Accueil » Actualités » L’Europe contre les populismes

L’Europe contre les populismes

«Populisme ou Europe», voilà le choix majeur que trancheront les citoyens européens lors de chacune de leurs consultations nationales, scrutin après scrutin, d’ici la fin de la décennie.

Face au défi majeur de la globalisation et de la digitalisation du monde, face aux dérèglements financiers et climatiques, face aux peurs et aux fanatismes, nos démocraties vont redéfinir par leur vote le degré d’ouverture ou de fermeture de nos nations et de notre continent. Soit l’Europe contre les populismes.

Dans ce contexte, le choix de la France et des français sera déterminant. Depuis un siècle, se sont succédées les tentatives sincères d’Aristide Briand pour éviter la guerre, les intuitions novatrices de Robert Schuman et Jean Monnet, la geste gaullienne de la réconciliation vis à vis de l’Allemagne. Jusqu’au testament de François Mitterrand « Le nationalisme c’est la guerre »…

A la sortie du désastre de 39-45, les européens choisissent d’explorer une voie non meurtrière de vie commune autour d’un nouvel Esprit européen. Ils inventent de nouvelles formes de solidarité et mettent en place une série de sécurités collectives contre la vieillesse, le chômage, la maladie, la dictature et la guerre. Fondatrices de l’après-guerre, indissociables, ces solidarités constituent le coeur battant de ce nouvel Esprit européen. Avec 9 mai 50, s’articule un projet de société à l’échelle d’un continent qui substitue aux dieux de la guerre et des frontières, un nouveau mode de vivre ensemble autour du triptyque « Solidarité, Liberté, Europe ».

A ce triptyque, s’oppose la triste alternative: « Protection-Prédation-Populisme ». L’Histoire rappelle que le besoin humain de protection et de bien être peut aussi s’incarner dans un élan vital de prédation : nation contre nation, groupes contre groupe. Nous connaissons le coût tragique des promesses électorales du parti nazi à ses électeurs…

Longtemps, tant que la construction européenne a été perçue comme consolidant l’Esprit Européen et le renouveau des valeurs de l’après guerre, elle a bénéficié d’un soutien réel et constant des peuples. Ce n’est que lorsque le projet européen a divergé de cette promesse implicite pour se faire le complice facile d’une vague de mondialisation et de libéralisation à sens unique, que les populismes se sont à nouveau invités à la table de l’histoire. Aujourd’hui, le triptyque Protection, Prédation, Populisme se nourrit de l’immobilisme des acquis et de l’incapacité d’une génération politique à transcender le dilemme entre la légitimité nationale et l’efficacité de l’action commune européenne.

Voici donc venu le temps d’adresser frontalement la menace populiste par une réponse politique qui présente l’UE comme le garant visible et direct auprès des citoyens des solidarités issues de l’Histoire européenne, soit le cœur de l’Esprit Européen : la sécurité par la solidarité; la démocratie par les classes moyennes, la liberté par le droit.

Face aux populismes, l’esprit européen doit plus que jamais retrouver son élan et sa fécondité. Il est la seule force jamais opposée avec succès à la montée de nos violences collectives. Il est notre meilleure arme pour faire face à la part d’ombre de notre continent.

 

 

Arthur ColinArthur Colin – @ArthurColin

henri lastenouseHenri Lastenouse

Article initialement publié dans Ouest France du 15 avril 2015

À propos Arthur

Arthur est vice-président de Sauvons l'Europe, rédacteur en chef du site
  • Charles-Antoine ROUSSY

    Je partage absolument votre analyse. Il me parait quand même important de signaler que ce n’est pas l’idée d’Europe qui a changé mais la position des gouvernements. Et notamment celle de de la France, de l’Allemagne, suite à la position de la Grande Bretagne « Y want my money back! » de Mme Thatcher en 1979. C’est sans doute de cette date et de cette prise de position que date le désamour des électeurs envers l’Europe. La question qui se pose est donc de changer cette relation négative des peuples envers notre Europe en une attachement et une affection réelle. Et ceci ne pourra se faire que lorsque nos gouvernements nationaux admettront réellement qu’un pouvoir politique existe au dessus d’eux par la volonté des peuples. Nous n’en sommes pas encore là, mais qui sait un jour….

  • catalan

    Voici une lecture bien facile!
    le rapport des citoyens à l’Europe est beaucoup plus complexe que cette explication primitive.

    Les français adhèrent à l’idée européenne, ils veulent conserver l’€uro, ils ne sont pas ennemis de plus d’intégration sur des sujets divers.
    Dans le même temps ils éprouvent une perte de confiance rapportée à leur intérêt direct « que fait l’Europe pour moi? ».

    Ceux que vous qualifiez de populistes sont beaucoup plus nombreux que Mélenchon ou LePen; il faut y ajouter les « responsables » qui trouvent plus facile de faire reproche à l’UE de leur propre décision, ceux qui aménagent leur segment politique ou autre sur une opposition à l’Europe, les Kaspi et autres pseudo-économistes qui « enfilent les perles ».
    Les français sont perdus et le discours pro-européen manque de raison, plus incantation que démonstration, comme le vôtre.

  • Kleiô

    Je suis évidemment d’accord avec vous, en particulier lorsque vous écrivez: « Ce n’est que lorsque le projet européen a divergé de cette promesse implicite pour se faire le complice facile d’une vague de mondialisation et de libéralisation à sens unique, que les populismes se sont à nouveau invités à la table de l’histoire. »
    Ceci dit, il me vient à l’esprit une pensée qui n’est pas politiquement correcte. A quand remonte cette divergence? Est elle liée à la chute du mur? La guerre froide a joué (hélas?) un rôle dans la construction européenne. Le meilleur exemple est l’affaire de la CED en 1954, j’avais 23 ans je m’en souviens. Je me suis alors félicité que la chambre des députés suive Pierre Mendès France et repousse la Communauté Européenne de Défense. (Maintenant je réalise que c’était une erreur et qu’à cause du rejet de la CED, on n’a toujours pas d’Europe politique 60 ans après!) Mais il faut garder espoir! Pardon pour ces divagations

  • GONTIER Georges

    L’ oppression exercé par ultra libéralisme financier , ça n’est pas un risque de guerre ça !!!

  • Yannick Béchu

    Encore faudrait-il que l’Europe soit au service du « peuple européen » et non pas au service des multinationales, qu’elle privilégie une finance au service de l’économie et une économie au service du peuple. C’est la condition nécessaire pour que les européens croient de nouveau en l’Europe.

  • Kleiô

    Il reste que le populisme est l’ennemi numéro un des valeurs démocratiques et républicaines, de la paix, de la construction européenne. Dans tous les pays où il progresse, qu’il n’est nul besoin d’énumérer.

  • C’est exactement ce genre d’article artificiel, de mauvaise foi, en contradiction totale avec la vérité historique, qui donne des arguments aux opposants à l’UE (et pas l’Europe comme vous dites).
    Les opposants de plus en plus nombreux ne sont pas moins intelligents que vous et certainement plus réalistes. Vous devez des une oligarchie financière seule bénéficiaire du processus.
    En quoi la directive du détachement, celle du cabotage des routiers, la disparition programmée des services publics est un dessein souhaitable pour le peuple ??

    • Je signe ! Bravo !

    • Henri Tanson

      Mais oui, Monsieur Hervé, nous sommes d’accord: ce site est un affront à l’intelligence des Français mais je me demande s’il n’a pas été conçu pour faire s’exprimer les gens qui ont compris dans quelle mouise on est…
      Quel jeu joue-t-il?…

  • JB Koechlin

    Je suis plutôt d’accord. Mais les auteurs ne se risquent pas trop dans les propositions.
    Bien sur, il est nécessaire de combattre les populismes, de droite et de gauche, puisque finalement, il y a les deux, qui se ressemblent de plus ne plus.
    Je pense que les symboles que proposait le projet de constitution européenne, sans doute bien prématurée au regard de l’évolution des cultures européennes, étaient très importants. Les Pays-bas et le France les ont rejetés en 2005 avec le paquet des protocoles administratifs auxquels ils n’auraient jamais dû être assimilés.
    Depuis, nos pays européens perçoivent de mieux en mieux le recadrage mondial auquel ils sont soumis, mais ils se trouvent en panne d’identité, alors que le cadre européen justement redonnerait vie à nos valeurs communes… transcendant la bête question « que fait l’Europe pour moi? », bien dans la ligne du « get my money back ». Les changements auxquels nos peuples sont soumis est très rapide sur une échelle historique, ils ne peuvent pas être digérés facilement.
    Du coup les populistes et une bonne partie de la droite reposent absurdement la question de l’identité comme si c’était une question nationale mais avec les arguments du monde d’avant qui a pourtant disparu. Et en plus, nous ne percevons encore que vaguement la vague des identités religieuses qui monte, elle aussi à une échelle mondiale.
    Il va bien falloir remettre tout ça sur le chantier.

  • alblott

    Le rejet de la constitution européenne en 2005 par voie de référendum c’est du populisme aussi, ca va bien les anneries ,la voie peuple a été bafoué par des politiques de droite et de gauche en adoptant le traité de lisbonne en 2007, et en quoi est ce bon pour le peuple cette union européenne et ses commissaires non élus qui déréglemente a tours de bras tous les acquis sociaux du conseil national de résistance « CNR ».

    Sortons en le plus vite possible se sera le meilleur pour les peuples justement.

  • Rolland

    Quand je lis des propos comme:
    « Les nations doivent obéir à Bruxelles », ou « Il n’y a plus de politique intérieur nationale ». ( Viviane Redding)
     » Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ». (Junker, actuel président de la Commission)
    Et que l’on fasse l’amalgame entre populisme et anti union, il y a de quoi se poser des questions sur la nature même de ce type d’articles.
    Sans doute que la « pensée unique » y est pour quelque chose, non!

    • Henri Tanson

      Oups, M. Rolland…!
      Se poser la question sur ce type d’article…?
      Mais ça semble être un article normal sur un site normal, de propagande européiste, non? Pourtant, certains des articles de ce site laissent parfois apparaître une certaine objectivité, inattendue j’en conviens!
      La pensée unique se retrouve dans tellement de médias que l’on je s’en étonne plus trop et encore moins quand on semble vouloir sauver l’Europe (l’UE, plutôt).

  • alblott

    encore un mot sortons en avec l’ upr.fr

  • AigleMarin

    Sauvons l’Europe pour qui ? Le peuple ou l’oligarchie ?
    L’Europe plus exactement l’UE (ne pas confondre) avec son TUE (Traités sur le fonctionnement de Union Européenne) nous spolie chaque jour un peu plus.. La loi dite « macron » voulue par l’UE est un coup de massue pour le peuple français. L’UE provoque le démantèlement de la fonction public au profit de multinationales qui s’engraissent royalement.L’UE crée du chaumage en autorisant (favorisant) les délocalisations, les transferts de capitaux etc.. L’UE est un danger pour la planète (au niveau environnemental) avec au summum, le risque « TAFTA »! L’UE c’est un danger pour le « bien-être » de ses habitants. C’est également un danger pour l’Afrique et les africains car l’UE subventionne l’élevage intensif et détruit la production dans les pays du sud mais aussi les petites exploitations françaises. Il y a 1000 exemples qui démontrent que l’UE est une hérésie.
    Sauvons nos intérêts ! Sortons de l’UE par l’ #article50 du TUE..
    Avez-vous des exemples où l’UE fut bénéfique pour l’emploi, pour l’environnement, contre la pauvreté, pour l’industrie ? Il n’y en a pas ! au contraire, c’est une catastrophe humanitaire qu’on voit chaque année s’amplifier..
    Sauvons le peuple, détruisons cette construction européenne qui écrase le peuple pendant qu’il en est encore temps et ouvrons-nous au monde. Sortons de cette machine de guerre qu’est devenue l’Europe via l’OTAN avec son assouvissement aux USA.

  • L’Europe porteuse de valeurs démocratiques ? Opposée aux vilains populistes ? L’Europe facteur de paix ? Et on poursuit l’amalgame Europe /UE, malhonnêteté intellectuelle. Parlons « démocratie  » : le référendum de 2005 foulé aux pieds par l’oligarchie . La paix, nous n’avons jamais eu autant de guerres, à moins que vous ne parliez de l’Allemagne, qui ne s’est pas encore lancée armée , contre la France. Mais l’Allemagne n’a pas besoin d’armer, elle a l’€. Démocratie ? Loi bâillon en Espagne, loi sur le Renseignement en France, en Grèce , sous la coalition dont nazis du Laos, associé à droite et PS (Pasok) tte critique contre la politique étrangère de l’UE était passible de prison et d’amendes (30000€, je crois). La démocratie : on aime les nazis de Kiev, la purification ethnique en Ukraine de l’Ouest et en Lettonie. On fomente Maïdan en soutien aux USA et à Soros. Ne dites pas « non », Nulland et Soros parlent, eux. Fabius se répand sur les ondes : il finance, entraîne et arme Al Nosra, filiale d’Al Qaïda, ces « gars qui font du bon boulot, là-bas » (Syrie ) Hollande a parlé le 14/07/14, Fabius a été relaxé des accusations de terrorisme et apologie le 20/12/14, Chambre civile sur ce qu’il a plaidé : »je ne fais qu’appliquer la politique diplomatique de mon pays », où est l’esprit de Nuremberg ? (Je ris ). Boko Haram ? Un avion -cargo russe sous fausse immatriculation russe, se pose au Cameroun (pbs techniques ) inspection de l’avion, hélicos et armes à destination de Boko au Tchad. On arrête les Frenchies à bord. Joli ! Les Russes crient au charron, false flag évident , hollande court s’expliquer ds sa robe d’appartement en fourrure avec Poutine (aéroport de Moscou) 8 « blancs  » arrêtés encore par l’armée camerounaise dans les rangs de Boko, Fabius exige leur « rapatriement « . Pourquoi ? Ils sont français ? Ces « whites », « blancos » sont français ? Ne faisant pas partie d’une Armée régulière , ils risquent la peine de mort. Et alors ? C’est l’UE, c’est tout bon. Démocratie encore : Merkel, probable agent Stasi mais surtt, neo-nazie en 93, les photos sont jolies, surtt le défilé où elle fait une « quenelle  » pas encore interdite, la quenelle. Et plus que probable agent CIA (mémoires d’Helmut Khöl pas encore sorties et pour cause). C’est le modèle démocratique de l’UE. Le nombre d’attentats sous false flags, vous croyez qu’on est dupes ? Les guerres coloniales immondes en Afrique, vous croyez qu’on est « pour « ? L’Allemagne qui réarme pour l’Afrique ? Vous croyez qu’on est pour ? L’asservissement des dirigeants de l’UE aux USA et à l’OTAN, vous croyez qu’on est « pour »? La « vassalisation « , terme employé par les USA, vous croyez qu’on est « pour « ? La 3ème guerre mondiale, les USA ne savent pas encore s’ils vont frapper la Russie ou la Chine en 1er- c’est le but de la loi Renseignement , identifier les opposants – vous croyez qu’on est « pour »? La fin de la protection sociale, vous croyez qu’on est « pour »? Les contrats de travail à 0 € , comme en GB, vous croyez qu’on est « pour « ? La fin du CDI (réforme demandée par l’UE, vous croyez qu’on est « pour « ? Le clivage effarant, la haine suscitée contre les musulmans en France, (et non pas « de France ») vous croyez qu’on est « pour »? L’UE est une « chose » , un « machin » instauré par les USA, merci aux collabos qui ont des rues à leur nom pour les dead, et en tous cas, mortifère pour les peuples.

  • Romain

    Bonjour,

    Populisme ou Europe ?

    Vous présentez cette problématique comme un choix binaire : on serait soit populiste, soit en faveur de l’Europe (de l’Union européenne, pour être précis).

    Cette présentation des choses est erronée.

    En effet, il est tout à fait possible d’être opposé à l’UE (choix politique devant faire l’objet d’un débat), sans être populiste.

    A l’inverse, il existe des mouvements populistes favorables à l’UE (le Front national, par exemple, mouvement extrémiste, xénophobe et raciste, qui ne souhaite nullement quitter l’UE).

    Par ailleurs, il n’est pas interdit de penser que l’UE elle-même soit la cause d’une montée des populismes (l’expression des Français lors du referendum du 29 mai 2005 relatif au TCE a été piétinée par la suite).

    Bonne journée.

  • Masclet

    Considérer qu’il faille rétablir la démocratie en France et nous sortir du carcan de l’Union Européenne est forcément un programme populiste ?

    Cette interdiction de vouloir sortir de l’union européenne devient de plus en plus inquiétante. Pourtant la commission Européenne n’applique pas la séparation des pouvoirs qui, en France est considéré comme condition nécessaire de la démocratie.

    Considérer que l’UE est une technostructure oligarchique est du populisme ? Alors dites-nous de suite que regarder et nommer le réel est populiste, au moins nous saurons à quoi nous en tenir.

  • @Romain. Quel est le reproche premier que Valls et des ténors de l’UMP ont adressé au FN (reprendre toute la phrase de Valls) c’est justement la sortie de l’€.
    Je ne plaide pas particulièrement pour le FN, restant abstentionniste de conviction, mais appelons « un chat, un chat ».
    Dupont- Aignan ne peut, pour moi et pour beaucoup, être un choix , dans la mesure où nous savons qu’il est Young Leader. D’ailleurs, son rejet affiché de l’€, date des départementales. Qui est YOung Leader, ne peut être qu’un cheval de Troie.
    Voilà donc pour le FN, qui semble être le plus clair.
    Attention, ce n’est en aucun cas une consigne de vote.
    Mais lorsque Valls, depuis le Portugal, craint l’arrivée au pouvoir de MLP (comment lui laisser l’arme nucléaire entre les mains) je réponds 1- comment laisser l’arme nucléaire entre les mains du « tremblotant », ?Ça m’hallucine plus que MLP, qui ne semble avoir aucun problème neurologique
    2- le sous-entendu d’annulation des élections si elle remportait présidentielles ou légistlatives me ferait descendre dans la rue, bien que n’ayant pas voté.
    Vous voulez le « modèle  » suédois ?
    Élections reportées à 2019 ou 2030, on ne sait pas, une chambre convoquée 3/4 fois par an, sans aucun pouvoir décisionnaire , un gouv qui entérine les décisions prises par 7 d’entre eux (les autres n’ont aucun pouvoir mais ils ont les gamelles bien remplies) et ça s’appelle un gouvernement d’union nationale ?
    Si vous, UE, vous voulez cela, moi, pas.

    • @ Masclet, ils vont pas vous le dire comme ça . Ceci étant , j’adhère, mais ne soyez ni déçu ni naiïf. Toujours nommer les choses.
      Bien à vous

  • Garnier Elisabeth

    Pourriez-vous nous démontrer « l’efficacité de l’action commune européenne »? Plus de délocalisations, plus de chômage, plus de pauvreté, une Grèce exsangue, une Ukraine embrasée aux mains de néo-nazis, une perte de souveraineté indéniable, la disparition programmée des services publics (moins d’éducation, moins de santé, moins de sécurité), baisse des retraites, des prestations sociales, plus d’impôts…Quelle efficacité!

  • Mischler

    Bien sur que nous sommes la plupart pour l’Europe…….et contre le Populisme,mais il faut aussi parler des 28 Pays Européens qui la compose,que les dirigeants de ces Pays soient montrés, connus et reconnus aux yeux de tous les Européens,que les lois et règles acceptées par chacun des Pays se rapprochent,et que des chaînes publiques et Nationales en parlent + dans leurs journaux télévisés….juste 3 mns. avant la météo,et non seulement au moment des élections Européennes,car beaucoup de téléspectateurs ne regardent obligatoirement……Arte,et que l’Europe Fédérale n’en soit + à ses balbutiements!

  • Sauvons l’Europe : sortons de l’UE !

    • Henri Tanson

      Merci Anti Eurotan (tout un progamme dans un pseudo…)
      C’est vraiment une bien bonne conférence (un extrait, en fait) qui se laisse facilement regarder à part quelques longueurs sur le côté mathématique du problème de cohérence politique européenne.
      Ça donne envie d’en voir et entendre plus.
      Merci.

  • Marc

    Je fais la distinction entre « Europe » et « Union Européenne ».

    Mais qui dirige cette Union?

    je vous invite à regarder très attentivement cette conférence, fondée sur des arguments irréfutables et des preuves tangibles:

    https://www.upr.fr/conferences/qui-gouverne-la-france

    bien à vous

    Marc

  • Fabrice

    Pour sauver l’Europe, le mieux serait d’en sortir. Quant on voit que la majorité des français se sont fait trahir à cause de notre classe politique qui a fait passer le Traité de l’Union Européenne alors qu’ils ont voté en majorité « contre ». Le reste de l’Europe on ne leur a pas donné leur avis et il est passé quand même. Quant est-ce que vous vous rendrez compte que plus personne ne veut de l’Union Européenne, qu’elle ne sert qu’à une oligarchie et des multinationales comme Monsanto qui s’est frotté les mains quand la Kommision a fait passer, une fois de plus sans donner l’avis du peuple la loi sur les OGM?

  • JANCAP

    L’Europe ne peut pas être efficace « contre les populismes » tant qu’elle est dirigée par un néolibéralisme mafieux destructeur des sociétés développées.
    Tout au contraire, sans la moindre action progressiste et humaniste pour ses peuples, l’Union Européenne favorise la montée les partis nationaux socialistes fascistes dans les états qui la composent.
    Ces montées fascistes peuvent très bien arriver au pouvoir par les urnes, comme avec le Front National en France.
    Il est un postulat de l’Histoire contemporaine de l’Europe que les démocrates feraient bien de se rappeler : chaque fois que les Gauches démocratiques sont absentes, dispersées, en conflit et qu’elles trahissent ou désespèrent les Peuples, elles provoquent toujours une montée des nationalismes fascistes jusqu’au pouvoir par les urnes ou par un coup de force. Que ce soit avec Mussolini, Franco, Salazar, Hitler ou les colonels grec, les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets.
    Si l’on ne veut pas que « le ventre soit toujours fécond d’où a surgi la bête immonde »(Bertolt Brecht), l’Union Européenne n’a qu’une alternative : souhaiter qu’une majorité de pays de l’UE porte au pouvoir des gouvernements comme Syriza en Grèce, pour combattre le néolibéralisme mafieux porteur d’austérité et de désespérance sociale et le remplacer par une politique progressiste et humaniste, au service des populations.

    • Je ne vous comprends pas. L’UE est ennemi premier de Syriza et des peuples libres. Notre bataille sera inter-pays et intra-union, le corrollaire étant anti-USA.
      Chacune de nos avancées nous libèrera , bq d’entre nous le paieront très cher et notre combat sera anti-terroriste et anti-colonialiste.
      Un exemple : devant mes preuves de terrorisme de l’Etat Français , Syrie, Afrique, Ukraine, un élu répondit à : je ne suis pas 1 terroriste. Il dit « je ne me sens pas terroriste . Et écoute, tu fais partie d’une communauté nationale ou pas ».
      Je ne vais pas plus accepter le conformisme que vous. Vous voulez lire le Monde, le Nobs, Libé ts les jours, comme la Pravda, pour savoir ce que vous pouvez et devez dire ce jour-là? Un coup d’Express et Le Point? Pour avoir une vue légèrement originale dans la formulation (pas souvent, c’est plus du copier-coller ) ça fera frissonner les potes dans la transgression. Vous pouvez aussi faire Mediapart, totalement liée (cf sa Chaîne TV boche financée par Soros).
      Nous ne sommes dupes de rien

  • Henri Tanson

    Whouah… Il faut oser!
    Je ne savais pas que l’on pouvait prendre autant les lecteurs pour des imbéciles… Lobotomisés?
    Ça met le niveau tellement haut que je me demande si cet article n’est pas écrit pour provoquer… D’ailleurs, ce site « Sauvons l’Europe » ressemble beaucoup à une provocation…
    Ça m’amuse…
    Pourquoi répondre à une telle accumulation d’inepties, de mensonges? Il faudrait reprendre chaque phrase, une à une, pour la démonter mais, à quoi bon?
    En tous cas, ça provoque des réactions…
    Et les commentaires me paraissent bien plus intéressants et fondés que cet article ridicule…
    Je vous aime quand même.
    Encore un peu…
    Je suis d’accord avec un des lecteurs qui suggère d’aller faire un tour sur le site de l’UPR; histoire de se désintoxiquer le cerveau… Un site qui ne prend pas les lecteurs pour des veaux mais qui essaye d’expliquer et d’analyser le problème dans son ensemble, la France dans l’UE et l’UE dans le Monde. Mais peut-être que d’essayer d’élargir la vision du problème et d’expliquer ce qu’il y a à comprendre, peut laisser entendre qu’il y a une intention globale délibérée? Quoi, les intérêts économiques dirigeraient le Monde?… Allons, comme vous y allez!…
    :))))))

  • Hello Henri Tanson. On est en phase
    À bientôt

  • Henri Tanson

    C’est pas sympa de passer son temps à critiquer l’Europe; vous feriez mieux d’essayer de la sauver, elle vaut la peine.
    Ah oui vraiment !
    Pour moi l’Union européenne c’est quelque chose de vraiment génial qui a été créé pour rapprocher les gens, pour maintenir la paix entre les nations, pour assurer la prospérité des États de l’Union et pour enfin faire le poids contre les grosses nations que sont les USA, la Chine, la Russie, l’Inde… Quand on croit en l’Homme, on ne peut que croire en l’UE qui est indispensable pour l’épanouissement des populations et pour permettre aux politiques de maîtriser et contrôler les intérêts financiers voraces et envahissants du Monde qui n’est vraiment pas gentil du tout.
    Moi, je ne sais pas trop ce que c’est que cette Union européenne, mais je crois que c’est bien pour nous; de toutes façons, ça fait trop d’années que tout le monde me le dit, que je ne peux que le croire. Et je crois facilement que c’est bien pour moi parce que je fais confiance aux gens qui sont tous gentils. Tous ceux qui me disent du bien de l’UE sont gentils et je n’aime pas ceux qui osent la critiquer alors qu’elle fait ce qu’elle peut et il faudrait encore plus d’Europe pour que ce soit vraiment bien. Moi, j’aime beaucoup les peluches, et les Bisounours en particulier; je voudrais que le Monde soit comme les Bisounours et j’aimerais tant qu’il y ait un gouvernement mondial parce que ce n’est pas possible que chacun reste dans son coin et se fasse concurrence: vive la communauté de biens, l’amitié entre les peuples et un gouvernement unique avec des gens intelligents, généreux et désintéressés. Les gentils Américains qui nous ont sauvé du méchant Allemand pourraient très bien s’occuper de nous; en plus, comme c’est vraiment un beau pays où tout le monde s’aime bien, je me dis qu’ils seraient les meilleurs pour diriger le Monde.
    Et puis, franchement, comment on ferait si l’UE n’existait plus quand on voit tout l’argent qu’elle nous donne, que ce soit aux paysans français comme aux collectivités territoriales, tous ces magnifiques projets co-financés? Je me demande même comment on faisait avant, quand elle n’existait pas…
    Vive l’Union européenne, même si je ne sais pas ce que c’est! 
    De toutes façons, je suis d’accord.

  • Henri Tanson

    @Charles-Antoine Roussy
    C’est quoi réellement pour vous, « l’Europe ». Vous semblez en avoir une idée assez floue, rêvée?
    Posez vous les bonnes questions: pourquoi l’Europe, qui veut l’Europe et à qui profite-t-elle?
    À mon point de vue, cette construction est une parfaite réussite et surtout, il ne faut rien en changer… La finance, les banques, les multinationales s’en délectent tous les jours et remercient notre stupide crédulité de les laisser faire, et même parfois d’en redemander…

  • gerard vernier

    L’article de SLE – puisqu’il faut en revenir à l’essentiel – essuie de symptomatiques agressions parce que, visionnaire, il a le tort de voir loin.
    A quoi correspond un tel déballage de critiques ? A la grande brocante – puisque c’est de saison – de l’europhobie, où les petits soldats de plomb de l’arrière-garde côtoient de vieilles pendules obstinément arrêtées. Philippe de Villiers et Nicolas Dupont-Aignan ont réussi à y revendre leurs oeillères. Mais, parmi les marchands du Temple, ce sont surtout les bonimenteurs – enfin… plus menteurs que boni – de l’UpR qui méritent une mention spéciale au grand jeu de l’arnaque.

    • Henri Tanson

      Gérard Vernier, vous avez constaté que cet article ne laissait pas indifférents les lecteurs. Il me semble que les arguments des commentaires étaient intéressants, non? C’est bien que l’on puisse s’exprimer sans être censurés, traités de petits soldats de plomb d’arrière-garde ou de pendules arrêtées. Vous dites que l’article voit loin? Il me semble qu’il ne voit en fait pas grand chose. Il n’y a pas d’esprit européen ou bien alors, il y a un esprit mondial. Ceux qui y croient, croient que l’Europe a été créée pour le bien des peuples: la paix, la prospérité, la joie, le partage, la protection etc… Mais ce n’est rien de tout cela. L’Europe a été créée pour des intêrêts économiques, la CECA, la CEE et l’UE favorise les intérêts économiques des grandes puissances au détriment des peuples.
      Je crois que vous n’avez jamais lu les traités européens sans cela vous comprendriez que cette UE, en imposant la concurrence libre et sauvage dans tous les secteurs d’activité, les Services publics, la santé etc., ne favorise certainement pas le peuple mais la finance, multinationales, banques… D’ailleurs, c’est une réussite totale; il n’y a rien à changer et même si on voulait, on ne pourrait pas (unanimité des 28 signataires exigée).
      Vous parlez de bonimenteurs, menteurs, mais pour moi, ceux qui veulent nous faire croire que cette UE est vertueuse sont de sacrés menteurs.
      Regardez la réalité en face….
      Vous citez l’UPR: je pense que, là non plus, vous ne savez pas de quoi vous parlez.
      Si vous avez un peu de temps, enlevez ces œillères (…) et renseignez vous sur les traités européens et sur ceux qui les expliquent. Ils sont de plus en plus nombreux à comprendre quelle est cette arnaque, quel est son but, à qui elle profite, et pourquoi on ne pourra pas la changer.
      Par contre, puisque c’est possible d’en sortir, article 50, il serait intelligent d’en parler, tranquillement, sans insultes, arguments contre arguments.
      La démocratie le permet, c’est même la base de la démocratie d’avoir le droit de s’exprimer. Mais peut-être que cela vous dérange et vous préférez adopter ce ton sarcastique classique des gens sans arguments confrontés à leur ignorance.
      Bien à vous.

      • gerard vernier

        Le problème, avec l’enfermement où vous cantonne votre pensée unique, est que vous imputez à ceux qui ont l’outrecuidance de vous tenir tête les ténèbres de votre propre aveuglement… d’où l’allusion, dont je revendique l’antériorité, aux oeillères.

        Dommage pour vos préjugés en matière de méconnaissance des traités, mais c’est bien parce que le droit européen est une matière qui m’est familière depuis de nombreuses années et qu’il m’arrive de l’enseigner à mon modeste niveau que j’ose prétendre connaître un tout petit peu ces traités (qui font voyager de Paris et Rome à Lisbonne en passant souvent par les Pays-Bas), leur interprétation et leur application… en tout cas au moins aussi bien que votre redondante suffisance.
        Ainsi, permettez-moi, à titre d’exemple, de vous renvoyer au commentaire par lequel je vous répondais à la suite de la chronique publiée par SLE le 25 mars dernier (date symbolique pour les bâtisseurs de cathédrales européennes !) sous le titre « Pour un Erasmus universel »: vous avez dû constater que ma réponse essayait, là encore, pour mieux éclairer le lecteur, de remettre humblement les pendules à l’heure en soulignant que la révision des traités connaissait au moins quelques « modulations » depuis celui de Lisbonne.

        Quant à l’UpR, je persiste et signe: à la lumière d’une actualité très récente, on peut phonétiquement la confondre avec l’EPR – avec cette nuance qu’il ne s’agit pas du dysfonctionnement d’un « réacteur »… mais d’une mécanique « réactionnaire ».

    • Legros

      Quand la guerre ouverte est remplacée par la guerre économique, où sont la solidarité et la coopération ?

  • La fin du rideau de fer, a fait faire un bon gigantesque aux pays de l’ Est, désormais dans l’ UE! Pas tous encore! Le problème c’est peut-être les mafias qui pullulaient dans ces pays, et sont maintenant chez nous en France! Un article du JDD d’ aujourd’hui, décrit la méthode mafieuse des pays de l’ Est…Qu’ y peut on?

    • Henri Tanson

      Rémi V: Vous dites que « la fin du rideau de fer à fait faire un bond gigantesque (!) aux pays de l’est, désormais dans l’UE »
      À quel niveau ce bond gigantesque?
      Et quelle part l’UE a-t-elle dans ce « bond »?
      Et leur appartenance à l’OTAN? Condition préalable à toute adhésion dans cette Union?
      J’ai un peu l’impression que l’UE a acheté leur adhésion en leur donnant beaucoup d’argent, (pour les aider à se mettre à niveau) en leur faisant de belles promesses; êtes-vous sûr que les peuples pensent que c’était une bonne idée? Leur a-t-on demandé par consultation, référendum? Et si on leur demandait à tous ce qu’ils en pensent actuellement? J’aimerais bien savoir.
      C’est merveilleux de croire que l’on peut faire un bond gigantesque en entrant dans l’UE. En serait-il de même si nous nous décidions à en sortir? Les Français pourraient envisager d’en débattre tranquillement afin que nous nous mettions tous d’accord: ça calmerait peut-être les ardeurs des « populistes » si une majorité de Français choisissaient de rester dans l’UE et l’euro, et l’OTAN, tant qu’on y est. Pour le moment, nous sommes dans l’incertitude: il est vrai que lors d’un certain référendum en 2005 sur la Constitution européenne, ils s’étaient prononcés contre; mais ça a pu changer depuis?

  • Cher Henri Tanson,
    L’ adhésion à l’UE, l’abolition des frontières, a permis à ceux qui étaient du côté du communisme radical, d’ entrée dans le libéralisme! En ça, c’est un bond gigantesque, et je ne pense pas, que revenir en arrière serait intéressant? Ceux qui ont subi Pol Pot, sont encore traumatisés, 40 ans après!
    Même si le Cambodge n’ est pas dans l’ UE…etc..Le communisme à la Castro, a aussi échoué, car, même si les idées étaient intéressantes, ( scolarité gratuite pour tous…), les Cubains Cubaines sont très éduqués, mais sans emplois…donc ça a créé une économie parallèle, il a bien fallu vivre…
    Les chômeurs cubains ont presque tous un Baccalauréat…

  • Luc

    Que de banalités et de contre-vérités pour défendre le montage hétéroclite et artificiel qu’est l’UE, assemblage uniquement mis au service de la finance internationale. Il est présomptueux de prétendre que les français sont attachés à l’euro, ils n’ont pas oublié que la culbute dans leur portefeuille leur coute 6,5 fois plus cher. Et qu’avons nous maintenant: un ultra libéralisme détruisant nos emplois et de notre modèle de société. Nous sommes en concurrence avec les 3 milliards de travailleurs pauvres de la planète et ce sont eux qui nous tirent vers le bas pour le plus grand profit d’une toute petite caste. Heureusement qu’il y a maintenant suffisamment de sources diffusant les vraies informations sur cette gigantesque escroquerie afin qu’elle puisse prendre fin le plus rapidement possible et avant que les fous qui sont aux manettes ne nous conduisent vers un conflit général. « L’Europe c’est la paix » ? vraiment ils se foutent de nous. Tout de suite après l’équilibre de la terreur russo-américaine ou personne n’a bougé par crainte de vitrification réciproque, nous n’avons pas cessé d’avoir un conflit après l’autre: cela a commencé par la Yougoslavie et voyez où nous en sommes… Et il y a les leçons de l’histoire qu’il ne faut pas négliger: aucun empire n’a tenu très longtemps – un peuple égal une Nation.

  • Sauvons l’Europe

    Suite à un bug d’affichage, nous reproduisons ci-dessous le commentaire de Gérard Vernier:

    Le problème, avec l’enfermement où vous cantonne votre pensée unique, est que vous imputez à ceux qui ont l’outrecuidance de vous tenir tête les ténèbres de votre propre aveuglement… d’où l’allusion, dont je revendique l’antériorité, aux oeillères.

    Dommage pour vos préjugés en matière de méconnaissance des traités, mais c’est bien parce que le droit européen est une matière qui m’est familière depuis de nombreuses années et qu’il m’arrive de l’enseigner à mon modeste niveau que j’ose prétendre connaître un tout petit peu ces traités (qui font voyager de Paris et Rome à Lisbonne en passant souvent par les Pays-Bas), leur interprétation et leur application… en tout cas au moins aussi bien que votre redondante suffisance.
    Ainsi, permettez-moi, à titre d’exemple, de vous renvoyer au commentaire par lequel je vous répondais à la suite de la chronique publiée par SLE le 25 mars dernier (date symbolique pour les bâtisseurs de cathédrales européennes !) sous le titre « Pour un Erasmus universel »: vous avez dû constater que ma réponse essayait, là encore, pour mieux éclairer le lecteur, de remettre humblement les pendules à l’heure en soulignant que la révision des traités connaissait au moins quelques « modulations » depuis celui de Lisbonne.

    Quant à l’UpR, je persiste et signe: à la lumière d’une actualité très récente, on peut phonétiquement la confondre avec l’EPR – avec cette nuance qu’il ne s’agit pas du dysfonctionnement d’un « réacteur »… mais d’une mécanique « réactionnaire ».

    • Henri Tanson

      Bof.
      Enfermement, pensée unique, outrecuidance, tenir tête, ténèbres aveuglement… Préjugés en matière de connaissance des traités… Redondante suffisance… Le dysfonctionnement d’un réacteur et mécanique révolutionnaire… Ben dis-donc…!

      Voila ce que je retiens de vos propos cher Monsieur Vernier. Mais ça ne fait pas avancer le sujet…
      J’imaginais, par exemple, que pour démontrer votre connaissance approfondie des traités européens, vous m’eussiez donné quelque exemple de votre savoir, mais que nenni, rien. je dois vous croire sur parole.
      Mais cela n’a pas d’importance: je ne cherche pas à vous convaincre de quoi que ce soit: vous en savez bien trop pour moi. Vous enseignez…
      Et je n’ai aucune envie de me mettre à votre hauteur en utilisant le même genre de propos que les vôtres: ils vous vont très bien!
      Bien à vous.

  • gerard vernier

    Pour le bon ordre des choses – et suite au problème informatique rencontré – je tiens à préciser que le commentaire précédent est une réponse complémentaire à M.Tanson.

  • gerard vernier

    Cher Monsieur Tanson,

    Gardons retenue et humilité pour ne pas vous infliger une liste plus ou moins exhaustive d’écrits (« Que sais-je ? » – même si celui-ci, coécrit avec un autre pauvre type d’ « eurocrate » sous le n°1914 est aujourd’hui épuisé – articles dans des revues juridiques ou de vulgarisation, contributions à des ouvrages collectifs sur l’UE) qui portent une signature que vous commencez à bien connaître. La règle déontologique de l’anonymat implique en outre que celle-ci n’apparaisse pas dans des documents, parfois volumineux, publiés sous l’enseigne de la Commission européenne.

    Pour trouver une réponse plus immédiate à votre question, contentez-vous d’utiliser un outil familier: le rétroviseur. En vous reportant simplement à des chroniques publiées par SLE depuis le début de 2014, vous trouverez déjà de quoi satisfaire un peu votre curiosité.

    • Henri Tanson

      Gérard Vernier, n’insistez pas, j’ai compris: vous avez raison et j’ai tort.
      Vous avez beaucoup écrit ici où là, donc vous savez de quoi vous parlez.
      À force de répéter vos propos, ils deviennent des vérités, c’est comme ça que ça marche souvent, j’ai déjà constaté la force de la répétition ..
      Je ne suis pas sûr d’avoir très envie de vous lire, ici ou ailleurs… J’ai compris votre positionnement et j’en préfère d’autres; j’aime beaucoup les gens qui sont dans le doute et qui cherchent et surtout, qui sont ouverts à la critique: la seule façon d’avancer. D’autres sont ancrés dans leurs certitudes et accordent un crédit disproportionné aux propos qu’ils auraient tenus dans le passé, comme si il n’y avait aucune chance qu’ils puissent se remettre en question, avouer leurs erreurs de perceptions, d’acceptions, de compréhension….
      Désolé, vous ne m’intéressez pas!
      Bien à vous.

  • gerard vernier

    Peu importe que l’on vous intéresse ou pas. L’essentiel était de vous rendre attentif au fait que vous n’avez pas le monopole de la connaissance des traités européens et que l’on peut avoir une approche critique – mais constructive – de la réalité européenne sans nécessairement sombrer dans la paranoïa. C’est à force de remises en question fréquentes que j’ai pu précisément me forger quelques certitudes… au moins sur quelques points. J’ai la faiblesse de penser que c’est cela, l’honnêteté intellectuelle.

  • Henri Tanson

    Dans cet article, deux points m’interpellent: pourquoi opposer Europe et populisme comme si l’un était le contraire de l’autre, comme si l’on ne pouvait critiquer l’Europe sans être « populiste »… Et pourquoi vouloir absolument nous persuader que l’Europe c’est la paix?
    Chaque fois que je lis un article sur l’Europe, écrit par des « européistes », je constate que leurs arguments sont caricaturaux ou (et) fallacieux. Il n’existerait pas de vraies bonnes raisons de vouloir l’Europe pour ce qu’elle est vraiment, qu’il serait nécessaire de procéder de cette façon qui ressemble à de la propagande?
    Et donc, oser se permettre de critiquer cette construction hétéroclite sur des bases uniquement économiques ne peut être fait que par des « populistes » et pas par de simples citoyens critiques et en mal de démocratie?
    J’ai l’impression donc, que la France est LE pays du « populisme » qui s’est manifesté en 2005 lors du référendum « bidon » au sujet de la Constitution européenne… Et ça n’a fait que croître depuis… Aujourd’hui, un référendum sur l’UE obtiendrait peut-être 75% de voix CONTRE…
    Et puis, si une majorité de Français se retrouve dans cette étiquette de « populiste », c’est son droit démocratique le plus profond, non?…
    Mais non, être lucide sur l’UE, sur les traités, sur les raisons de sa création, sur l’influence d’une puissance étrangère dans sa genèse, sur la toxicité de ces règles de concurrence sur notre économie, sur notre « modèle social », sur l’absence de démocratie dans son fonctionnement réel, etc., ce n’est pas être « populiste », c’est juste être lucide…
    On peut critiquer sans prôner un avenir frileux de repli sur soi…?
    Mais non, ça arrange trop les « européistes » de regrouper tous les mécontents sous un qualificatif caricatural en « iste », bien repoussant!
    C’est une technique; mais plus personne n’est dupe…!
    Et sur cette idée que l’UE aurait été créée dans un but de paix, c’est juste une plaisanterie… D’ailleurs, l’UE a été créée avec Maastricht en 93. Les accords économiques de la CECA et de la CEE n’avait d’autre vocation que de favoriser des échanges économiques entre des pays, de plus en plus nombreux. La paix est venue essentiellement grâce au surarmement des deux blocs qui se partageaient le Monde: équilibre de la terreur… Aucun des deux n’auraient osé bouger le petit doigt. Pourquoi mettre ce « détail » de côté. Je veux bien que, de développer des accords économiques favorisent l’émergence d’intérêts communs, mais ça n’a pas été le but de cette construction et ça n’aurait pas empêché la moindre guerre… Comme si le simple fait d’etablir des échanges commerciaux avec d’autres pays empêchaient d’avoir des volontés hégémoniques ou autres… Regardez de l’autre côté de l’Atlantique…
    Ce n.etaient que deux petits points que je voulais relever de cet article. Faut savoir se limiter…
    Merci.

  • @ Henri Tanson. Je ne vois rien à ajouter.
    Belle journée

x

A lire aussi

Une Tête, Deux voix

Nous reproduisons ici la prise de position bilingue de nos amis des ...