­péenne, telle qu’elle se met en ordre de ba­taille avec l’élec­tion du Par­le­ment eu­ro­péen en juin 2014 et la no­mi­na­tion de la Com­mis­sion Jun­cker, se ca­rac­té­rise par l’ef­fa­ce­ment de la France en Eu­rope et par l’avè­ne­ment de la toute-puis­sance de l’Al­le­magne. Ce fai­sant, c’est bien une étape de plus dans le pro­ces­sus de des­truc­tion de l’Eu­rope ima­gi­née par Jean Mon­net.

L’ef­fa­ce­ment de la France est in­édit dans his­toire de la construc­tion eu­ro­péenne. Si l’on on­si­dère la com­po­si­tion de la nou­velle Com-is­sion Jun­cker, l’on est frappé, mal­gré la pu­bli-ité que Paris a voulu don­ner à la no­mi­na­tion ‘un Fran­çais aux af­faires éco­no­miques et mo-étaires, par la fai­blesse de notre pays. Le por-feuille confié à la France est faible : le com­mis-aire aux af­faires éco­no­miques et fi­nan­cières, on­trai­re­ment aux com­mis­saires qui exercent ne com­pé­tence dé­lé­guée à l’Eu­rope (concur-ence, com­merce), ne pos­sède aucun pou­voir éri­table, autre que le Mi­nis­tère de la pa­role (les is­po­si­tions du « Six Pack » nous sem­blant ne as pou­voir être mises en œuvre ou de ma­nière suf­fi­sante pour in­flé­chir ce diag­nos­tic). Il est à e sujet assez pi­quant que la France se soit, de anière si vé­hé­mente, op­po­sée à la sug­ges­tion lle­mande de don­ner à l’Eu­rope des pou­voirs ccrus pour contrô­ler les bud­gets na­tio­naux. De ur­croît, et en dépit des dé­né­ga­tions de Paris, il era bien placé sous la tu­telle d’un « super com-is­saire ».

Au-delà du poste de com­mis­saire, c’est-à-dire au sein de la Com­mis­sion pro­pre­ment dite, là où l’in­fluence de long terme se construit, le dé­sastre est consommé. Seule­ment un chef de ca­bi­net de com­mis­saire sur 28 sera fran­çais. Quand l’on sait à quel point l’es­sen­tiel du pou­voir s’y concentre (avec les postes de Di­rec­teurs gé­né­raux), l’on fré­mit. De même, l’époque semble loin­taine où les com­mis­saires vou­laient coûte que coûte qu’un Fran­çais soit pré­sent dans leur équipe. En un mot, il n’y avait pas d’in­fluence sans la France.

L’Al­le­magne, pour sa part, ré­colte au­jour­d’hui les fruits d’un long tra­vail d’in­fluence qui, au-delà de sa si­tua­tion éco­no­mique ob­jec­ti­ve­ment meilleure que celle de la France, tra­duit sa vo­lonté claire de prendre le pou­voir en Eu­rope. Avec la no­mi­na­tion de Mon­sieur Tusk (Po­lo­nais qui ne parle pas le fran­çais !) à la pré­si­dence du Conseil, la com­po­si­tion de la Com­mis­sion, en dépit de la re­la­tive dé­cep­tion pour Ber­lin qu’a consti­tué le por­te­feuille de l’éco­no­mie nu­mé­rique à Günther Oet­tin­ger, marque le triomphe de l’Al­le­magne : dé­pla­ce­ment des res­pon­sa­bi­li­tés les plus es­sen­tielles vers l’Est de l’Eu­rope (por­te­feuilles des com­mis­saires po­lo­nais et slo­vène) ; no­mi­na­tion aux deux postes éco­no­miques es­sen­tiels (concur­rence et com­merce) de deux Scan­di­naves dont les concep­tions éco­no­miques sont clai­re­ment al­le­mandes ; oc­troi au Royaume-Uni – hors zone euro, alors que le tra­vail de conso­li­da­tion et de sau­ve­tage de la mon­naie unique n’est pas achevé – en dépit de son mau­vais es­prit per­ma­nent et d’un can­di­dat de peu d’en­ver­gure, du seul por­te­feuille qui in­té­resse Londres, celui des ser­vices fi­nan­ciers, ma­nœuvre évi­dente (déses­pé­rée ?) de la part de l’Al­le­magne pour gar­der coûte que coûte le Royaume-Uni en Eu­rope.

Le por­te­feuille confié à la France est faible : le com­mis­saire aux af­faires éco­no­miques et fi­nan­cière ne pos­sède aucun pou­voir vé­ri­table

Au sein de la Com­mis­sion, le poste de chef de ca­bi­net du Pré­sident (qui cor­res­pond peu ou prou en termes d’in­fluence à celui du Se­cré­taire gé­né­ral de l’Ely­sée) re­vient à un al­le­mand de ta­lent et de réelle au­to­rité, alors même que l’Al­le­magne noyaute in­tel­li­gem­ment les ca­bi­nets des com­mis­saires. Au Par­le­ment eu­ro­péen, l’Al­le­magne a su éga­le­ment pla­cer ses hommes, et com­pris, plus vite et mieux que la France, le rôle que les par­tis po­li­tiques joue­rait dans la no­mi­na­tion de la Com­mis­sion (le « Spit­zen­kan­di­da­ten »).

Tout ceci, à la vé­rité n’a rien de sur­pre­nant. La France, ses élites po­li­tiques, ad­mi­nis­tra­tives, éco­no­miques, mé­dia­tiques, à quelques trop rares ex­cep­tions, ne s’in­té­ressent pas à l’Eu­rope. Elle a perdu toute stra­té­gie d’in­fluence de­puis vingt ans. Elle consi­dère que l’Eu­rope lui a échappé avec l’élar­gis­se­ment de 1995 et avec le fu­neste traité de Nice de 2001, né­go­cié sous co­ha­bi­ta­tion Chi­rac–Jos­pin, qui a brisé ce qui fai­sait l’ADN de la construc­tion com­mu­nau­taire, l’iden­tité de puis­sance ri­gou­reuse entre Ber­lin et Paris au Conseil, au pro­fit de l’Al­le­magne. Qu’il est loin le temps où, consa­crant l’exis­tence d’un veto fran­çais de fait à l’Union eu­ro­péenne, Hel­mut Kohl, im­pré­gné de la res­pon­sa­bi­lité de l’Al­le­magne face à l’His­toire ré­cente di­sait, à peu près en ces termes : « Si l’Al­le­magne sait que la France s’op­pose, l’Al­le­magne se dé­fend de pro­po­ser. » Au-delà de la France et des Fran­çais, aussi peu dignes à jouer les mau­vais per­dants qu’à aller ré­gu­liè­re­ment men­dier à Bruxelles un délai sup­plé­men­taire en ma­tière bud­gé­taire, la prise de pou­voir pro­gres­sive de l’Al­le­magne vient at­ta­quer le prin­cipe même de la construc­tion com­mu­nau­taire à la ra­cine, de deux ma­nières. Pre­miè­re­ment, le simple bon sens veut que la construc­tion eu­ro­péenne per­mette d’évi­ter qu’un pays im­pose sa loi aux autres pays. Conti­nent tra­gique, l’Eu­rope de 1957, à cet égard, n’a qu’un but, qui au­rait ravi la di­plo­ma­tie bri­tan­nique : évi­ter qu’une puis­sance conti­nen­tale écrase les autres. La crise de la zone euro et le sen­ti­ment anti-al­le­mand qui s’est dé­ve­loppé au sud de l’Eu­rope au­raient dû être com­pris en ce sens : les peuples n’ac­ceptent pas qu’on leur dise quoi faire ! A cet égard, l’Al­le­magne, consciente de ses in­té­rêts, a d’ailleurs assez cou­ra­geu­se­ment ac­cepté d’en­dos­ser pour par­tie (mais la France contri­bue au MES à hau­teur de son PIB) le rôle de « Père la Ri­gueur ».

L’Al­le­magne ré­colte les fruits d’un long tra­vail d’in­fluence qui tra­duit sa vo­lonté claire de prendre le pou­voir

Deuxiè­me­ment, et de ma­nière beau­coup plus fon­da­men­tale, la stra­té­gie al­le­mande at­taque le sub­strat idéo­lo­gique de la construc­tion com­mu­nau­taire, tel que pensé par Mon­net, Schu­mann, Gas­peri et quelques autres : l’idée de Na­tion eu­ro­péenne, l’idée qu’il existe un peuple eu­ro­péen. C’est de cette idée, com­bat­tue par le Gé­né­ral de Gaulle puis par Mar­ga­ret That­cher, que pro­cède toute la construc­tion eu­ro­péenne et que cette der­nière tire sa dy­na­mique. C’est cette idée qui jus­ti­fie les aban­dons de sou­ve­rai­neté au pro­fit d’ins­ti­tu­tions eu­ro­péennes su­pra­na­tio­nales, non élues, telles que la Com­mis­sion eu­ro­péenne ou la Cour de Jus­tice. C’est cette idée qui jus­ti­fie un Par­le­ment eu­ro­péen puis­sant parce qu’il est (se­rait) le Par­le­ment d’un peuple eu­ro­péen. Si l’Al­le­magne pen­sait « Eu­rope » au sens de Jean Mon­net, elle n’éprou­ve­rait nul­le­ment le be­soin de la noyau­ter. Avec la crise de l’euro, l’af­fai­blis­se­ment de la France, les masques tombent : l’Eu­rope, pour Ber­lin, est bien sûr une syn­thèse, mais au sein de la­quelle les rai­son­ne­ments, la forme de pen­sée al­le­mande doit pré­va­loir : le droit plu­tôt que la po­li­tique, la concur­rence et le libre mar­ché plu­tôt que l’in­ter­ven­tion­nisme, la ri­gueur bud­gé­taire et le mo­né­ta­risme, etc. Et le but est clair, ré­sumé par un haut res­pon­sableø al­le­mand qui, dans son en­thou­siasme, a vu la nu­dité du roi : toute l’Eu­rope se por­tera mieux quand l’Eu­rope par­lera al­le­mand…

L’on ob­jec­tera, à rai­son, que l’Al­le­magne, joue son jeu. L’on re­con­naî­tra que sur de nom­breux as­pects de po­li­tique éco­no­mique, c’est bien l’Al­le­magne qui a rai­son, et que nous se­rions avi­sés, Fran­çais, de faire comme elle, non pas pour conten­ter Bruxelles ou Ber­lin, mais bel et bien dans notre seul in­té­rêt. Plus fon­da­men­ta­le­ment, les connais­seurs de l’Eu­rope savent com­bien les autres pays se battent bec et ongles pour im­po­ser leurs idées, au pre­mier rang des­quels le Royaume-Uni, om­ni­pré­sent de­puis quinze ans qu’il n’a de cesse de cri­ti­quer Bruxelles, se bat­tant pied à pied pour chaque poste, pous­sant à un élar­gis­se­ment di­rec­te­ment contraire à l’idée d’Eu­rope puis­sance, mais flat­tant le désir al­le­mand de re­cons­ti­tu­tion d’une Mit­te­lEu­ropa. Les plus an­ciens se rap­pel­le­ront com­bien, dans les pre­miers temps, et jus­qu’au an­nées 1990, la France elle aussi se bat­tait pour que son point de vue et ses hommes pré­valent.

Pré­ci­sé­ment, la roue a tourné, trop et de­puis trop long­temps. L’af­fai­blis­se­ment de la France et l’om­ni­pré­sence al­le­mande, ré­sul­tats d’une évo­lu­tion l o n g u e, sont aussi et sur­tout le signe avant-cou­reur de l’échec de la vi­sion de la Grande Na­tion eu­ro­péenne que seule la France, mère de l’idée de Na­tion, pou­vait en­fan­ter. Avec un « non » au ré­fé­ren­dum de 54,7% en 2005 (une se­maine plus tard, les Pays-Bas, mo­dèle de pays pro eu­ro­péen, re­je­tait le texte à 62 %), un Front Na­tio­nal à 25 % aux élec­tions eu­ro­péennes de 2014, une scène po­li­tique na­tio­nale qui risque – Front na­tio­nal oblige – pour les an­nées à venir de res­sem­bler à un sys­tème ita­lien de com­bi­na­zione, il est à craindre que l’écart entre Paris et Bruxelles ne consti­tue un fossé in­fran­chis­sable. Trop en re­tard – s’il l’on pense que Mon­net avait tort – trop en avance – si l’on pousse la lo­gique al­le­mande ac­tuelle à son ex­tré­mité, la France ne trouve dé­ci­dé­ment plus à sa place dans l’Eu­rope d’au­jourd’­hui. C’est une si­tua­tion ex­trê­me­ment dan­ge­reuse, qui ne pourra pas se main­te­nir long­temps. Ceux qui aiment l’Eu­rope, à Paris et Ber­lin, se­raient avi­sés d’y ré­flé­chir.

 

« Europe allemande » ou fin d’une double exception: française… et allemande ?

Par @ChristophedeVoogd

L’évolution des rapports de puissance au sein de l’Europe suscite un phénomène frappant et transversal dans l’opinion française : un regain de nationalisme blessé devant un double constat de déclin d’influence de notre pays et, inversement, d’affirmation des positions allemandes. Nul doute que ce phénomène n’en est qu’à ces débuts et qu’à la faveur d’un raidissement de la Commission sur notre « budget à trous » il ne s’amplifie, tant à droite qu’à gauche. Il n’est d’ailleurs pas impossible que le gouvernement y trouve, voire y cherche, un certain « réconfort » politique en ces temps d’impopularité record… Qu’en est-il vraiment ?

Nul doute non plus que ce double constat ne repose sur des faits peu contestables : rareté extrême des Français aux postes clefs tant au Parlement qu’à la Commission, présidence allemande du Parlement, forte présence des  Allemands à la tête des cabinets de commissaires ; poids renforcé des pays d’Europe centrale et orientale, supposés « amis de Berlin ». A quoi surtout s’ajoutent bien sûr la BCE à Francfort et les règles d’équilibre budgétaire qui tiennent tant à cœur à nos voisins et que nous redoutons tant.

A partir de quoi les opinions divergent : effet inexorable d’un déclin français ? Ou simple capitulation de nos gouvernants ? Volonté de puissance de l’Allemagne, souhaitant imposer ses règles voire sa « pensée » ? Ou effet logique d’une puissance économique sans égale et sans rivale en Europe?

On souhaiterait ici relever d’abord le vocabulaire militaire utilisé et que l’on vient de reproduire (« puissance », positions « domination ») qui montre à quel point l’imaginaire collectif  français est encore imprégné de notre passé guerrier, malgré des décennies d’amitié « franco-allemande » chantée sur tous les tons.

On soulignera ensuite les contradictions internes de l’argumentation. Déplorer tout d’abord le recul de « l’Europe à la française », en évoquant simultanément les deux figures de Monnet et de de Gaulle se heurte à une considération majeure : le Général pensait très exactement le contraire de Monnet en matière européenne. Pour de Gaulle, l’Europe ne devait être qu’une « France en grand », dont Paris demeurerait le moteur central et l’inspirateur sans partage. Pour Monnet, l’Europe n’était française que par le cartésianisme de sa construction, si prégnant dans la CECA ; pour le reste, la souveraineté de la « grande nation » était bel et bien dans son esprit, proche des conceptions américaines, promise à de fondre dans une ensemble supranational. S’affliger dès lors du « déclin de notre influence », c’est s’inscrire dans l’héritage nationaliste gaulliste, tout à fait respectable chez nous, mais dont on peut difficilement exiger de nos partenaires qu’il le partage ! La racine du grand malentendu entre la France et ses partenaires réside bel et bien là : au nom de quoi nos 27 partenaires devraient ils adhérer à nos propres intérêts et conceptions ? Et au nom de quoi, si nous sommes nous-même animés par une volonté hégémonique, serions-nous en droit de critiquer une telle aspiration (supposée) chez les autres ?

Mais justement une telle volonté de puissance (Wille zur Macht, comme disait Nietzsche !) est-elle vraiment ce qui caractérise l’attitude allemande, qui plierait l’Europe à ses règles et à ses doctrines? C’est oublier des faits têtus et récents: L’Allemagne était défavorable au sauvetage de la Grèce, au MES, à la diminution et à la monétarisation partielle des dettes publiques, à l’activisme de la BCE etc…Simples anecdoctes ? Elles invitent au passage à réviser une version trop noire du déclin français : car sur tous ces points c’est bien… la France qui a été suivie ! Dater le recul français d’une vingtaine d’années c’est donc aller vite en besogne : tous les observateurs de « Bruxelles» savent combien Nicolas Sarkozy y était écouté (non pas aimé !) naguère…Et même sous la présidence actuelle, la France a pu pousser des feux efficaces en matière d’union bancaire et de renforcement des investissements. Mais voilà : la panne actuelle de tout grand dessein européen venu de Paris et porté avec l’Allemagne, la concentration de nos efforts sur la nomination « intuitu personae » d’un Commissaire à un poste important, ont déçu nos partenaires qui attendaient plus et mieux d’un pays fondateur et si longtemps inspirateur !

Quant à exiger de la France qu’elle respecte sa signature dix fois répétée en matière budgétaire, est-ce vraiment lui faire insulte ? Est-ce s’en prendre à sa « grandeur » ? Et en quoi l’observation des règles communes et l’acceptation des responsabilités partagées sont-ils synonymes d’un « diktat » allemand ? A moins que l’on entende par « exception française », la liberté de rompre, à volonté, nos engagements et de déroger, quand bon nous semble, au régime qui s’applique à tous?

C’est peut-être bien ce qui se produit actuellement dans une Europe à 28 : la fin d’une certaine « exception française », trop souvent  comprise par nous comme un « faites ce que je dis mais pas ce que je fais ! »

Et c’est peut-être aussi la fin d’une certaine « exception allemande », comprise inversement comme l’abaissement obligé de notre grand voisin, « géant politique et nain économique », selon la formule consacrée et désormais périmée.

Un peu de perspective historique montre que le grand retour de l’Allemagne est parfaitement logique et ne doit rien à une quelconque prétention nationaliste. Le trois déterminants de sa faiblesse politique antérieure sont en effet révolus : fin de la division du pays ; réouverture de son vaste « hinterland » d’Europe orientale ; et éloignement dans les brumes de l’histoire d’un passé nazi que les dirigeants actuels n’ont jamais connu, de même que la quasi-totalité de la population d’outre Rhin.

Au lieu de domination allemande et d’effacement français, parlons donc plutôt de « rééquilibrage naturel » de l’Europe. Et un rééquilibrage salutaire car on ne construit pas durablement sur le fantasme de la puissance et la peur du déclin.

À propos Arthur

Arthur est vice-président de Sauvons l'Europe, rédacteur en chef du site
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