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Sauvons l’Europe défend ses priorités europrogressistes à l’Elysée

Sauvons l’Europe a entamé cet été un échange avec le nouveau pouvoir pour défendre nos priorités europrogressistes lors d’un entretien à la Présidence de la République.

Sauvons l’Europe travaille depuis plusieurs années à définir un espace politique europrogressiste, sur la conviction d’une plus-value européenne dans la réalisation d’un partage équitable du progrès humain. Cet espace postule à terme la capacité des Européens à réguler et partager le progrès humain au niveau du continent. Il s’inscrit également dans une longue tradition d’engagements courageux pour l’émancipation de la personne et une répartition des fruits du progrès qui soit le moins possible corrélée aux patrimoines de la naissance et de l’argent. Demain, ce travail ne pourra s’abstraire des enjeux lié au développement des technologies d’intelligence artificielle génératrices d’une post humanité éventuellement sourde à la vocation de tous au progrès.

Le Président Emmanuel Macron a fait de son attachement au projet européen un axe fort de son projet politique, et la campagne des élections présidentielles et législatives a démontré à nouveau que l’Europe était au cœur de nos débats démocratiques. Bien que nous ne partagions pas toutes les orientations de son programme, Sauvons l’Europe a apporté son soutien à Emmanuel Macron dès le premier tour de l’élection présidentielle, après un échange avec ses équipes et la reprise par le candidat d’une de nos propositions.
Dans le prolongement des liens noués pendant la campagne présidentielle, Fabien Chevalier, président de Sauvons l’Europe, a donc été reçu courant août par le cabinet du Président de la République pour échanger sur nos priorités europrogressistes. C’est en effet la vocation même de notre mouvement de porter cette option auprès des institutions de gouvernement pour le quinquennat en cours.
C’est dans ce contexte que nous avons publié en janvier dernier nos priorités europrogressistes en vue des différentes échéances de l’année 2017 :

  1. Activation d’un budget de relance européen à hauteur de 1 à 4 % du PIB européen.
  2. Mise en place d’une stratégie européenne contre l’évasion fiscale
  3. Définition d’un acte unique du travail en Europe pour préserver la condition du monde du travail sur notre continent.
  4. Elaboration d’un règlement européen « Barroso » contre les conflits d’intérêts en Europe.
  5. Mise en place de critères sociaux en parallèle des critères de Maastricht (éducation, santé, lutte contre la pauvreté).
  6. Mise en œuvre de la déclaration de Namur sur les négociations commerciales : mettre des conditions fiscales, environnementales et sociales dans les traités de libre-échange.
  7. Insertion d’une clause « Maison des libertés » dans les aides FEDER aux Etats membres avec obligations des Etats de rester dans le cadre d’un « Serpent démocratique européen ».
  8. L’ambition d’une PAC 100% bio avec une agence européenne du bio, et une garantie de revenu via un revenu universel de la bio-ruralité.
  9. Création d’un Fonds européen pour la transition écologique en Europe, sur le modèle des aides FEDER et FSE.
  10. Création d’une citoyenneté économique méditerranéenne basée sur un projet de droits sociaux communs.
  11. Création d’un Fonds pour l’initiative européenne en France afin de financer la société civile européenne.

Le cabinet du Président de la République a pris acte de nos propositions et ouvert la voie à de multiples contacts avec d’autres acteurs que nous souhaitons entraîner dans cette dynamique.

À propos Sauvons lEurope

Sauvons l’Europe, association pro-européenne et progressiste qui s’engage pour une Europe démocratique et solidaire
  • Marclley

    Création d’un Fonds européen pour la transition écologique en Europe, sur le modèle des aides FEDER et FSE.

    Cela est pertinent sur le principe. Il reste qu’en matière de production d’électricité bien des erreurs ont été faites dans l’articulation de la politique à conduire pour répondre aux engagements de COP21 et COP22.

    Nous vous proposons ci-dessous un texte qui fit une synthèse de ces questions. Nous restons bien sûr à votre disposition pour des informations complémentaires.

    Marc Leygonie, participant d’un groupe d’anciens des industries électriques.

    MIX- ELECTRICITE POUR TRANSITION
    ENERGETIQUE : A PROBLEME MAL POSE, SOLUTIONS ERRONEES !

    Malgré
    tout ce qu’ont pu apporter d’informations objectives et pertinentes les
    connaisseurs du problème, nos nouveaux dirigeants persistent dans une
    représentation basée sur une approche erronée de la question. Or il est vain de vouloir obtenir une
    solution pertinente à un problème sans en avoir défini précisément l’enveloppe
    complète !

    Ainsi
    un mauvais procès est- il fait à Bernard Lévy PDG d’EDF par les dirigeants du
    nouveau gouvernement et nombre de médias à propos de son souhait de prolonger
    la durée de vie de la centrale de Fessenheim.

    Il est ainsi accusé par Thierry Gadault de « Marianne » de profiter
    du fait que l’objectif de réduction de la part du nucléaire à 50 % en 2025- convenue lors de la négociation de recapitalisation de l’entreprise avec Emmanuel Macron alors ministre de l’économie-est inatteignable pour aller à l’encontre de la volonté du gouvernement Il lui est reproché par un très proche du président d’agir en lobby, il le juge « démonétarisé » par ce qui s’est passé lors d’un conseil d’administration d’EDF, en cause sa position sur le dossier de la fermeture de la centrale de Fessenheim . Or il a raison, nous l’avons, comme d’autres
    experts au fait du problème dit et écrit à diverses reprises.

    EDF est de plus accusée de marquer une résistance à s’inscrire dans la transition énergétique en France. Ainsi Nicolas Hulot interrogé le 12 juin par quelques journalistes en marge du sommet du G 7 consacré à l’environnement a-t-il indiqué que la « France fermerait des centrales nucléaires » autrement dit c’est l’Etat qui fait la loi et non le patron d’EDF. Curieuse position s’appuyant sur une analyse erronée de la situation, ne devrait- on pas pouvoir attendre de l’Etat qu’il prenne des décisions- dont nul ne lui conteste le droit (dans le respect de la démocratie)- en parfaite connaissance de cause.. Reste que son autorité ne peut agir sur les lois physiques qui régissent le fonctionnement. des moyens de production de l’électricité non plus que sur les aléas climatiques qui conditionnent celui des ENR éolienne et photovoltaïque chères aux écologistes, le vent pour l’éolien, la lumière pour le solaire. ..

    En l’absence de technologies de stockage de l’énergie aptes à répondre à tout
    moment, en instantané, en fournissant la puissance appelée, à pallier les
    fluctuations journalières et… inter-saisonnières, le poids relatif de ces sources d’énergie électrique est limité à 30 % du total pour préserver l’équilibre du système électrique. Certains envisagent 40 %, l’avenir nous dira s’ils ont raison.

    La méthode Coué ne peut répondre à ces contraintes, il serait temps que nos l responsable l’acceptent !

    Certains de nos élus se laissent aller, pour certains après avoir ébauché une bonne piste de raisonnement, comme Delphine Batho, pleinement consciente de l’importance de la lutte contre le réchauffement climatique el qui pense- à
    raison- que « la vraie question n’est pas de hiérarchiser mais de comprendre enfin que, loin d’être une politique sectorielle, l’écologie doit devenir centrale dans l’action publique, notamment pour ce qui touche à la politique économique et industrielle ».

    Mais est-elle sûre d’avoir bien tout compris lorsqu’elle dit : « que le
    nucléaire le problème c’est une trop grande dépendance de la France qui est une
    menace de vulnérabilité. Le parc de centrales vieillit. Si on n’anticipe par un
    certain nombre de fermetures, on se trouve devant un mur d’investissement
    insupportable pour la nation *(Il reste que dans les années 70 le parc
    nucléaire a été développé rapidement), et le nucléaire ne sera plus compétitif vis-à-vis des énergies renouvelables. Il est donc rationnel, au vu des intérêts de la nation, de réduire le nombre de réacteurs. Ici, la question stratégique, c’est un lien entre politique industrielle et écologie. Si vous réduisez un actif qui génère de la valeur, comme une centrale nucléaire, et que vous ne créez pas des emplois, de l’activité d’un autre côté, vous êtes dans une impasse sociale ». C’est exact de cet aspect mais cela ne résout en rien l’insuffisance des moyens de stockage indispensables au développement des ENR…

    Nous ne prétendons pas que les questions qui se posent soient simples à résoudre mais il ne faut certainement pas- en réduisant inconsidérément les moyens de production nucléaire -placer notre pays dans la situation de l’Allemagne contrainte de construire des centrales thermiques au lignite pour pallier l’intermittence de ses productions éoliennes et photovoltaïques

    ·
    En conclusion

    Comme nous l’avons déjà écrit : Forte d’un modèle intégré qui marie la conception, la construction et l’exploitation des centrales nucléaires (et de la filière combustible de la préparation à la gestion des déchets), la France possède avec ses entreprises une maîtrise technique et un leadership reconnus internationalement. Sur un marché en forte croissance, qui compte 430 réacteurs en exploitation (autant de clients potentiels en biens et services) et 72 en construction, elle devrait y avoir sa place…si on ne tarde pas à réorganiser la filière.

    Dans cette perspective serait-il sage de laisser s’éteindre une industrie-une des
    dernières que nous ayons- dans laquelle nous étions encore il y a peu leader
    mondial ? Notre industrie électronucléaire doit être sauvée !

    Marc
    Leygonie

    Ingénieur
    retraité d’EDF

  • seveg

    Bravo pour ce beau programme, et bravo d’y inclure la préoccupation d’un futur bio, qui a mon vis sera une façon également de mettre en avant l’excellence européenne en matière d’alimentation, qu’il s’agisse de santé comme de qualité gustative ou d’authenticité.

  • Robert Jean Leleu

    Il manque une proposition pour faciliter le dialogue européen entre citoyens. Ma suggestion : œuvrer pour le développement de l’espéranto.

    • Gerard Vernier

      Désolé, mais il n’est pas aisé de partager votre goût pour les fleurs artificielles, sans racines, inodores et figées dans la rigidité du plastique ou du tissu. Cela étant, d’un autre côté, votre exemple me rassure: étant de langue maternelle hongroise (en ce sens que c’était le parler originel de ma mère) qui passe pour une langue plutôt difficile – je constate que l’espéranto (triste déviation du mot « espérance ») peut rivaliser de complexité avec celle-ci.

      • Robert Jean Leleu

        Pour moi, qui ai étudié 50 heures d’espéranto, je juge à la facilité de compréhension….qui suppose un minimum d’étude de la langue….

  • Danielle Foucaut Dinis

    Si on arrive vraiment à mettre tout cela en place, je serai fière d’être Européenne !

    • Gerard Vernier

      Comme vous, je suis conscient de l’immensité d’un défi, qui me fait penser – une fois de plus lorsqu’il s’agit de l’Europe – à la célèbre formule de Mark Twain: « Ils ne savaient pas que la chose était impossible. Alors, ils l’ont faite »

  • Huda Ummuadh

    Bravo pour ce programme pro-européen très ambitieux! J´espère de tout coeur qu´il aboutira rapidement à de meilleures conditions de vie pour tous en Europe. L´idée d´une Europe unie et juste est tellement formidable, je n´ose pas penser à un avenir où elle n´existerait plus. Je suis jusqu´à maintenant sceptique vis-à-vis de Macron, mais j´espère qu´il tiendra promesse, ce serait une heureuse nouvelle..
    En tant que Francaise habitant en Allemagne, je vis tous les jours les conséquences d´une politique européenne ratée. Alors souhaitons à l´Europe un meilleur avenir!

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